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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
—H 23 )**--
de l’Union iatine. Partout cette pénurie d’or est un gros obstacle à la reprise des payements en argent.
On a lait dans cette discussion appel à la justice. C’est un beau mot et un sentiment auquel il faut toujours obéir; mais où est-elle, la justice qu’on invoque? Tous les emprunts publics et un grand nombre d’emprunts privés ont été contractés sous le régime du bimétallisme ; en les faisant passer sous celui du monométallisme, qui donne une plus grande puissance d’achat à la monnaie d’or, on aggrave les dettes, on désavantage les débiteurs, qu’il y aurait, au contraire, intérêt à favoriser.
M. de Laveleye considère la démonétisation de l’argont comme une mesure révolutionnaire. Il y voit une cause certaine do protectionnisme. L’Angleterre, dit-il en terminant, n’a pu supporter son régime de monométallisme-or que parce qu’oile s’appuyait sur le bimétallisme de la France, mais vienne la suspension du Bland-bill aux Etats-Unis, viennent les ventes d’argent que l’orateur conseille à la Belgique pour se procurer de l’or, et l’on verra bien si l’Angleterre peut continuer à se désintéresser de la question monétaire.
Ce discours est très applaudi et les applaudissements continuent lorsque l’on voit M. Frédéric Passy monter à la tribune.
M. Frédéric Passy déclare, lui aussi, en commençant qu’il ne connaît pas, à proprement parler, de monométaliistes. Bien qu’on le place dans cette catégorie, il est simplement; un adversaire du double étalon. U ne croit pas à la possibilité d’imposer, malgré la nature des choses, un rapport fixe à deux valeurs qui sont variables indépendamment l’une de l’autre. A l’heure actuelle, il est impossible de dire avec certitude si l’écart de valeur entre les deux métaux résulte soit d’une hausse simultanée de l’or et de l’argent, mais moindre sur l’argent que sur l’or, soit d’une hausse de l’or et d’une baisse de l’argent, soit d’une baisse des deux métaux, mais beaucoup plus forte sur l’argent. On ne peut choisir une de ces hypothèses qu’en s’appuyant sur des conjectures plus ou moins plausibles. En définitive, le rapport de 1 à i5 1/2 n’est pas plus un rapport naturel, comme l’a prétendu M. Lalande, que le taux d’intérêt de 5 p. 100 n’est un taux d’intérêt normal. Gaudin, l’auteur de notre régime monétaire, était d’avis qu’il faudrait modifier, le cas échéant, la proportion de 1 5 1/2 à 1; malheureusement le législateur no s’est pas souvenu de l'invitation de changer la loi lorsque le rapport changerait.
M. Frédéric Passy est partisan de limiter la valeur libératoire de la monnaie d’argent au chiffre de 200 francs, mais cela n’empêcherait pas qu’elle pût être donnée et reçue en toutes proportions à la valeur commerciale, c’est-à-dire au poids et au titre.
Voilà la règle commerciale qu’on n’a pas suivie, et si l’argent s’amasse en si grande quantité dans les caisses de la Banque, c’est qu’en réalité on ne lui a pas ouvert la porte assez grande pour lui permettre d’en sortir.
Les détenteurs d’argent n’ont voulu s’en dessaisir qu’au rapport de i5 1/2, cl ils ont vu la baisse s’aggraver de plus en plus ; pour n’avoir pas consenti à temps à une petite perte, ils risquent de subir et do nous imposer une catastrophe.
La vérité est que les payements ne se font pas beaucoup plus maintenant en or qu’en argent; ils se font en compensations. Le Clearing house de Londres compense dei5o ài8o milliards par an. Il en résulte que l’Angleterre n’em-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,55 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
de l’Union iatine. Partout cette pénurie d’or est un gros obstacle à la reprise des payements en argent.
On a lait dans cette discussion appel à la justice. C’est un beau mot et un sentiment auquel il faut toujours obéir; mais où est-elle, la justice qu’on invoque? Tous les emprunts publics et un grand nombre d’emprunts privés ont été contractés sous le régime du bimétallisme ; en les faisant passer sous celui du monométallisme, qui donne une plus grande puissance d’achat à la monnaie d’or, on aggrave les dettes, on désavantage les débiteurs, qu’il y aurait, au contraire, intérêt à favoriser.
M. de Laveleye considère la démonétisation de l’argont comme une mesure révolutionnaire. Il y voit une cause certaine do protectionnisme. L’Angleterre, dit-il en terminant, n’a pu supporter son régime de monométallisme-or que parce qu’oile s’appuyait sur le bimétallisme de la France, mais vienne la suspension du Bland-bill aux Etats-Unis, viennent les ventes d’argent que l’orateur conseille à la Belgique pour se procurer de l’or, et l’on verra bien si l’Angleterre peut continuer à se désintéresser de la question monétaire.
Ce discours est très applaudi et les applaudissements continuent lorsque l’on voit M. Frédéric Passy monter à la tribune.
M. Frédéric Passy déclare, lui aussi, en commençant qu’il ne connaît pas, à proprement parler, de monométaliistes. Bien qu’on le place dans cette catégorie, il est simplement; un adversaire du double étalon. U ne croit pas à la possibilité d’imposer, malgré la nature des choses, un rapport fixe à deux valeurs qui sont variables indépendamment l’une de l’autre. A l’heure actuelle, il est impossible de dire avec certitude si l’écart de valeur entre les deux métaux résulte soit d’une hausse simultanée de l’or et de l’argent, mais moindre sur l’argent que sur l’or, soit d’une hausse de l’or et d’une baisse de l’argent, soit d’une baisse des deux métaux, mais beaucoup plus forte sur l’argent. On ne peut choisir une de ces hypothèses qu’en s’appuyant sur des conjectures plus ou moins plausibles. En définitive, le rapport de 1 à i5 1/2 n’est pas plus un rapport naturel, comme l’a prétendu M. Lalande, que le taux d’intérêt de 5 p. 100 n’est un taux d’intérêt normal. Gaudin, l’auteur de notre régime monétaire, était d’avis qu’il faudrait modifier, le cas échéant, la proportion de 1 5 1/2 à 1; malheureusement le législateur no s’est pas souvenu de l'invitation de changer la loi lorsque le rapport changerait.
M. Frédéric Passy est partisan de limiter la valeur libératoire de la monnaie d’argent au chiffre de 200 francs, mais cela n’empêcherait pas qu’elle pût être donnée et reçue en toutes proportions à la valeur commerciale, c’est-à-dire au poids et au titre.
Voilà la règle commerciale qu’on n’a pas suivie, et si l’argent s’amasse en si grande quantité dans les caisses de la Banque, c’est qu’en réalité on ne lui a pas ouvert la porte assez grande pour lui permettre d’en sortir.
Les détenteurs d’argent n’ont voulu s’en dessaisir qu’au rapport de i5 1/2, cl ils ont vu la baisse s’aggraver de plus en plus ; pour n’avoir pas consenti à temps à une petite perte, ils risquent de subir et do nous imposer une catastrophe.
La vérité est que les payements ne se font pas beaucoup plus maintenant en or qu’en argent; ils se font en compensations. Le Clearing house de Londres compense dei5o ài8o milliards par an. Il en résulte que l’Angleterre n’em-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,55 %.
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