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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès monétaire international
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    • TABLE SOMMAIRE (p.29)
    • Comité d'organisation (p.3)
    • Programme du Congrès (p.5)
    • Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
      • PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
        • Lettre et allocution de M. Rouvier, ministre des finances (p.7)
        • Constitution du bureau (p.8)
        • Discours de M. Magnin, président (p.8)
        • Communications du secrétaire (p.9)
        • M. Grenfell (p.10)
        • M. le docteur Otto Arendt (p.10)
        • M. Moret y Prendergast (p.11)
        • M. Théodore Mannequin (p.11)
      • DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
        • M. Henri Cernuschi (p.11)
        • M. Adolphe Coste (p.13)
        • M. Charles Spitzer (p.14)
      • TROISIÈME SÉANCE (p.14)
        • M. Henri Cernuschi (p.14)
        • M. Fournier de Flaix (p.14)
        • M. G.-M. Boissevain (p.15)
        • M. Émile Levasseur (p.16)
        • M. Émile de Laveleye (p.16)
      • QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
        • M. Émile Levasseur (p.17)
        • M. Alphonse Allard (p.17)
        • M. Arthur Raffalovich (p.19)
        • M. Armand Lalande (p.19)
        • Sir Henry Meysey-Thompson (p.19)
      • CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
        • Visite à la Banque de France ; remerciements (p.20)
        • M. Gustave du Puynode (p.20)
        • M. Dana Horton (p.21)
        • M. Émile de Laveleye (p.22)
        • M. Frédéric Passy (p.23)
        • M. de Malarce (p.24)
      • SIXIÈME SÉANCE (p.25)
        • Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
        • M. Foxwell (p.25)
        • M. Ottomar Haupt (p.26)
        • M. Fielden (p.26)
        • M.E. Koch (p.26)
        • Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
        • M. Clément Juglar (p.27)
        • M. Léopold Dreydel (p.28)
        • M. Théodore Mannequin (p.28)
        • Clôture du Congrès (p.28)
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qu’on veut e'tablir, même en Angleterre, entre le bimétallisme et la protection. L’une est, suivant l’orateur, le contraire de l’autre, puisque la protection a pour objet de constituer des privilèges distinctifs, tandis que le bimétallisme accorde à tous indistinctement les mêmes droits et les mêmes avantages.

CINQUIÈME SÉANCE.

Vendredi 13 septembre, à 1 heure et demie du soir, au palais du Trocadéro.

Présidence de M. J. MAGNIN.

M. Magnin, président, remercie les membres du Congrès de la visite qu’ils ont bien voulu faire le matin à la Banque de France. Il leur demande la permission de leur offrir un souvenir matériel de celte visite, sous la forme d’un jeton de présence portant sur l’une des faces, en exergue, cette maxime dont la Banque ne s’est jamais départie : La sagesse fixe la fortune, et sur l’autre face l’année de la fondation de la Banque, Van nu. «Vous le voyez, dit M. Magnin, ce n’est pas une jeunesse; elle est plus qu’octogénaire; elle marche vers son centenaire, et nous espérons que non seulement elle l’atteindra, mais quelle le dépassera.» De vifs applaudissements accueillent ces paroles.

M. Gustave du Puynode dit que M. Lalande a eu raison de reprocher aux monométallistes, si telle a été son intention, de prendre pour base de leurs doctrines la pensée que les métaux-monnaies sont des marchandises, soumises à la loi de l’offre et de la demande. C’est bien ce qu’ils enseignent, comme la doctrine des bimétallistes, c’est que la loi crée la valeur des monnaies et peut, par suite, établir entre eux un rapport constant. Jamais les deux métaux, l’or et l’argent, n’ont circulé en même temps dans le même pays. Le métal déprécié a toujours chassé l’autre. Tous les faits, toutes les statistiques le démontrent. Les bimétallistes en reviennent à la théorie de la monnaie-signe.

Il faut choisir le meilleur métal, et ce métal, c’est l’or. L’or présente, en effet, plus que l’argent les trois conditions d’une bonne monnaie : la facilité de transport, la durée et la stabilité de valeur. Les statistiques encore, comme les travaux publiés sur le frai, le prouvent surabondamment. Du reste, les peuples ne veulent plus des monnaies d’argent; on le voit bien sur le marché international des échanges. Lord Liverpool a rendu un immense service à l’Angleterre par sa loi de 1816, établissant le seul étalon d’or.

M. du Puynode, en se séparant des orateurs précédents, dit que, s’il importe à chaque peuple d’avoir un numéraire suffisant, tous doivent se garder d’en avoir un qui excède leurs besoins de circulation. Les métaux précieux coûtent toujours cher. Pour une immense industrie et un immense négoce, l’Angleterre a très peu d’espèces monétaires. La France, au contraire, a tou-




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