Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
—«.( 10 )<*—
Après ces diverses communications, M. Allard, de Bruxelles, a demandé que l’on écoutât, en premier lieu, les représentants du mouvement bimétallique en Angleterre et en Allemagne.
M. Grenfell, ancien gouverneur et régent actuel de la Banque d’Angleterre, est alors monté à la tribune. Il a déclaré tout d’abord qu’il ne représentait ni ses collègues de la Banque d’Angleterre, ni le Club des économistes de Londres, dont il est trésorier, les uns et les autres, en grande partie du moins, ne partageant pas ses idées. Il se présente au nom d’une association libre : la Ligue bimétallique anglaise.
Il a parlé de suite des obstacles que cette association rencontre pour faire triompher ses idées : d’une part, l’obstruction parlementaire, et d’autre part, la conviction générale que le dernier mot a été dit on matière monétaire par le premier lord Liverpool. Après Newton, les études mathématiques en Angleterre subirent un temps d’arrêt, parce qu’on ne croyait pas qu’il y eût rien à ajouter à ce qu’avait démontré lo grand homme; il en est de même pour les études monétaires en Angleterre depuis lord Liverpool et ses successeurs immédiats.
M. Grenfell rappelle cependant les travaux considérables des deux commissions royales pour l’enquête commerciale et l’enquête monétaire, et il se plaint que les ministres anglais, au lieu de passer aux résolutions, soient encore d’avis que l’on recommence à nouveau les études et les discussions.
L’orateur regrette également que le chef de l’opposition, M. Gladstone, ait pris parti contre lo bimétallisme en prétendant qu’il est synonyme de protectionnisme cl de répudiation des dettes publiques. A la vérité, M. Gladstone, dans une lettre qu’il a écrite à M. Grenfell, reconnaît que ces reproches 11e s’adressent qu’aux propositions de M. Chaplin, et qu'il 11e les maintiendrait pas s’il ne s’agissait, par exemple, que d’établir un rapport de valeur de 1 à 22 entre l’or et l’argent.
Les opinions de M. Gladstone sont, d’après M. Grenfell, celles de tous ceux qui ont étudié l’économie politique de 1815 et ne veulent pas se remettre à l’étude. Mais actuellement le cabinet anglais compte deux bimétallisles, MM. Balfour et Chaplin, et le mouvement bimétallique se propage parmi les corporations et les tvade's unions. On se heurte encore cependant à la mauvaise volonté de la presse anglaise, duc sans doute à l’influence toute-puissante des classes créancières.
M. Grenfell conclut i\ ce que les gouvernements réunissent à nouveau un «Congrès d’action» ayant pouvoir de prendre des résolutions effectives. Quant à lui, il considère le libre-échange comme un fait indiscutable, mais il croit que l’établissement d’une monnaie internationale marquerait une bonne étape sur la route de la liberté commerciale.
M. le docteur Otto Arendt, secrétaire de la Ligue allemande pour le bimétallisme international, a exposé que les membres de cette association sont tous convaincus que la crise économique est due à l’introduction de l’unique étalon d’or et à la dépréciation de l’argent qui en a été la conséquence. On est parvenu à faire suspendre la démonétisation des thaïers, maison n’espère point obtenir le rétablissement du double étalon sans lo conçoit» s de l’Angleterre. Par conti’e, dès que l'Angleterre sera revenue au bimétallisme, l’Allemagne pourra revenir à la liberté commerciale.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,69 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Après ces diverses communications, M. Allard, de Bruxelles, a demandé que l’on écoutât, en premier lieu, les représentants du mouvement bimétallique en Angleterre et en Allemagne.
M. Grenfell, ancien gouverneur et régent actuel de la Banque d’Angleterre, est alors monté à la tribune. Il a déclaré tout d’abord qu’il ne représentait ni ses collègues de la Banque d’Angleterre, ni le Club des économistes de Londres, dont il est trésorier, les uns et les autres, en grande partie du moins, ne partageant pas ses idées. Il se présente au nom d’une association libre : la Ligue bimétallique anglaise.
Il a parlé de suite des obstacles que cette association rencontre pour faire triompher ses idées : d’une part, l’obstruction parlementaire, et d’autre part, la conviction générale que le dernier mot a été dit on matière monétaire par le premier lord Liverpool. Après Newton, les études mathématiques en Angleterre subirent un temps d’arrêt, parce qu’on ne croyait pas qu’il y eût rien à ajouter à ce qu’avait démontré lo grand homme; il en est de même pour les études monétaires en Angleterre depuis lord Liverpool et ses successeurs immédiats.
M. Grenfell rappelle cependant les travaux considérables des deux commissions royales pour l’enquête commerciale et l’enquête monétaire, et il se plaint que les ministres anglais, au lieu de passer aux résolutions, soient encore d’avis que l’on recommence à nouveau les études et les discussions.
L’orateur regrette également que le chef de l’opposition, M. Gladstone, ait pris parti contre lo bimétallisme en prétendant qu’il est synonyme de protectionnisme cl de répudiation des dettes publiques. A la vérité, M. Gladstone, dans une lettre qu’il a écrite à M. Grenfell, reconnaît que ces reproches 11e s’adressent qu’aux propositions de M. Chaplin, et qu'il 11e les maintiendrait pas s’il ne s’agissait, par exemple, que d’établir un rapport de valeur de 1 à 22 entre l’or et l’argent.
Les opinions de M. Gladstone sont, d’après M. Grenfell, celles de tous ceux qui ont étudié l’économie politique de 1815 et ne veulent pas se remettre à l’étude. Mais actuellement le cabinet anglais compte deux bimétallisles, MM. Balfour et Chaplin, et le mouvement bimétallique se propage parmi les corporations et les tvade's unions. On se heurte encore cependant à la mauvaise volonté de la presse anglaise, duc sans doute à l’influence toute-puissante des classes créancières.
M. Grenfell conclut i\ ce que les gouvernements réunissent à nouveau un «Congrès d’action» ayant pouvoir de prendre des résolutions effectives. Quant à lui, il considère le libre-échange comme un fait indiscutable, mais il croit que l’établissement d’une monnaie internationale marquerait une bonne étape sur la route de la liberté commerciale.
M. le docteur Otto Arendt, secrétaire de la Ligue allemande pour le bimétallisme international, a exposé que les membres de cette association sont tous convaincus que la crise économique est due à l’introduction de l’unique étalon d’or et à la dépréciation de l’argent qui en a été la conséquence. On est parvenu à faire suspendre la démonétisation des thaïers, maison n’espère point obtenir le rétablissement du double étalon sans lo conçoit» s de l’Angleterre. Par conti’e, dès que l'Angleterre sera revenue au bimétallisme, l’Allemagne pourra revenir à la liberté commerciale.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,69 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



