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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL DES SCIENCES ETHNOGRAPHIQUES (p.5)
- Séance d'ouverture. Lundi 30 septembre 1889 (p.7)
- SECTION I. SECTION D'ETHNOLOGIE GENERALE (p.12)
- SECTION II. ETHIQUE, ETHNODICEE ET SOCIOLOGIE (p.19)
- SECTION III. PSYCHOLOGIE ETHNOGRAPHIQUE (p.25)
- SECTION IV. RELIGIONS COMPAREES (p.35)
- SOUS-SECTION. ETUDES BOUDDHIQUES (p.42)
- SECTION V. LINGUISTIQUE (p.47)
- SECTION VI. ARCHEOLOGIE ET BEAUX-ARTS (p.50)
- SECTION VII. SECTION D'ETHNOGRAPHIE DESCRIPTIVE (p.51)
- Clôture du Congrès (p.58)
- Dernière image
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M. Désiré Pector a fourni les dessins exacts des signes hiératiques représentant douze de ces villes pour former les panneaux de faïence qui ornent les deux faces latérales du pavillon du Salvador à l’Exposition universelle. La partie du Salvador où le type nahuatl au poiut de vue physique et intellectuel se soit conservé avec encore assez de pureté est la côle du Pacifique. On y trouve les indiens Izalcos et Naliuizalcos, et ceux de la côte du Baume, appelée jadis de Tonalà. Deux ports du même nom existent actuellement au Mexique, l’un sur l’Atlantique, l’autre sur le Pacifique. Le Dr Palacio, Squier et le Dr David Guzman ont publié sur ces indiens des renseignements très curieux.
Au Guatemala. — Vers la partie orientale, sur la côte du Pacifique, on peut noter la présence de tribus nahua : c’étaient aussi des Pipiles, occupant le territoire compris entre le rio Mickatoyatl et le rio des Esclaves, avec Amatit-lan, Escuintla, Petapa, comme centres très civilisés.
Avant de terminer avec les débris de race nahuatl trouvés au Centre-Amérique , il est bon d’attirer l’attention sur la grande quantité de noms de localités d’étymologie nahuatl, qui laisserait supposer que toutes les parties du Centre-Amérique furent un temps absorbées entièrement par les Nahua. Or ceci serait une erreur. Les conquérants nahua imposèrent bien leurs désignations nahua aux localités vaincues par eux; mais ils agirent de même avec des lieux dont ils ne purent soumettre les habitants. Aussi plusieurs villes ont-elles eu et ont encore deux noms, l’autochtone et le nahuatl. Par exemple, la capitale actuelle du département de los Altos (Guatemala), Quezaltenango, a une appellation nahuatl, quoique son vrai nom soitXelapig dans la langue des Kichés, les véritables habitants du pays.
Conclusion. — De cette énumération très rapide et succincte des peuplades ayant habité l’Amérique centrale avant la conquête espagnole, on pourrait conclure :
i° Que les migrations humaines, en cette partie de l’Amérique, se portèrent du Nord vers le Sud;
2° Que trois de ces courants ou flots envahisseurs prirent leur origine au Nord-Ouest. Ce sont :
1.. Le courant chontal, qui dut provenir des régions les plus septentrionales, froides et montagneuses de l’Amérique. Car, partout où l’on en retrouve des traces,c’est en pays de montagne, à la frontière du Guatemala et du Salvador, au Nord du département de San Miguel (Salvador), dans toute la partie Nord-Est du Honduras. Ce même flot, arrivé au cap Gracias àDias, dut changer de direction, suivre toute la côte des Moskitos, descendre du Nicaragua et toujours en suivant la côte de la mer des Antilles, aboutir au territoire actuel des Talamancas;
2. Le oourant mangue, prenant son origine à Chapas, paraît avoir été habitué aux plaines et aux pays chauds. On en retrouve des traces chez les Uluas au Honduras, dans la province de Chaparristique au Salvador, et enfin sur toute la côte Pacifique du Nicaragua et du Costa Rica;
3. Le courant nahuatl, de plaine et de terre chaude, signalant sà présence physique réelle à la côte Pacifique du Guatemala, du Salvador et du Nica-
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M. Désiré Pector a fourni les dessins exacts des signes hiératiques représentant douze de ces villes pour former les panneaux de faïence qui ornent les deux faces latérales du pavillon du Salvador à l’Exposition universelle. La partie du Salvador où le type nahuatl au poiut de vue physique et intellectuel se soit conservé avec encore assez de pureté est la côle du Pacifique. On y trouve les indiens Izalcos et Naliuizalcos, et ceux de la côte du Baume, appelée jadis de Tonalà. Deux ports du même nom existent actuellement au Mexique, l’un sur l’Atlantique, l’autre sur le Pacifique. Le Dr Palacio, Squier et le Dr David Guzman ont publié sur ces indiens des renseignements très curieux.
Au Guatemala. — Vers la partie orientale, sur la côte du Pacifique, on peut noter la présence de tribus nahua : c’étaient aussi des Pipiles, occupant le territoire compris entre le rio Mickatoyatl et le rio des Esclaves, avec Amatit-lan, Escuintla, Petapa, comme centres très civilisés.
Avant de terminer avec les débris de race nahuatl trouvés au Centre-Amérique , il est bon d’attirer l’attention sur la grande quantité de noms de localités d’étymologie nahuatl, qui laisserait supposer que toutes les parties du Centre-Amérique furent un temps absorbées entièrement par les Nahua. Or ceci serait une erreur. Les conquérants nahua imposèrent bien leurs désignations nahua aux localités vaincues par eux; mais ils agirent de même avec des lieux dont ils ne purent soumettre les habitants. Aussi plusieurs villes ont-elles eu et ont encore deux noms, l’autochtone et le nahuatl. Par exemple, la capitale actuelle du département de los Altos (Guatemala), Quezaltenango, a une appellation nahuatl, quoique son vrai nom soitXelapig dans la langue des Kichés, les véritables habitants du pays.
Conclusion. — De cette énumération très rapide et succincte des peuplades ayant habité l’Amérique centrale avant la conquête espagnole, on pourrait conclure :
i° Que les migrations humaines, en cette partie de l’Amérique, se portèrent du Nord vers le Sud;
2° Que trois de ces courants ou flots envahisseurs prirent leur origine au Nord-Ouest. Ce sont :
1.. Le courant chontal, qui dut provenir des régions les plus septentrionales, froides et montagneuses de l’Amérique. Car, partout où l’on en retrouve des traces,c’est en pays de montagne, à la frontière du Guatemala et du Salvador, au Nord du département de San Miguel (Salvador), dans toute la partie Nord-Est du Honduras. Ce même flot, arrivé au cap Gracias àDias, dut changer de direction, suivre toute la côte des Moskitos, descendre du Nicaragua et toujours en suivant la côte de la mer des Antilles, aboutir au territoire actuel des Talamancas;
2. Le oourant mangue, prenant son origine à Chapas, paraît avoir été habitué aux plaines et aux pays chauds. On en retrouve des traces chez les Uluas au Honduras, dans la province de Chaparristique au Salvador, et enfin sur toute la côte Pacifique du Nicaragua et du Costa Rica;
3. Le courant nahuatl, de plaine et de terre chaude, signalant sà présence physique réelle à la côte Pacifique du Guatemala, du Salvador et du Nica-
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