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- TABLE DES MATIÈRES
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES DES SEANCES PAR M. LE DOCTEUR ANT. RITTI, Secrétaire général du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- QUESTIONS POSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.4)
- Séance d'ouverture. Lundi 4 août 1889. Présidence de M. J. FALRET (p.5)
- Séance mardi matin, 6 août 1889, Présidence de M. BENEDIKT (de Vienne) (p.8)
- Séance du mardi soir, 6 août 1889. Présidence de M. SOUTZO (Roumanie) (p.13)
- Dédoublement de la personnalité et hallucinations verbales psycho-motrices (p.13)
- Coup d'œil sur les psychoses pénitentiaires (p.15)
- Fugues inconscientes chez les hystériques. Automatisme ambulatoire. Diagnostic différentiel entre ces fugues et les fugues épileptiques (p.17)
- Inversion sexuelle chez un dégénéré traitée avantageusement par la suggestion hypnotique (p.17)
- Mercredi matin, 7 août (p.18)
- Séance du mercredi soir, 7 août 1889. Présidence de MM. SOUTZO (Roumanie) et Jules MOREL (de Gand) (p.18)
- Séance du jeudi matin, 8 août 1889. Présidence de M. BALL (p.21)
- De la paralysie générale considérée comme espèce morbide distincte (p.21)
- Erythropsie ou vue rouge dans la paralysie générale (p.22)
- De l'arthritisme comme cause de la paralysie générale (p.22)
- De l'origine de certaines tendances érotiques dans la paralysie générale (p.23)
- Quelques résultats statistiques pour servir à l'étiologie de la paralysie générale (p.23)
- Un cas d'obsession intellectuelle et émotive guérie par la suggestion renforcée par le parfum du corylopsis, l'isolement et les douches (p.23)
- Séance du jeudi soir, 8 août 1889. Présidence de M. DELASIAUVE (p.24)
- Vendredi matin (p.26)
- Séance du vendredi soir, 9 août 1889. Présidence de M. FALRET (p.26)
- De l'influence des phénomènes d'auto-intoxication et de la dilatation de l'estomac dans l'étiologie des formes dépressives et mélancoliques (p.26)
- Les cellules d'observation des aliénés dans les hospices (p.27)
- De la responsabilité des alcoolisées (p.27)
- De l'ivrognerie dans le Morbihan, ses manifestations, sa criminalité (p.28)
- Syphilis et paralysie générale (p.29)
- Note sur les méningo-encéphalites secondaires dans la syphilis du cerveau (p.30)
- Séance du samedi matin, 10 août 1889. Présidence de MM. FALRET et SEMAL (p.30)
- Discussion des rapports de la syphilis et de la paralysie générale (p.30)
- Note sur la sclérose du poumon chez les épileptiques (p.31)
- Discussion sur les obsessions (p.31)
- Monomanie (p.31)
- Des folies multiples (p.33)
- Note sur un cas de folie simulée (p.33)
- De la captivation, création de zones idéogènes (p.33)
- Séance du samedi soir, 10 août 1889. Présidence de M. BALL (p.33)
- Dimanche 11 août 1889 (p.35)
- Dernière image
—«.( 22 )«â– *—
M. Paul Garnier u’accepte pas le terme de péricérébrilc, par lequel ML le docteur Brunet veut désigner la paralysie générale. Cette dénomination ne serait pas conforme à l’anatomie pathologique de cette affection, dont le processus ne se limite pas à la périphérie du cerveau.
MM. Ball et Falret s’étonnent de l’énormité des doses de bromure de potassium administrées par M. Brunet. Selon eux, on ne peut aller aussi loin sans nuire aux malades.
Erythropsie ou vue rouge dans la paralysie générale.
M. Ladame (de Genève). J’ai eu occasion d’observer, dans ces derniers temps, un fait jusqu’ici unique d’érythropsie (vue rouge) dans la paralysie générale. On sait, en effet, que si dans la paralysie générale les troubles de la vue sont fréquents, si les malades ont certaines hallucinations de couleur, jusqu’ici la vue rouge n’a pas été signalée.
Dans le cas que j’ai observé, la vue rouge se montra dans la première période d’une paralysie générale à marche assez rapide, à un moment où les symptômes ne laissaient aucun doute sur le diagnostic. Le malade voyait des taches rouges sur tous les objets qu’il observait, mais surtout au niveau des objets assez vivement éclairés. Au bout de trois semaines, la vue rouge commença à diminuer, et elle avait complètement disparu au bout de deux mois.
L’examen complet des yeux, fait au moment où l’érythropsie était à son maximum, ne révéla aucune altération de l’organe de la vue. Ce symptôme ne peut doue cire attribué qu’à une excitation des centres corticaux.
M. Charpentier fait observer qu’il serait intéressant de savoir si cette érythropsie existait chez le malade pendant ses rêves.
M. Paul Garnier croit qu’il existe, en pareil cas, une hyperémie rétinienne plus ou moins durable. Il compare ce phénomène à ce qui se passe dans l’accès de délire épileptique, où les hallucinations visuelles avec érythropsie sont fréquentes.
M. Ladame croit que de nouvelles recherches pourraient, en effet, établir le rapport de cause à effet entre l’érythropsie et l’hyperémie rétinienne.
De l’arthritisme comme cause de la paralysie générale.
M. Lemoine (de Lille) rappelle d’abord que le rapport intime qui existe entre les maladies nerveuses et l’arthritisme, déjà depuis longtemps signalé par M. Charcot, se remarque aussi en ce qui concerne la paralysie générale. Sur trente paralytiques généraux, il en a trouvé au moins dix chez lesquels il était impossible de relever aucun autre élément étiologique. Rhumatisme proprement dit ou manifestations arthritiques, telles que bronchites à répétition, migraines, eczéma, etc., se rencontraient chez eux. Les arthritiques étant sujets aux poussées congestives, c’est surtout sous cette forme que la paralysie générale se manifeste chez eux. Aussi faut-il se méfier de tout migraineux, par exemple, présentant des poussées congestives du côté de la face. Chez un pareil sujet, il suffit souvent d’une cause occasionnelle, excès
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M. Paul Garnier u’accepte pas le terme de péricérébrilc, par lequel ML le docteur Brunet veut désigner la paralysie générale. Cette dénomination ne serait pas conforme à l’anatomie pathologique de cette affection, dont le processus ne se limite pas à la périphérie du cerveau.
MM. Ball et Falret s’étonnent de l’énormité des doses de bromure de potassium administrées par M. Brunet. Selon eux, on ne peut aller aussi loin sans nuire aux malades.
Erythropsie ou vue rouge dans la paralysie générale.
M. Ladame (de Genève). J’ai eu occasion d’observer, dans ces derniers temps, un fait jusqu’ici unique d’érythropsie (vue rouge) dans la paralysie générale. On sait, en effet, que si dans la paralysie générale les troubles de la vue sont fréquents, si les malades ont certaines hallucinations de couleur, jusqu’ici la vue rouge n’a pas été signalée.
Dans le cas que j’ai observé, la vue rouge se montra dans la première période d’une paralysie générale à marche assez rapide, à un moment où les symptômes ne laissaient aucun doute sur le diagnostic. Le malade voyait des taches rouges sur tous les objets qu’il observait, mais surtout au niveau des objets assez vivement éclairés. Au bout de trois semaines, la vue rouge commença à diminuer, et elle avait complètement disparu au bout de deux mois.
L’examen complet des yeux, fait au moment où l’érythropsie était à son maximum, ne révéla aucune altération de l’organe de la vue. Ce symptôme ne peut doue cire attribué qu’à une excitation des centres corticaux.
M. Charpentier fait observer qu’il serait intéressant de savoir si cette érythropsie existait chez le malade pendant ses rêves.
M. Paul Garnier croit qu’il existe, en pareil cas, une hyperémie rétinienne plus ou moins durable. Il compare ce phénomène à ce qui se passe dans l’accès de délire épileptique, où les hallucinations visuelles avec érythropsie sont fréquentes.
M. Ladame croit que de nouvelles recherches pourraient, en effet, établir le rapport de cause à effet entre l’érythropsie et l’hyperémie rétinienne.
De l’arthritisme comme cause de la paralysie générale.
M. Lemoine (de Lille) rappelle d’abord que le rapport intime qui existe entre les maladies nerveuses et l’arthritisme, déjà depuis longtemps signalé par M. Charcot, se remarque aussi en ce qui concerne la paralysie générale. Sur trente paralytiques généraux, il en a trouvé au moins dix chez lesquels il était impossible de relever aucun autre élément étiologique. Rhumatisme proprement dit ou manifestations arthritiques, telles que bronchites à répétition, migraines, eczéma, etc., se rencontraient chez eux. Les arthritiques étant sujets aux poussées congestives, c’est surtout sous cette forme que la paralysie générale se manifeste chez eux. Aussi faut-il se méfier de tout migraineux, par exemple, présentant des poussées congestives du côté de la face. Chez un pareil sujet, il suffit souvent d’une cause occasionnelle, excès
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