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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCÈS-VERBAUX SOMMAIRES PAR M. LE DOCTEUR A. CARTAZ, ancien élève des hôpitaux de Paris, secrétaire du Congrès (p.1)
- COMITÉ D'ORGANISATION (p.3)
- Séance d'ouverture. 16 septembre. Présidence de M. GARIEL, puis de M. GELLÉ (p.4)
- Séance du 16 septembre (soir). Présidence de M. GOUGUENHEIM (p.7)
- Séance du 17 septembre (matin). Présidence de M. GELLÉ (p.9)
- Séance du 17 septembre (soir). Présidence de M. LOEWENBERG (p.12)
- Séance du 18 septembre (matin). Présidence de M. MOURE (p.16)
- Séance du 18 septembre (soir). Présidence de M. GELLÉ (p.19)
- Séance du 19 septembre (matin). Présidence de M. MOURE (p.21)
- Séance du 19 septembre (soir). Présidence de M. GELLÉ (p.25)
- Séance du 20 septembre (matin). Présidence de M. GELLÉ (p.29)
- Séance du 20 septembre (soir). Présidence de M. LOEWENBERG (p.33)
- Séance du 21 septembre. Présidence de M. GELLÉ (p.35)
- Dernière image
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(éviter l’introduction des aliments dans les bronches, d’où nécessite' de nourrir à la sonde œsophagienne).
6. M. le docteur Egidi présente un dilatateur bivalve permanent de la trachée.
Discussion. — M. Moure trouve que la canule avec mandrin de Krishaber-Péan supprime toutes difficultés d’introduction. L’appareil de M. Egidi lui semble compliqué et, après deux ou trois jours, le passage peut être obstrué par les parties enflammées. En cas de corps étrangers, il préfère l’écartement des lèvres de la trachée avec deux épingles à cheveux.
M. Charazag se sert du porte-canules et, dans dix opérations faites depuis un an, n’a jamais éprouvé de difficultés pour l’introduction.
7. M. le doctour Cartaz (de Paris). — De Tictus laryngé.
M. Cartaz, après avoir rappelé les observations antérieures, au nombre de vingt et une, publiées depuis les premiers faits du professeur Charcot, relate quatre cas d’ictus laryngé.
Les deux premiers sont des faits classiques survenus chez des arthritiques goutteux, à l’occasion d’une laryngo-bronchite légère. Au milieu d’une quinte de toux, les malades ont été pris de sensation de vertige, puis ont eu une perte de connaissance d’une durée de quelques secondes. Dans un de ces cas, le point de départ de l’irritation laryngée était une hypertrophie du tissu adénoïde de la base de la langue, venant frotter contre l’épiglotte. La cautérisation de ce tissu fit disparaître les quintes de toux et les accidents de vertige syncopal. Chez un troisième malade, la syphilis était la cause directe des accès.
Enfin le quatrième cas a été observé chez un tabétique avéré; avec de petites crises de spasme, le malade a eu, en quelques mois, huit grandes crises d’ictus. Chez tous ces malades, il existait une hyperesthésie de la muqueuse du larynx.
M. Cartaz discute les opinions émises sur la pathogénie de ces accidents et pense que dans la majorité des cas il s’agit de troubles réflexes causés par î’hyperexcitabilité de la muqueuse des voies aériennes supérieures, excitation transmise aux centres bulbaires par les filets du pneumogastrique et déterminant tantôt de simples troubles passagers, vertigineux, spasmodiques, tantôt une véritable syncope, un ictus complet. Ce n’est que dans une catégorie restreinte de cas que l’on peut invoquer (observations de Charcot, Garelj, comme cause déterminante, les troubles asphyxiques causés par la violence des quintes de toux.
Discussion. — M. Gellé (de Paris) a observé un cas d’ictus chez un vieillard de 70 ans, atteint de catarrhe pharyngien et d’une légère surdité avec vertige. Étant à table, il fut pris d’une quinte de toux et tomba sans connaissance. Il pense que le larynx était l’origine de l’excitation, mais que l’oreille était la vraie cause de l’ictus.
M, le docteur Brébion (de Lyon) pense que quelques cas d’ictus laryngés peuvent être regardés comme d’origine nasale. Il se base sur ce que dans un cas il a produit l’ictus par un attouchement sur un cornet sain. Il croit que la pharyngite qui se remarque dans la plupart des cas avant la crise est toujours accompagnée d’un gonflement et d’une inflammation, légère si on
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(éviter l’introduction des aliments dans les bronches, d’où nécessite' de nourrir à la sonde œsophagienne).
6. M. le docteur Egidi présente un dilatateur bivalve permanent de la trachée.
Discussion. — M. Moure trouve que la canule avec mandrin de Krishaber-Péan supprime toutes difficultés d’introduction. L’appareil de M. Egidi lui semble compliqué et, après deux ou trois jours, le passage peut être obstrué par les parties enflammées. En cas de corps étrangers, il préfère l’écartement des lèvres de la trachée avec deux épingles à cheveux.
M. Charazag se sert du porte-canules et, dans dix opérations faites depuis un an, n’a jamais éprouvé de difficultés pour l’introduction.
7. M. le doctour Cartaz (de Paris). — De Tictus laryngé.
M. Cartaz, après avoir rappelé les observations antérieures, au nombre de vingt et une, publiées depuis les premiers faits du professeur Charcot, relate quatre cas d’ictus laryngé.
Les deux premiers sont des faits classiques survenus chez des arthritiques goutteux, à l’occasion d’une laryngo-bronchite légère. Au milieu d’une quinte de toux, les malades ont été pris de sensation de vertige, puis ont eu une perte de connaissance d’une durée de quelques secondes. Dans un de ces cas, le point de départ de l’irritation laryngée était une hypertrophie du tissu adénoïde de la base de la langue, venant frotter contre l’épiglotte. La cautérisation de ce tissu fit disparaître les quintes de toux et les accidents de vertige syncopal. Chez un troisième malade, la syphilis était la cause directe des accès.
Enfin le quatrième cas a été observé chez un tabétique avéré; avec de petites crises de spasme, le malade a eu, en quelques mois, huit grandes crises d’ictus. Chez tous ces malades, il existait une hyperesthésie de la muqueuse du larynx.
M. Cartaz discute les opinions émises sur la pathogénie de ces accidents et pense que dans la majorité des cas il s’agit de troubles réflexes causés par î’hyperexcitabilité de la muqueuse des voies aériennes supérieures, excitation transmise aux centres bulbaires par les filets du pneumogastrique et déterminant tantôt de simples troubles passagers, vertigineux, spasmodiques, tantôt une véritable syncope, un ictus complet. Ce n’est que dans une catégorie restreinte de cas que l’on peut invoquer (observations de Charcot, Garelj, comme cause déterminante, les troubles asphyxiques causés par la violence des quintes de toux.
Discussion. — M. Gellé (de Paris) a observé un cas d’ictus chez un vieillard de 70 ans, atteint de catarrhe pharyngien et d’une légère surdité avec vertige. Étant à table, il fut pris d’une quinte de toux et tomba sans connaissance. Il pense que le larynx était l’origine de l’excitation, mais que l’oreille était la vraie cause de l’ictus.
M, le docteur Brébion (de Lyon) pense que quelques cas d’ictus laryngés peuvent être regardés comme d’origine nasale. Il se base sur ce que dans un cas il a produit l’ictus par un attouchement sur un cornet sain. Il croit que la pharyngite qui se remarque dans la plupart des cas avant la crise est toujours accompagnée d’un gonflement et d’une inflammation, légère si on
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