Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
—â–º«•( 16 )•«-*-—
loyer de l’argent. La rareté de l’or existe toujours, la situation ne peut pas se prolonger. Pour empêcher la démonétisation du métal blanc dans les pays de l’Union latine, en Allemagne, en Hollande, aux Etats-Unis, il faut une réglementation internationale. Le bimétallisme sera le système qui nous divisera le moins, et il le faut sur la base du 15 1/2 , quoique l’écart avec la valeur marchande actuelle offre certainement de grandes difficultés.
M. Emile Levasseur, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, est accueilli par une salve d’applaudissements lorsqu’il monte à la tribune.
Lui aussi proteste contre la qualification de monométalliste. U est tri— métalliste (or, argent, cuivre ou nickel), mais il ne veut qu’un étalon monétaire.
Cette déclaration faite, il s’attache à débarrasser la question monétaire de toutes les complications qu’on lui attribue. Les crises commerciales et industrielles ne sont pas une nouveauté, elles ne datent pas de 1873. Les crises spécialement monétaires résultent de brusques à-coups dans l’accroissement ou la réduction du numéraire; elles paraissent encore plus à redouter avec le double étalon qu’avec l’étalon unique.
En tout cas, la baisse actuelle des prix ne peut résulter que très secondairement de la situation des métaux précieux. Elle doit surtout être attribuée aux moyens de production plus énergiques, au progrès des transports, à la baisse des frets. Elle s’est plus accentuée sur les produits manufacturés que sur les produits bruts, et elle démontre en somme le progrès de la richesse. Quant à la misère populaire dont on fait tant de bruit, elle est certainement beaucoup moindre aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Les salaires ont augmenté tandis que les objets de consommation ont diminué de prix.
M. Levasseur est cependant loin de nier les difficultés sérieuses de l’agriculture, mais il y aurait injustice à mettre au compte de l’étalon monétaire le relèvement général de la protection douanière. La protection s’est faite aux États-Unis après la guerre de la Sécession, et les étalons monétaires n’y étaient certainement pour rien.
M. Levasseur relève enfin cette assertion des bimétallistes, notamment de M. Émile de Laveleye, que l’usage simultané et l’abondance des deux métaux procurent l’allègement des dettes publiques. Faut-il donc s’attacher au bimétallisme comme à un moyen commode de faire une banqueroute insensible? Non, c’est une idée qu’on ne peut soutenir, et la justice dans les contrats est l’idéal commun à tous les économistes.
M. Émile de Laveleye, ainsi mis en cause, explique qu’il veut aussi la justice et le respect des contrats, mais qu’entre deux crises monétaires, l’une d’abondance, l’autre de rareté, il préfère encore l’abondance qui est favorable aux débiteurs, c’est-à-dire aux producteurs.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,37 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
loyer de l’argent. La rareté de l’or existe toujours, la situation ne peut pas se prolonger. Pour empêcher la démonétisation du métal blanc dans les pays de l’Union latine, en Allemagne, en Hollande, aux Etats-Unis, il faut une réglementation internationale. Le bimétallisme sera le système qui nous divisera le moins, et il le faut sur la base du 15 1/2 , quoique l’écart avec la valeur marchande actuelle offre certainement de grandes difficultés.
M. Emile Levasseur, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, est accueilli par une salve d’applaudissements lorsqu’il monte à la tribune.
Lui aussi proteste contre la qualification de monométalliste. U est tri— métalliste (or, argent, cuivre ou nickel), mais il ne veut qu’un étalon monétaire.
Cette déclaration faite, il s’attache à débarrasser la question monétaire de toutes les complications qu’on lui attribue. Les crises commerciales et industrielles ne sont pas une nouveauté, elles ne datent pas de 1873. Les crises spécialement monétaires résultent de brusques à-coups dans l’accroissement ou la réduction du numéraire; elles paraissent encore plus à redouter avec le double étalon qu’avec l’étalon unique.
En tout cas, la baisse actuelle des prix ne peut résulter que très secondairement de la situation des métaux précieux. Elle doit surtout être attribuée aux moyens de production plus énergiques, au progrès des transports, à la baisse des frets. Elle s’est plus accentuée sur les produits manufacturés que sur les produits bruts, et elle démontre en somme le progrès de la richesse. Quant à la misère populaire dont on fait tant de bruit, elle est certainement beaucoup moindre aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Les salaires ont augmenté tandis que les objets de consommation ont diminué de prix.
M. Levasseur est cependant loin de nier les difficultés sérieuses de l’agriculture, mais il y aurait injustice à mettre au compte de l’étalon monétaire le relèvement général de la protection douanière. La protection s’est faite aux États-Unis après la guerre de la Sécession, et les étalons monétaires n’y étaient certainement pour rien.
M. Levasseur relève enfin cette assertion des bimétallistes, notamment de M. Émile de Laveleye, que l’usage simultané et l’abondance des deux métaux procurent l’allègement des dettes publiques. Faut-il donc s’attacher au bimétallisme comme à un moyen commode de faire une banqueroute insensible? Non, c’est une idée qu’on ne peut soutenir, et la justice dans les contrats est l’idéal commun à tous les économistes.
M. Émile de Laveleye, ainsi mis en cause, explique qu’il veut aussi la justice et le respect des contrats, mais qu’entre deux crises monétaires, l’une d’abondance, l’autre de rareté, il préfère encore l’abondance qui est favorable aux débiteurs, c’est-à-dire aux producteurs.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,37 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



