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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE SOMMAIRE (p.29)
- Comité d'organisation (p.3)
- Programme du Congrès (p.5)
- Pays étrangers représentés au Congrès (p.6)
- PREMIÈRE SÉANCE (p.7)
- DEUXIÈME SÉANCE (p.11)
- TROISIÈME SÉANCE (p.14)
- QUATRIÈME SÉANCE (p.17)
- CINQUIÈME SÉANCE (p.20)
- SIXIÈME SÉANCE (p.25)
- Visite à la Monnaie ; remerciements (p.25)
- M. Foxwell (p.25)
- M. Ottomar Haupt (p.26)
- M. Fielden (p.26)
- M.E. Koch (p.26)
- Communication du Président : Concours bimétalliques de MM. Cernuschi et Thompson (p.26)
- M. Clément Juglar (p.27)
- M. Léopold Dreydel (p.28)
- M. Théodore Mannequin (p.28)
- Clôture du Congrès (p.28)
- Dernière image
SIXIÈME SÉANCE.
Samedi 14 septembre 1889, à 1 heure et demie du soir, au palais du Trocadéro.
Présidence de M. J. MAGNIN.
M. Mag.mn, président, constate l’excellent accueil qu’ont reçu les membres du Congrès dans leur visite du matin à l’hôtel des Monnaies. Il vient d’être informé par M. Ruau, le directeur de cet établissement, qu’un souvenir allait être offert à chacun des membres du Congrès, une médaille portant sur l’une des faces l’édifice de la Monnaie de Paris et sur l’autre face la date de la visite des membres du Congrès. Il remercie au nom du Congrès M. Ruau de cette gracieuse attention. Des applaudissements unanimes appuient les paroles du Président.
La discussion est reprise.
M. Foxwell, de l’Université de Cambridge, professeur d’économie politique à l’Université de Londres, prononce en anglais un discours que M. Arthur Raffalovich traduit immédiatement avec une facilité et une exactitude auxquelles la réunion rend un hommage bien mérité.
M. Foxwell est étonné de la tournure qu’ont prise les débats du Congrès : il croyait à une discussion de mesures pratiques et non à une contestation des principes monétaires. Il dit que M. Giffen, en Angleterre, est seulement opposé à la fixité du rapport de valeur entre les métaux, mais qu’il ne condamne pas le bimétallisme. levons était, dans les derniers temps de sa vie, devenu bimétailiste. Il a propagé les idées françaises sur ce sujet. 11 y a, en effet, une grande différence entre les systèmes bimétalliques particularistes du siècle dernier, que chaque nation adoptait différemment pour se constituer un avantage sur les nations rivales, et le bimétallisme moderne qui vise à constituer une bonne monnaie internationale. Le mouvement bimétallique anglais a pour foyer principal Manchester et non la cité de Londres, qui est beaucoup trop préoccupée des affaires.
En France, on fait bien moins attention qu’en Angleterre à la baisse des prix; il y a là pourtant une question sociale, et c’est quand l’orateur a reconnu le côté social de la question qu’il est devenu bimétailiste avec enthousiasme.
En Angleterre, on désire surtout la stabilité des prix; M. Levasseur prétend aussi la réclamer, mais le bon marché continu et croissant, qu’il veut aussi, n’est pas la stabilité.
On peut concevoir des prix stables et des salaires croissants, ou des salaires stationnaires avec des prix décroissants. Pour l’ouvrier, socialement, politiquement, ce n’est pas la même chose. Ce qu’il faut à l’ouvrier, c’est une augmentation de salaire. C’est ainsi que la hausse des prix est avantageuse à toutes les classes et stimulatrice du commerce.
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Samedi 14 septembre 1889, à 1 heure et demie du soir, au palais du Trocadéro.
Présidence de M. J. MAGNIN.
M. Mag.mn, président, constate l’excellent accueil qu’ont reçu les membres du Congrès dans leur visite du matin à l’hôtel des Monnaies. Il vient d’être informé par M. Ruau, le directeur de cet établissement, qu’un souvenir allait être offert à chacun des membres du Congrès, une médaille portant sur l’une des faces l’édifice de la Monnaie de Paris et sur l’autre face la date de la visite des membres du Congrès. Il remercie au nom du Congrès M. Ruau de cette gracieuse attention. Des applaudissements unanimes appuient les paroles du Président.
La discussion est reprise.
M. Foxwell, de l’Université de Cambridge, professeur d’économie politique à l’Université de Londres, prononce en anglais un discours que M. Arthur Raffalovich traduit immédiatement avec une facilité et une exactitude auxquelles la réunion rend un hommage bien mérité.
M. Foxwell est étonné de la tournure qu’ont prise les débats du Congrès : il croyait à une discussion de mesures pratiques et non à une contestation des principes monétaires. Il dit que M. Giffen, en Angleterre, est seulement opposé à la fixité du rapport de valeur entre les métaux, mais qu’il ne condamne pas le bimétallisme. levons était, dans les derniers temps de sa vie, devenu bimétailiste. Il a propagé les idées françaises sur ce sujet. 11 y a, en effet, une grande différence entre les systèmes bimétalliques particularistes du siècle dernier, que chaque nation adoptait différemment pour se constituer un avantage sur les nations rivales, et le bimétallisme moderne qui vise à constituer une bonne monnaie internationale. Le mouvement bimétallique anglais a pour foyer principal Manchester et non la cité de Londres, qui est beaucoup trop préoccupée des affaires.
En France, on fait bien moins attention qu’en Angleterre à la baisse des prix; il y a là pourtant une question sociale, et c’est quand l’orateur a reconnu le côté social de la question qu’il est devenu bimétailiste avec enthousiasme.
En Angleterre, on désire surtout la stabilité des prix; M. Levasseur prétend aussi la réclamer, mais le bon marché continu et croissant, qu’il veut aussi, n’est pas la stabilité.
On peut concevoir des prix stables et des salaires croissants, ou des salaires stationnaires avec des prix décroissants. Pour l’ouvrier, socialement, politiquement, ce n’est pas la même chose. Ce qu’il faut à l’ouvrier, c’est une augmentation de salaire. C’est ainsi que la hausse des prix est avantageuse à toutes les classes et stimulatrice du commerce.
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