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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
—**i 22 )**—
allusion ù la libre frappe accordée en principe par M. Levasseur, mais divers membres interviennent pour rappeler les conditions restrictives dont M. Levasseur veut entourer cette libre frappe.
En terminant, l’orateur insiste sur la question pratique, qui consiste à empêcher la démonétisation de l’argent pour prévenir le retour de la crise déjà causée par la démonétisation de 1873.
M. Émile de Laveleye succède à M. Dana Norton et est salué par les applaudissements de l’assemblée.
L’éminent professeur de Liège a commencé par s’étendre avec complaisance sur les progrès de l’opinion bimélallisle, il a énuméré toutes les chaires d’économie politique qui sont gagnées à ce parti. Puis il a abordé l’objection principale, qu’il reconnaît très sérieuse, mais qu’il croit réfuter d’un mot : c’est la loi de Gresham, en vertu de laquelle la monnaie de moindre valeur se substitue toujours dans un pays à la monnaie de plus de valeur; dans l’espèce, l’argent à l’or. Oui, cela est vrai, dit-il, mais la loi de Gresham ne se manifeste que pour les payements à l’étranger, elle n’agit pas dans l’intérieur d’un pays : dans un pays bimétallique, on ne fait pas deux prix pour les choses à vendre, l’un en or, l’autre en argent.
A la loi de Gresham il faut opposer ce que M. de Laveleye et M. Ccrnuschi ont appelé la loi de Newton : Si un même rapport de valeur entre les deux métaux était établi dans les différents pays, il n’y aurait plus de motif d’exporter de l’or ou de l’argent de l’un à l’autre. Peu importe au surplus le taux du rapport; il peut être deiài8,à2o,a22;il suffit qu’il soit identique partout.
D’ailleurs il est évident qu’en poursuivant la formation d’une entente internationale, les États-Unis, par exemple, ne sont pas mus par le désir d’écouler leurs métaux précieux en Europe, ils n’en ont pas assez pour eux-mêmes, ils en importent plus qu’ils n’en exportent; non, leur mobile est plus élevé, ils veulent créer une parité du change entre toutes les puissances commerciales, et c’est pourquoi ils cherchent à rétablir un rapport fixe international entre les deux métaux.
On objecte, à la vérité, contre cette fixité du rapport, que la loi ne peut pas créer la valeur. Sans doute, mais elle peut créer un débouché illimité qui influe sur la valeur.
M. de Laveleye examine ensuite la question de la stabilité de la valeur dans la monnaie, il la trouve plus grande dans le bimétallisme que dans le monométallisme. C’est un point que l’orateur considère comme démontré par Stanley levons, qui était pourtant un monométalliste.
Qu’aurait-on fait en i85o, si l’on n’avait eu que l’or pour monnaie? Même s'il fallait en venir au monométallisme, M. de Laveleye préférerait qu’on l’établît sur l’argent, qu’il trouve un meilleur métal monétaire que l’or, parce que sa production est plus régulière. Son plus grand poids n’y lait rien; on le déposerait dans les banques, et le papier circulerait à sa place.
En ce qui concerne la rareté de l’or, M. de Laveleye reconnaît qu’elle n’existe pas en France, mais on peut la constater dans tous les autres pays, en Angleterre même en certaines circonstances. La Belgique, qui est un pays riche, manque du précieux métal; elle n’en conserverait guère si elle devait rembourser en or les écus d’argent qu’elle a frappés, dans le cas d’une liquidation
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allusion ù la libre frappe accordée en principe par M. Levasseur, mais divers membres interviennent pour rappeler les conditions restrictives dont M. Levasseur veut entourer cette libre frappe.
En terminant, l’orateur insiste sur la question pratique, qui consiste à empêcher la démonétisation de l’argent pour prévenir le retour de la crise déjà causée par la démonétisation de 1873.
M. Émile de Laveleye succède à M. Dana Norton et est salué par les applaudissements de l’assemblée.
L’éminent professeur de Liège a commencé par s’étendre avec complaisance sur les progrès de l’opinion bimélallisle, il a énuméré toutes les chaires d’économie politique qui sont gagnées à ce parti. Puis il a abordé l’objection principale, qu’il reconnaît très sérieuse, mais qu’il croit réfuter d’un mot : c’est la loi de Gresham, en vertu de laquelle la monnaie de moindre valeur se substitue toujours dans un pays à la monnaie de plus de valeur; dans l’espèce, l’argent à l’or. Oui, cela est vrai, dit-il, mais la loi de Gresham ne se manifeste que pour les payements à l’étranger, elle n’agit pas dans l’intérieur d’un pays : dans un pays bimétallique, on ne fait pas deux prix pour les choses à vendre, l’un en or, l’autre en argent.
A la loi de Gresham il faut opposer ce que M. de Laveleye et M. Ccrnuschi ont appelé la loi de Newton : Si un même rapport de valeur entre les deux métaux était établi dans les différents pays, il n’y aurait plus de motif d’exporter de l’or ou de l’argent de l’un à l’autre. Peu importe au surplus le taux du rapport; il peut être deiài8,à2o,a22;il suffit qu’il soit identique partout.
D’ailleurs il est évident qu’en poursuivant la formation d’une entente internationale, les États-Unis, par exemple, ne sont pas mus par le désir d’écouler leurs métaux précieux en Europe, ils n’en ont pas assez pour eux-mêmes, ils en importent plus qu’ils n’en exportent; non, leur mobile est plus élevé, ils veulent créer une parité du change entre toutes les puissances commerciales, et c’est pourquoi ils cherchent à rétablir un rapport fixe international entre les deux métaux.
On objecte, à la vérité, contre cette fixité du rapport, que la loi ne peut pas créer la valeur. Sans doute, mais elle peut créer un débouché illimité qui influe sur la valeur.
M. de Laveleye examine ensuite la question de la stabilité de la valeur dans la monnaie, il la trouve plus grande dans le bimétallisme que dans le monométallisme. C’est un point que l’orateur considère comme démontré par Stanley levons, qui était pourtant un monométalliste.
Qu’aurait-on fait en i85o, si l’on n’avait eu que l’or pour monnaie? Même s'il fallait en venir au monométallisme, M. de Laveleye préférerait qu’on l’établît sur l’argent, qu’il trouve un meilleur métal monétaire que l’or, parce que sa production est plus régulière. Son plus grand poids n’y lait rien; on le déposerait dans les banques, et le papier circulerait à sa place.
En ce qui concerne la rareté de l’or, M. de Laveleye reconnaît qu’elle n’existe pas en France, mais on peut la constater dans tous les autres pays, en Angleterre même en certaines circonstances. La Belgique, qui est un pays riche, manque du précieux métal; elle n’en conserverait guère si elle devait rembourser en or les écus d’argent qu’elle a frappés, dans le cas d’une liquidation
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