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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
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5o p. 100 de baisse sur les salaires des mineurs, etc. La commission du Gold and silver, à Londres, constate que la prospérité' de l’Angleterre a diminué des trois quarts entre 1.87A et 1886. Les questions sociales, les grèves et les révolutions se développent chaque jour, dans le monde entier, comme en 1868; les memes causes amènent les memes eiïets.
Tels sont, d’après M. Alphonse Allard, les maux que la question monétaire a appelés sur l’humanité; MM. les monométallistes n’aiment pas à en parler, M. Goschen le leur a dit : Ils sont orthodoxes à ce point que leur foi leur suffit; ils devraient cependant examiner le mal, ils devraient surtout proposer un remède. Les bimétallistcs, eux, proposent un remède, et un remède qui ne coûte rien, puisqu’il ne s’agit que de rétablir ce qui a toujours existé ; ils espèrent pour le bonheur de l’humanité que leurs voix seront bientôt entendues.
M. Arthur Raffalovich réplique que la baisse des prix est due à tout un ensemble de facteurs : ouverture du canal de Suez, progrès techniques, construction des chemins de fer. La démonétisation de l’argent y a une part, mais elle est loin de dominer la situation. Quant à la prime sur l’or à Saint-Pétersbourg, elle est due à la dépréciation du papier-monnaie, à l’exagération de la circulation fiduciaire. Vouloir rétablir le i5 1/2, ce serait vouloir courir au-devant de perturbations extraordinaires, bouleverser les contrats. Il n’y a pas rareté d’or.
M. Raffalovich a, en outre, attiré l’attention sur la situation monétaire de l’Autriche. Il a surtout insisté sur le degré de parenté qui existe entre le bimétallisme et le protectionnisme qui naissent tous deux d’une conception exagérée du pouvoir et des attributions de l’État.
M. Armand Lalande a repris la thèse du bimétallisme. Le rapport de 1 à i5 1/2 lui paraît être conforme à la réalité. De 1670 à 1873, la valeur de l’argent par rapport à l’or s’est maintenue dans la proportion de iA, i5 ou i5 1/2. Il s’attache à démontrer le danger de prendre l’or comme unique mesure de la valeur. Il déclare que, en fait, la monnaie d’argent joue partout le principal rôle, et que les quantités de métaux précieux ne sont pas suffisantes pour les besoins des peuples, comme le prouve l’existence du papier-monnaie en Russie, en Autriche et dans l’Amérique du Sud. D’ailleurs la population du monde augmente d’au moins A millions d’habitants chaque année; en leur appliquant la quotité monétaire française, il leur faudrait un accroissement de près d’un milliard de monnaie par an. Enfin l’orateur dénonce les inconvénients du monométallisme-or des Anglais, qui aboutit à des hausses du taux de l’escompte, passant de 2 à A et à 5 p. 100, pour un simple retrait d’or de k millions de livres sterling à la Banque d’Angleterre. Il conclut au bimétallisme avec une révision du rapport des deux métaux tous les quinze ans.
Sir Meysey-Thompson, vice-président de la Ligue bimétallique anglaise, a terminé cette quatrième séance par l’exposé des progrès accomplis, en Angleterre, parla propagande du bimétallisme depuis dix-sept mois que la ligue a été fondée. Elle a pour adhérents deux ministres actuels et une centaine de membres de la Chambre des communes. Il cite les personnes les plus notables qui sont à la tête du mouvement.
L’un des obstacles les plus considérables qu’il rencontre est la confusion
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5o p. 100 de baisse sur les salaires des mineurs, etc. La commission du Gold and silver, à Londres, constate que la prospérité' de l’Angleterre a diminué des trois quarts entre 1.87A et 1886. Les questions sociales, les grèves et les révolutions se développent chaque jour, dans le monde entier, comme en 1868; les memes causes amènent les memes eiïets.
Tels sont, d’après M. Alphonse Allard, les maux que la question monétaire a appelés sur l’humanité; MM. les monométallistes n’aiment pas à en parler, M. Goschen le leur a dit : Ils sont orthodoxes à ce point que leur foi leur suffit; ils devraient cependant examiner le mal, ils devraient surtout proposer un remède. Les bimétallistcs, eux, proposent un remède, et un remède qui ne coûte rien, puisqu’il ne s’agit que de rétablir ce qui a toujours existé ; ils espèrent pour le bonheur de l’humanité que leurs voix seront bientôt entendues.
M. Arthur Raffalovich réplique que la baisse des prix est due à tout un ensemble de facteurs : ouverture du canal de Suez, progrès techniques, construction des chemins de fer. La démonétisation de l’argent y a une part, mais elle est loin de dominer la situation. Quant à la prime sur l’or à Saint-Pétersbourg, elle est due à la dépréciation du papier-monnaie, à l’exagération de la circulation fiduciaire. Vouloir rétablir le i5 1/2, ce serait vouloir courir au-devant de perturbations extraordinaires, bouleverser les contrats. Il n’y a pas rareté d’or.
M. Raffalovich a, en outre, attiré l’attention sur la situation monétaire de l’Autriche. Il a surtout insisté sur le degré de parenté qui existe entre le bimétallisme et le protectionnisme qui naissent tous deux d’une conception exagérée du pouvoir et des attributions de l’État.
M. Armand Lalande a repris la thèse du bimétallisme. Le rapport de 1 à i5 1/2 lui paraît être conforme à la réalité. De 1670 à 1873, la valeur de l’argent par rapport à l’or s’est maintenue dans la proportion de iA, i5 ou i5 1/2. Il s’attache à démontrer le danger de prendre l’or comme unique mesure de la valeur. Il déclare que, en fait, la monnaie d’argent joue partout le principal rôle, et que les quantités de métaux précieux ne sont pas suffisantes pour les besoins des peuples, comme le prouve l’existence du papier-monnaie en Russie, en Autriche et dans l’Amérique du Sud. D’ailleurs la population du monde augmente d’au moins A millions d’habitants chaque année; en leur appliquant la quotité monétaire française, il leur faudrait un accroissement de près d’un milliard de monnaie par an. Enfin l’orateur dénonce les inconvénients du monométallisme-or des Anglais, qui aboutit à des hausses du taux de l’escompte, passant de 2 à A et à 5 p. 100, pour un simple retrait d’or de k millions de livres sterling à la Banque d’Angleterre. Il conclut au bimétallisme avec une révision du rapport des deux métaux tous les quinze ans.
Sir Meysey-Thompson, vice-président de la Ligue bimétallique anglaise, a terminé cette quatrième séance par l’exposé des progrès accomplis, en Angleterre, parla propagande du bimétallisme depuis dix-sept mois que la ligue a été fondée. Elle a pour adhérents deux ministres actuels et une centaine de membres de la Chambre des communes. Il cite les personnes les plus notables qui sont à la tête du mouvement.
L’un des obstacles les plus considérables qu’il rencontre est la confusion
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