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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
jours été et est encore surchargée de ces espèces. Elle en a pour 9 milliards, et ses besoins de circulation seraient largement satisfaits avec h milliards. Il faudrait surtout s’appliquer à la débarrasser d’une partie de son numéraire d’argent. Pour cela, on devrait restreindre à 5o francs au plus le pouvoir libératoire de ce numéraire, et engager la Banque de France à émettre de petits billets.
Les bimétallistes attribuent la crise que vient de subir toute l’Europe à la réforme monétaire de plusieurs de ses peuples. C’est une erreur. La baisse de prix la plus marquée, durant cette crise, a porté sur le blé, le plus grand, le plus important produit européen, et celte baisse était inévitable avec les nouvelles voies de communication et les nouveaux moyens de transport. Il est inutile de fournir d’autres exemples. Le pays, du reste, qui a le moins souffert de cette crise, c’est l’Angleterre, monométalliste, et celui qui en a le plus souffert, c’est la France, bimétalliste, mais non à cause de sa circulation monétaire, en raison seulement de ses impôts et de ses dettes, plus lourds que ceux d’aucun peuple.
M. du Puynode termine en se ralliant au vœu d’une seule monnaie internationale, bien qu’il reconnaisse que ce vœu ne saurait se réaliser en ce moment ni d’assez longtemps.
M. Dana Horton, ancien délégué des Etats-Unis aux conférences monétaires de 1878 et 1881, s’est efforcé de ramener la discussion sur le terrain pratique.
Il a insisté sur la différence de la fédération monétaire que l’on propose actuellement avec les anciennes unions monétaires. Celles-ci reposaient sur la forme de la monnaie, sur le coin; la fédération proposée n’a trait qu’à la matière, au métal. Il s’agit d’établir un pair commercial entre Paris, Londres, Calcutta, San-Francisco et Buenos-Ayres, comme il en existe un entre Paris, Marseille et Bordeaux. Si un pair national est une bonne chose, un pair international doit être aussi une bonne chose. Or, aujourd’hui, il n’y a pas de parité stable entre les pays d’argent et les pays d’or. Le but du bimétallisme est de l’établir. Pour quels motifs l’Angleterre ne se rallierait-elle pas à cette idée et n’entrerait-elle pas dans une entente monétaire avec la France?
L’orateur, répondant ensuite à l’observation de M. du Puynode d’après laquelle les deux métaux seraient soumis aux lois du marché, demande quel est le marché dont il s’agit. Il affirme que c’est un marché où la décision du Gouvernement anglais peut déterminer la condition du métal, un marché où les grandes nations sont pour ainsi dire les acheteurs de l’or et de l’argent, et peuvent déterminer leur importance relative.
Remontant ensuite à l’origine de ces idées sur l’unique étalon d’or, il prétend quelles sont dues à une fausse interprétation de la doctrine de Locke et de Aewlon, et même de lord Liverpool. Locke et Newton admettaient les deux métaux, mais dans une situation légale un peu différente : l’un métal chef, si l’on peut ainsi dire; l’autre, métal subordonné, c’est-à-dire celui dont il fallait hausser ou diminuer le poids en cas de changement du rapport. Eh bien, lord Liverpool a cru qu’il pouvait transférer de l’argent à l’or cette position de supériorité légale, mais il n’était pas ennemi de l’argent.
En ce qui concerne la France, M. Horton se montre satisfait du progrès qu’il constate dans le sentiment des économistes à l’égard de l’argent. Il fait
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Les bimétallistes attribuent la crise que vient de subir toute l’Europe à la réforme monétaire de plusieurs de ses peuples. C’est une erreur. La baisse de prix la plus marquée, durant cette crise, a porté sur le blé, le plus grand, le plus important produit européen, et celte baisse était inévitable avec les nouvelles voies de communication et les nouveaux moyens de transport. Il est inutile de fournir d’autres exemples. Le pays, du reste, qui a le moins souffert de cette crise, c’est l’Angleterre, monométalliste, et celui qui en a le plus souffert, c’est la France, bimétalliste, mais non à cause de sa circulation monétaire, en raison seulement de ses impôts et de ses dettes, plus lourds que ceux d’aucun peuple.
M. du Puynode termine en se ralliant au vœu d’une seule monnaie internationale, bien qu’il reconnaisse que ce vœu ne saurait se réaliser en ce moment ni d’assez longtemps.
M. Dana Horton, ancien délégué des Etats-Unis aux conférences monétaires de 1878 et 1881, s’est efforcé de ramener la discussion sur le terrain pratique.
Il a insisté sur la différence de la fédération monétaire que l’on propose actuellement avec les anciennes unions monétaires. Celles-ci reposaient sur la forme de la monnaie, sur le coin; la fédération proposée n’a trait qu’à la matière, au métal. Il s’agit d’établir un pair commercial entre Paris, Londres, Calcutta, San-Francisco et Buenos-Ayres, comme il en existe un entre Paris, Marseille et Bordeaux. Si un pair national est une bonne chose, un pair international doit être aussi une bonne chose. Or, aujourd’hui, il n’y a pas de parité stable entre les pays d’argent et les pays d’or. Le but du bimétallisme est de l’établir. Pour quels motifs l’Angleterre ne se rallierait-elle pas à cette idée et n’entrerait-elle pas dans une entente monétaire avec la France?
L’orateur, répondant ensuite à l’observation de M. du Puynode d’après laquelle les deux métaux seraient soumis aux lois du marché, demande quel est le marché dont il s’agit. Il affirme que c’est un marché où la décision du Gouvernement anglais peut déterminer la condition du métal, un marché où les grandes nations sont pour ainsi dire les acheteurs de l’or et de l’argent, et peuvent déterminer leur importance relative.
Remontant ensuite à l’origine de ces idées sur l’unique étalon d’or, il prétend quelles sont dues à une fausse interprétation de la doctrine de Locke et de Aewlon, et même de lord Liverpool. Locke et Newton admettaient les deux métaux, mais dans une situation légale un peu différente : l’un métal chef, si l’on peut ainsi dire; l’autre, métal subordonné, c’est-à-dire celui dont il fallait hausser ou diminuer le poids en cas de changement du rapport. Eh bien, lord Liverpool a cru qu’il pouvait transférer de l’argent à l’or cette position de supériorité légale, mais il n’était pas ennemi de l’argent.
En ce qui concerne la France, M. Horton se montre satisfait du progrès qu’il constate dans le sentiment des économistes à l’égard de l’argent. Il fait
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