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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Table des matières (p.53)
- Comité d'organisation (p.3)
- Comité de patronage (p.5)
- Délégués étrangers (p.7)
- Bureau du Congrès (p.9)
- Séance générale d'ouverture (p.11)
- Visite par le Congrès de la section XI de l'Exposition d'Economie sociale (p.24)
- Deuxième séance générale (p.25)
- Visite par le Congrès des habitations économiques de Passy-Auteuil (p.36)
- Troisième séance générale (p.37)
- Résolutions prises et vœux émis par le Congrès (p.49)
- Dernière image
—w.( 12 )«*—
M. le Président invite MM. Charles Robert, De Naever, le colonel Keyper et Baetzmann, vice-présidents d’honneur, présents à la séance, à venir prendre place au bureau.
M. Siegfried, président, prend la parole en ces termes :
Messieurs ,
Mon premier devoir, en ouvrant ce Congrès, — et j’éprouve une joie véritable à le remplir, — est de vous remercier d’avoir répondu en si grand nombre à notre appel, et de souhaiter la bienvenue aux représentants des nations étrangères , qui nous font l’honneur de participer à nos travaux et de nous apporter le précieux concours de leurs lumières et de leur expérience.
Leur présence, comme notre Congrès lui-même, est une preuve de l’importance qu’a prise, à notre époque, la question des habiiations à bon marché, dans tous les pays civilisés où l’on se préoccupe du bien-être et de l’éducation des classes ouvrières.
L’habitation! Quel rôle considérable elle joue dans la vie! Quelle influence elle exerce sur le bonheur, la sanlé, la moralité!
De nos jours, où la lutte pour la vie tend à devenir de plus en plus difficile, il est plus nécessaire que jamais que l’ouvrier de nos grandes villes trouve dans sa demeure un asile, un lieu aimable et sain, où il puisse rencontrer le repos de l’âme et du corps, un véritable foyer qui lui devienne de plus en plus cher, et qu’il ait hâte de regagner après le travail de la journée.
S’il ne trouve, en rentrant chez lui, qu’un étroit logement, mal tenu, sans charme, où l’air et l’espace lui manquent, qu’une maison banale où sont entassés une foule d’autres ménages non moins misérables que le sien, il n’aura aucun plaisir à rester chez lui.
Aussitôt son repas terminé, il s’en ira chercher au dehors la distraction ou le repos dans un milieu plus agréable, et alors que deviendra la vie de famille? Que deviendront ses rapports avec sa femme et ses enfants? Sera-t-il vraiment époux et père? Remplira-t-il ses devoirs, connaîtra-t-il les joies qu’impliquent ces deux mots sacrés?
Vous le voyez, Messieurs, la question qui nous occupe touche par bien des points à la culture morale, et c’est là ce qui fait sa grandeur.
Il y a plus : il ne suffit pas de procurer à l’ouvrier ou à l’employé une habitation agréable et saine; il faut s’efforcer de lui en procurer une qui soit à lui, qui soit sa maison, qui devienne sa propriété. Or, Messieurs, en poursuivant ce but, on ne fera pas seulement œuvre de philanthropie, on atteindra un grand résultat social.
L’ouvrier propriétaire, c’est l’ouvrier économe, prévoyant, guéri des utopies révolutionnaires et socialistes, c’est l’ouvrier arraché au cabaret!
Car, il faut qu’il acquière la charmante maisonnette dans laquelle il est installé, il ne peut la conquérir que par son travail et sa sagesse, et elle lui est d’autant plus chère, quelle lui coûte plus d’efforts. Et avant même quelle soit bien à lui, il peut en jouir, comme si elle lui appartenait déjà, il en est moralement le propriétaire. Aussi, comme il se plaît à l’embellir, à l’orner, à la tenir en bon état, ainsi que le petit jardin qui l’entoure !
La bienfaisante action qu’exerce sur lui la propriété se fait donc sentir long-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,33 %.
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M. le Président invite MM. Charles Robert, De Naever, le colonel Keyper et Baetzmann, vice-présidents d’honneur, présents à la séance, à venir prendre place au bureau.
M. Siegfried, président, prend la parole en ces termes :
Messieurs ,
Mon premier devoir, en ouvrant ce Congrès, — et j’éprouve une joie véritable à le remplir, — est de vous remercier d’avoir répondu en si grand nombre à notre appel, et de souhaiter la bienvenue aux représentants des nations étrangères , qui nous font l’honneur de participer à nos travaux et de nous apporter le précieux concours de leurs lumières et de leur expérience.
Leur présence, comme notre Congrès lui-même, est une preuve de l’importance qu’a prise, à notre époque, la question des habiiations à bon marché, dans tous les pays civilisés où l’on se préoccupe du bien-être et de l’éducation des classes ouvrières.
L’habitation! Quel rôle considérable elle joue dans la vie! Quelle influence elle exerce sur le bonheur, la sanlé, la moralité!
De nos jours, où la lutte pour la vie tend à devenir de plus en plus difficile, il est plus nécessaire que jamais que l’ouvrier de nos grandes villes trouve dans sa demeure un asile, un lieu aimable et sain, où il puisse rencontrer le repos de l’âme et du corps, un véritable foyer qui lui devienne de plus en plus cher, et qu’il ait hâte de regagner après le travail de la journée.
S’il ne trouve, en rentrant chez lui, qu’un étroit logement, mal tenu, sans charme, où l’air et l’espace lui manquent, qu’une maison banale où sont entassés une foule d’autres ménages non moins misérables que le sien, il n’aura aucun plaisir à rester chez lui.
Aussitôt son repas terminé, il s’en ira chercher au dehors la distraction ou le repos dans un milieu plus agréable, et alors que deviendra la vie de famille? Que deviendront ses rapports avec sa femme et ses enfants? Sera-t-il vraiment époux et père? Remplira-t-il ses devoirs, connaîtra-t-il les joies qu’impliquent ces deux mots sacrés?
Vous le voyez, Messieurs, la question qui nous occupe touche par bien des points à la culture morale, et c’est là ce qui fait sa grandeur.
Il y a plus : il ne suffit pas de procurer à l’ouvrier ou à l’employé une habitation agréable et saine; il faut s’efforcer de lui en procurer une qui soit à lui, qui soit sa maison, qui devienne sa propriété. Or, Messieurs, en poursuivant ce but, on ne fera pas seulement œuvre de philanthropie, on atteindra un grand résultat social.
L’ouvrier propriétaire, c’est l’ouvrier économe, prévoyant, guéri des utopies révolutionnaires et socialistes, c’est l’ouvrier arraché au cabaret!
Car, il faut qu’il acquière la charmante maisonnette dans laquelle il est installé, il ne peut la conquérir que par son travail et sa sagesse, et elle lui est d’autant plus chère, quelle lui coûte plus d’efforts. Et avant même quelle soit bien à lui, il peut en jouir, comme si elle lui appartenait déjà, il en est moralement le propriétaire. Aussi, comme il se plaît à l’embellir, à l’orner, à la tenir en bon état, ainsi que le petit jardin qui l’entoure !
La bienfaisante action qu’exerce sur lui la propriété se fait donc sentir long-
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