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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.52)
- Comité d'organisation (p.3)
- Première séance générale (p.5)
- Séances des sections ; indications générales (p.8)
- Deuxième séance générale (p.9)
- Discussion de la 3e question (p.10)
- Discussion de la 2e question (p.21)
- Troisième séance générale (p.28)
- Discussion de la 2e question (suite) (p.28)
- Discussion de la 1re question (p.38)
- Quatrième séance générale (p.44)
- Dernière image
—**-»•( 29 )<*...
des peuples auxquels nous avons jadis donné l’exemple de ce que peut la liberté?
M. Caire, inspecteur primaire à la Mure (Isère), soutient un amendement aux termes duquel il y aurait lieu de maintenir l’article 6 de la loi du 3o octobre 1886, sous cette réserve que, seules, les écoles mixtes de hameau de moins de trente élèves seraient confiées à des institutrices. L’orateur pense qu’il faut maintenir le principe posé par la loi, qui attribue aux femmes, sauf dérogation, la direction des écoles mixtes. Mais, dans la pratique, il y a lieu d’établir deux catégories d’écoles mixtes. Les institutrices sont à leur place dans les écoles mixtes peu importantes; celles qui ont soixante, soixante-dix élèves leur imposent des fatigues excessives. Il n’est pas humain d’exiger que toutes les écoles mixtes de cette catégorie soient confiées à des institutrices. Il n’est pas bon non plus de priver d’une fonction véritablement utile la fille, la femme, la sœur de l’instituteur. Dans les écoles mixtes considérables, dirigées par un instituteur, au lieu d’un éducateur, il y en a deux, et c’est là une collaboration précieuse. Mmo Kergomard a réfuté l’objection tirée de l’insuffisance de la femme au point de vue politique; mais reste son insuffisance au point de vue administratif : la femme ne peut guère exercer les fonctions de secrétaire de mairie. II ne faut pas que le Congrès craigne l’épithète de réactionnaire sur le terrain où il s’est placé; ce n’est point politiquement, mais pédagogiquement que la deuxième section s’est montrée plus timide que le Sénat, et cette timidité est peut-être de la sagesse.
M. Van Meenen s’élève contre les considérants qui précèdent la cinquième résolution dans le rapport lu au nom de la deuxième section; ces considérants lui paraissent des banalités. A moins qu’il ne s’agisse de lutte à main plate ou à coups de poing, la femme est aussi forte que l’homme et aussi capable de résister aux fatigues de l’enseignement. Partout aujourd’hui, on admet aussi qu’elle a, pour diriger une classe ou une école, toutes les forces d’esprit nécessaires. On veut quelle reste au foyer; mais alors elle ne peut pas même être institutrice. On admet que la femme peut être directrice d’école normale; mais pourquoi, cela étant, ne serait-elle pas inspectrice? L’inspection est-elle plus difficile que la direction? La discussion roule sur des détails. On a décidé avant-hier que l’intervention des femmes serait étendue dans les écoles de garçons. L’orateur demande que le Congrès, pour être conséquent avec lui-même, supprimant des considérants qui ne sont point l’expression de la vérité, vote un dispositif plus large : «Les femmes peuvent enseigner dans les écoles mixtes et les diriger au même titre que les hommes.» Le secrétariat de mairie, l’excès dépopulation scolaire, sont des cas spéciaux, des questions de ménage, dont il faut que l’Administration reste juge.
M. Stanley, membre du School Board de Londres, demande qu’il lui soit permis de faire connaître l’opinion d’un Anglais sur la question posée, qu’il voudrait d’ailleurs, lui aussi, ramener sur le terrain de l’éducation générale. Ce que l’orateur a en vue, c’est l’intérêt de l’éducation des enfants, qui lui parait devoir dominer tout le reste, et non l’intérêt de l’instituteur ou de l’institutrice, fort respectable assurément, mais qui doit, suivant lui, être maintenu au second plan. D’après cela, si l’éducation des enfants des deux sexes doit être commune dans l’école, il y faut faire une très grande part aux
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,46 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
des peuples auxquels nous avons jadis donné l’exemple de ce que peut la liberté?
M. Caire, inspecteur primaire à la Mure (Isère), soutient un amendement aux termes duquel il y aurait lieu de maintenir l’article 6 de la loi du 3o octobre 1886, sous cette réserve que, seules, les écoles mixtes de hameau de moins de trente élèves seraient confiées à des institutrices. L’orateur pense qu’il faut maintenir le principe posé par la loi, qui attribue aux femmes, sauf dérogation, la direction des écoles mixtes. Mais, dans la pratique, il y a lieu d’établir deux catégories d’écoles mixtes. Les institutrices sont à leur place dans les écoles mixtes peu importantes; celles qui ont soixante, soixante-dix élèves leur imposent des fatigues excessives. Il n’est pas humain d’exiger que toutes les écoles mixtes de cette catégorie soient confiées à des institutrices. Il n’est pas bon non plus de priver d’une fonction véritablement utile la fille, la femme, la sœur de l’instituteur. Dans les écoles mixtes considérables, dirigées par un instituteur, au lieu d’un éducateur, il y en a deux, et c’est là une collaboration précieuse. Mmo Kergomard a réfuté l’objection tirée de l’insuffisance de la femme au point de vue politique; mais reste son insuffisance au point de vue administratif : la femme ne peut guère exercer les fonctions de secrétaire de mairie. II ne faut pas que le Congrès craigne l’épithète de réactionnaire sur le terrain où il s’est placé; ce n’est point politiquement, mais pédagogiquement que la deuxième section s’est montrée plus timide que le Sénat, et cette timidité est peut-être de la sagesse.
M. Van Meenen s’élève contre les considérants qui précèdent la cinquième résolution dans le rapport lu au nom de la deuxième section; ces considérants lui paraissent des banalités. A moins qu’il ne s’agisse de lutte à main plate ou à coups de poing, la femme est aussi forte que l’homme et aussi capable de résister aux fatigues de l’enseignement. Partout aujourd’hui, on admet aussi qu’elle a, pour diriger une classe ou une école, toutes les forces d’esprit nécessaires. On veut quelle reste au foyer; mais alors elle ne peut pas même être institutrice. On admet que la femme peut être directrice d’école normale; mais pourquoi, cela étant, ne serait-elle pas inspectrice? L’inspection est-elle plus difficile que la direction? La discussion roule sur des détails. On a décidé avant-hier que l’intervention des femmes serait étendue dans les écoles de garçons. L’orateur demande que le Congrès, pour être conséquent avec lui-même, supprimant des considérants qui ne sont point l’expression de la vérité, vote un dispositif plus large : «Les femmes peuvent enseigner dans les écoles mixtes et les diriger au même titre que les hommes.» Le secrétariat de mairie, l’excès dépopulation scolaire, sont des cas spéciaux, des questions de ménage, dont il faut que l’Administration reste juge.
M. Stanley, membre du School Board de Londres, demande qu’il lui soit permis de faire connaître l’opinion d’un Anglais sur la question posée, qu’il voudrait d’ailleurs, lui aussi, ramener sur le terrain de l’éducation générale. Ce que l’orateur a en vue, c’est l’intérêt de l’éducation des enfants, qui lui parait devoir dominer tout le reste, et non l’intérêt de l’instituteur ou de l’institutrice, fort respectable assurément, mais qui doit, suivant lui, être maintenu au second plan. D’après cela, si l’éducation des enfants des deux sexes doit être commune dans l’école, il y faut faire une très grande part aux
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