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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
—«.( 15 >«—
international. Il ajoute que si ce traité ne convient ni à l’Angleterre ni à l’Allemagne, il convient encore moins à la France dont la situation monétaire est excellente. Il est peu probable que l’on rencontre un boni nie d’Etat français pour apposer sa signature à un pareil traité et encore moins un parlement pour le voter.
C’est donc, à autre chose qu’un traité international qu’il faut demander une solution, dans la mesure du possible, aux difficultés monétaires. Ces difficultés nu touchent point la France.
A cet égard M. Fournier de Fiaix n’accepte ni les arguments de M. Cer-nusclii ni les conclusions contradictoires de la Gold and sïlver Commission anglaise, dont il a résumé les travaux dans un mémoire particulier. Il invite le Congrès à examiner les divers projets proposés, spécialement par MM. Marshall, de Londres, Lexis et Nasse, d’Allemagne, Claremont Danicll, lord Grey, etc., et de restreindre le champ des discussions théoriques pour ou contre un traité international avec le i5 1/2 immuable et la frappe illimitée de l’argent à valeur libératoire, car tout cela est entièrement contraire à l’histoire des métaux précieux, aux lois monétaires et aux conditions actuelles de la production de l’argent.
M. G.-M. Boissevàin succède à M. Fournier de Fiaix. Il fait l’exposé de la situation monétaire des Pays-Bas, d’où il résulte qu’actuellement la circulation monétaire est de i36 millions de florins en monnaie d’argent, et de 128 millions de florins en or ou équivalents, c’est-à-dire en traites sur l’étranger. La loi de 188Ù autorise le ministre des finances à démonétiser et à vendre 2 5 millions d’argent pour diminuer d’autant le stock d’argent et augmenter le total d’or. Aux Indes, il y a 100 millions en argent. La situation monétaire n’est donc pas si mauvaise. On a la certitude de pouvoir obtenir à la Banque néerlandaise de l’or, sans aucune prime et sans difficulté, pour tous les besoins de l’exportation.
On reconnaît néanmoins que la situation est défectueuse et qu’il y a une quantité trop grande de monnaie dont la valeur fiduciaire n’est pas égale à la valeur marchande du métal. En Hollande, la très grande majorité est birné-talliste pour des raisons théoriques et parce qu’on veut avoir l’identité des étalons monétaires avec le monde commercial tout entier.
M. Boissevàin s’attache ensuite à réfuter le discours de M. Coste. Il n’y a pas, suivant lui, de distinction à faire entre les deux métaux; l’un et l’autre doivent leur valeur à l’emploi qu’on en fait comme monnaie. Ce qu’il faut, c’est fixer le rapport de valeur dans l’emploi des deux métaux pour la circulation monétaire, et alors la valeur marchande des deux métaux non monnayés s’y conformera par la force des choses. Pourquoi rejeter le métal blanc qui, à l’heure qu’il est, entre encore pour une moitié dans la circulation monétaire du monde commercial pris dans son entier? Il ne faut pas craindre le retour du métal blanc de l’Inde, où il a trouvé un emploi à l’intérieur du pays. L’orateur cite notamment le royaume de Siam où l’argent, devenu plus abondant, n’a pas perdu sa valeur, mais a remplacé les coquillages dont les indigènes se servaient comme de monnaie.
L’orateur insiste sur la nécessité de sortir du statu quo qui, depuis quinze ans, a amené la baisse des prix, la diminution ou tout au moins l’arrêt du développement de la production industrielle, la baisse des salaires et celle du
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international. Il ajoute que si ce traité ne convient ni à l’Angleterre ni à l’Allemagne, il convient encore moins à la France dont la situation monétaire est excellente. Il est peu probable que l’on rencontre un boni nie d’Etat français pour apposer sa signature à un pareil traité et encore moins un parlement pour le voter.
C’est donc, à autre chose qu’un traité international qu’il faut demander une solution, dans la mesure du possible, aux difficultés monétaires. Ces difficultés nu touchent point la France.
A cet égard M. Fournier de Fiaix n’accepte ni les arguments de M. Cer-nusclii ni les conclusions contradictoires de la Gold and sïlver Commission anglaise, dont il a résumé les travaux dans un mémoire particulier. Il invite le Congrès à examiner les divers projets proposés, spécialement par MM. Marshall, de Londres, Lexis et Nasse, d’Allemagne, Claremont Danicll, lord Grey, etc., et de restreindre le champ des discussions théoriques pour ou contre un traité international avec le i5 1/2 immuable et la frappe illimitée de l’argent à valeur libératoire, car tout cela est entièrement contraire à l’histoire des métaux précieux, aux lois monétaires et aux conditions actuelles de la production de l’argent.
M. G.-M. Boissevàin succède à M. Fournier de Fiaix. Il fait l’exposé de la situation monétaire des Pays-Bas, d’où il résulte qu’actuellement la circulation monétaire est de i36 millions de florins en monnaie d’argent, et de 128 millions de florins en or ou équivalents, c’est-à-dire en traites sur l’étranger. La loi de 188Ù autorise le ministre des finances à démonétiser et à vendre 2 5 millions d’argent pour diminuer d’autant le stock d’argent et augmenter le total d’or. Aux Indes, il y a 100 millions en argent. La situation monétaire n’est donc pas si mauvaise. On a la certitude de pouvoir obtenir à la Banque néerlandaise de l’or, sans aucune prime et sans difficulté, pour tous les besoins de l’exportation.
On reconnaît néanmoins que la situation est défectueuse et qu’il y a une quantité trop grande de monnaie dont la valeur fiduciaire n’est pas égale à la valeur marchande du métal. En Hollande, la très grande majorité est birné-talliste pour des raisons théoriques et parce qu’on veut avoir l’identité des étalons monétaires avec le monde commercial tout entier.
M. Boissevàin s’attache ensuite à réfuter le discours de M. Coste. Il n’y a pas, suivant lui, de distinction à faire entre les deux métaux; l’un et l’autre doivent leur valeur à l’emploi qu’on en fait comme monnaie. Ce qu’il faut, c’est fixer le rapport de valeur dans l’emploi des deux métaux pour la circulation monétaire, et alors la valeur marchande des deux métaux non monnayés s’y conformera par la force des choses. Pourquoi rejeter le métal blanc qui, à l’heure qu’il est, entre encore pour une moitié dans la circulation monétaire du monde commercial pris dans son entier? Il ne faut pas craindre le retour du métal blanc de l’Inde, où il a trouvé un emploi à l’intérieur du pays. L’orateur cite notamment le royaume de Siam où l’argent, devenu plus abondant, n’a pas perdu sa valeur, mais a remplacé les coquillages dont les indigènes se servaient comme de monnaie.
L’orateur insiste sur la nécessité de sortir du statu quo qui, depuis quinze ans, a amené la baisse des prix, la diminution ou tout au moins l’arrêt du développement de la production industrielle, la baisse des salaires et celle du
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