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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international de la paix
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  • PAGE DE TITRE
    • COMPTE RENDU SOMMAIRE DES SEANCES (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • Séance d'ouverture. – 23 JUIN 1889 (p.4)
    • DISCOURS DE M. FREDERIC PASSY (p.5)
    • DISCOURS DE M. A. FRANCK (p.11)
    • DISCOURS DE M. CH. LEMONIER (p.11)
    • DISCOURS DE MME BELLA LOCKWOOD (p.12)
    • DISCOURS DE M. DE SANTA ANNA NERY (p.12)
    • RAPPORT DE M. GASTON MORIN (p.13)
    • DISCOURS DE M. A MAZZOLENI (p.16)
    • Séances des 24, 25, 26, 27 juin (mairie du VIe arrondissement) (p.17)
  • Dernière image
—«.( 10 >«—

ce Congrès et que va se réunir dans quelques jours ia première importante conférence internationale parlementaire.

« Oui, j’en suis fier pour mon pays, et c’est avec un bonheur infini que nous avons relevé dans les discours qui ont été prononcés depuis quelques semaines ces appels au travail, à la paix, à la fraternité des peuples, qui sont tombés avec tant d’éloquente émotion d’abord de la bouche du Président de la République, et qui ont été répétés ensuite de proche en proche dans la ville de Paris et ailleurs.

rrII y a quelques jours le commissaire général de l’Angleterre, l’ancien lord-maire, M. Polydore de Kayser, était reçu par le président du conseil municipal qui, en le remerciant des paroles bienveillantes pour la France qu’il avait prononcées, ajoutait : « Ce que nous voudrions, ce serait que notre mai-«son de la ville de Paris pût être la maison commune de tous les amis de la kFrance, de tous les amis de la paix et de la fraternité des peuples.» (Très bien ! Très bien !)

«Je vous demande la permission d’étendre et d’élargir ces paroles, et de dire en souhaitant de nouveau la bienvenue aux hôtes distingués qui nous entourent : Nous voudrions que la France fût la terre commune de tous les amis de la paix, de 1a liberté, de la fraternité, et avant tout de tous les amis du droit, de ce droit qui, dit-on, est primé par la force et qui doit primer la force. ( Vifs applaudissements.)

« Un rapprochement, et j’ai fini.

«On a mis en parallèle souvent le grand-père et le petit-fils, le Carnot organisateur de la victoire et le Carnot qui doit être, comme je l’entendais dire il y a une heure dans la grande salle du Trocadéro par le président de l’Association philotechnique, l’organisateur de la paix et du bien-être dans le pays. (Très bien! Très bien!) Eh bien, l’organisateur de la victoire a défendu son pays, il a défendu le sol sacré de la Patrie contre l’invasion étrangère; l’organisateur de la paix, de la justice et de la concorde, 6i nous savons lui prêter l’aide nécessaire pour qu’il réussisse dans cette tâche, devrait être, à ce qu’il me semble, l’organisateur de la défense de la civilisation contre la barbarie; la civilisation, c’est la paix, et la barbarie, c’est la guerre. (Applaudissements..)

«Messieurs, on a dit et j’ai dit moi-même que nos pères avaient il y a un siècle formulé la déclaration des droits de l’homme et du citoyen; nous avons dit, nous disons et nous répétons, jusqu’à ce que nous ayons obtenu gain de cause, que la véritable manière de fêter le centenaire de la Révolution de 1789, ce serait d’organiser la déclaration des droits des peuples et défaire enfin que les peuples, maîtres d’eux-mêmes, libres dans leur indépendance nationale, renonçant à tout jamais à toute entreprise sacrilège sur le sol et la liberté d’autrui et en même temps invariablement résolus à ne souffrir aucune atteinte sur leur sol et sur leur indépendance, s’habituassent à se regarder avec le respect que se doivent des égaux en droit, avec bienveillance, comme des frères, cl ne poursuivissent plus qu’un but: la marche commune en avant vers le bien-être, la richesse, la lumière et la liberté.» (Très bien! — Très longs applaudissements.)




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