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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL DES SCIENCES ETHNOGRAPHIQUES (p.5)
- Séance d'ouverture. Lundi 30 septembre 1889 (p.7)
- SECTION I. SECTION D'ETHNOLOGIE GENERALE (p.12)
- SECTION II. ETHIQUE, ETHNODICEE ET SOCIOLOGIE (p.19)
- SECTION III. PSYCHOLOGIE ETHNOGRAPHIQUE (p.25)
- SECTION IV. RELIGIONS COMPAREES (p.35)
- SOUS-SECTION. ETUDES BOUDDHIQUES (p.42)
- SECTION V. LINGUISTIQUE (p.47)
- SECTION VI. ARCHEOLOGIE ET BEAUX-ARTS (p.50)
- SECTION VII. SECTION D'ETHNOGRAPHIE DESCRIPTIVE (p.51)
- Clôture du Congrès (p.58)
- Dernière image
—«.( 12 >
SECTION I.
SECTION D’ETHNOLOGIE GÉNÉRALE.
Séance du mardi 1er octobre 1889 à 10 heures du matin.
Présidence de M. le docteur VERRIER, vice-président.
La séance est ouverte à îo heures du matin à l’hôtel de la Société d’Ethno-graphie, 28, rue Mazarine.
Excusés : MM. Hément, président, et Prêt, délégués pour représenter la Société d’Ethnographie aux obsèques du général Faidherbe.
Lecture : i° d’une lettre de M. le Rapporteur général des Congrès concernant l’impression des procès-verbaux sommaires des séances du Congrès; 20 d’un télégramme de félicitations de la Société d’Ethnographie de Moscou ; 3° d’une lettre de M. le docteur Berchon, président de la Société d’Anthropologie de Bordeaux, contenant une communication sur certaines pratiques funéraires (renvoyée à la section d’Éthique).
Des remerciements sont adressés à la Société d’Ethnographie de Moscou.
M. de Rosny fait une déclaration sur les principes de l’ethnographie, contenant le résumé des opinions et de la méthode qu’il désirerait voir adoptée dans les travaux du Congrès comme elles l’ont été dans ceux de la Société d’Ethnographie.
M. de Rosny est parvenu, après bien des années de discussions, à faire admettre par la grande majorité des membres de la Société d’Ethnographie une définition de cette science qui a l’avantage de déterminer clairement la ligne de séparation entre les études ethnographiques et les études anthropologiques. Si elle était reconnue par le Congrès, elle deviendrait la base solide de toutes les investigations, et, en donnant à l’ethnographie un caractère indiscutable d’autonomie, permettrait d’aborder une foule de problèmes intéressants et d’une utilité pratique de premier ordre :
«L’ethnographie est la science des sociétés humaines, dont la caractéristique essentielle est la civilisation. » Elle est donc la science de la civilisation, l’étude de l’évolution intellectuelle des sociétés humaines. L’anthropologie, histoire naturelle de l’homme, s’occupe de l’homme individuel et des races humaines au point de vue zoologique. « L’ethnographie n’est plus, a dit M. Oppert, dans la période laborieuse de l’enfantement; c’est une science fondée.» Il importe beaucoup, pour les travaux du Congrès, que cette parole de M. Oppert soit confirmée et universellement admise.
M. Gaultier de Claurry demande à M. de Rosny dans quelle mesure cette déclaration engage les membres du Congrès. Dans le cas où l’exposé des opinions qu’elle contient serait fait au nom du Congrès, M. Gaultier de Claubry déclare qu’il ne pourrait laisser engager sa responsabilité personnelle, n’étant nullement hostile au transformisme et par suite à l’idée de l’origine ani-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,92 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
SECTION I.
SECTION D’ETHNOLOGIE GÉNÉRALE.
Séance du mardi 1er octobre 1889 à 10 heures du matin.
Présidence de M. le docteur VERRIER, vice-président.
La séance est ouverte à îo heures du matin à l’hôtel de la Société d’Ethno-graphie, 28, rue Mazarine.
Excusés : MM. Hément, président, et Prêt, délégués pour représenter la Société d’Ethnographie aux obsèques du général Faidherbe.
Lecture : i° d’une lettre de M. le Rapporteur général des Congrès concernant l’impression des procès-verbaux sommaires des séances du Congrès; 20 d’un télégramme de félicitations de la Société d’Ethnographie de Moscou ; 3° d’une lettre de M. le docteur Berchon, président de la Société d’Anthropologie de Bordeaux, contenant une communication sur certaines pratiques funéraires (renvoyée à la section d’Éthique).
Des remerciements sont adressés à la Société d’Ethnographie de Moscou.
M. de Rosny fait une déclaration sur les principes de l’ethnographie, contenant le résumé des opinions et de la méthode qu’il désirerait voir adoptée dans les travaux du Congrès comme elles l’ont été dans ceux de la Société d’Ethnographie.
M. de Rosny est parvenu, après bien des années de discussions, à faire admettre par la grande majorité des membres de la Société d’Ethnographie une définition de cette science qui a l’avantage de déterminer clairement la ligne de séparation entre les études ethnographiques et les études anthropologiques. Si elle était reconnue par le Congrès, elle deviendrait la base solide de toutes les investigations, et, en donnant à l’ethnographie un caractère indiscutable d’autonomie, permettrait d’aborder une foule de problèmes intéressants et d’une utilité pratique de premier ordre :
«L’ethnographie est la science des sociétés humaines, dont la caractéristique essentielle est la civilisation. » Elle est donc la science de la civilisation, l’étude de l’évolution intellectuelle des sociétés humaines. L’anthropologie, histoire naturelle de l’homme, s’occupe de l’homme individuel et des races humaines au point de vue zoologique. « L’ethnographie n’est plus, a dit M. Oppert, dans la période laborieuse de l’enfantement; c’est une science fondée.» Il importe beaucoup, pour les travaux du Congrès, que cette parole de M. Oppert soit confirmée et universellement admise.
M. Gaultier de Claurry demande à M. de Rosny dans quelle mesure cette déclaration engage les membres du Congrès. Dans le cas où l’exposé des opinions qu’elle contient serait fait au nom du Congrès, M. Gaultier de Claubry déclare qu’il ne pourrait laisser engager sa responsabilité personnelle, n’étant nullement hostile au transformisme et par suite à l’idée de l’origine ani-
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