Cnum - Conservatoire numérique des Arts et Métiers - retour page d'accueil
  • À propos
  • Catalogue général
Recherche avancée
  • Aide  
  • roue dentee  
  • Fils RSS des actualités de la bibliothèque numérique
  • Accueil
  •  > 
  • Catalogue général
  •  > 
  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international de psychologie physiologique
  •  > 
  • p.10 - vue 12/44
Première page Page précédente
Page suivante Dernière page Réduire l’image 100% Agrandir l’image Revenir à la taille normale de l’image Adapte la taille de l’image à la fenêtre Rotation antihoraire 90° Rotation antihoraire 90° Imprimer la page
Basculer à gauche  Basculer à droite
Fermer
  • TABLE DES MATIÈRES
  • RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
  • TEXTE OCÉRISÉ
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
    • PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • COMITE DE PATRONAGE (p.4)
    • PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
    • 1. Sens musculaires (p.7)
    • II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
    • III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
    • IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
    • V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
    • VII. Les poisons psychiques (p.10)
    • VIII. Hérédité (p.11)
    • IX. Hypnotisme (p.12)
    • Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
    • Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
    • SEANCES DES SECTIONS (p.25)
    • Section de l'hypnotisme (p.25)
    • Section de l'hérédité (p.27)
    • Section du sens musculaire (p.29)
    • section des hallucinations (p.30)
    • SEANCES GENERALES (p.35)
  • Dernière image
K 10

VH. Les poisons psychiques.

Il est démontre' que les poisons portent leur action sur tel ou tel tissu, de manière que les effets de chaque poison soient localisés à un trouble fonctionnel plus ou moins limité.

Ainsi l’oxyde de carbone agit sur les globules du sang, le curare empoisonne les plaques terminales motrices des muscles, l’atropine paralyse les terminaisons du nerf de la troisième paire. Il en est de même pour les poisons psychiques. Ils portent d’abord leur action sur l’appareil intellectuel, c’est-à-dire sur les éléments cellulaires du cerveau qui président à l’intelligence, tout en respectant les autres éléments anatomiques et les autres fonctions physiologiques.

Nous croyons devoir émettre à cet égard les propositions suivantes qu’il sera intéressant de soumettre à une discussion approfondie :

I. Les poisons psychiques agissent sur l’homme avec une intensité bien plus grande que chez les animaux, et il suffit, avec les poisons psychiques, chez l’homme, d’une faible dose pour produire des effets bien plus marqués que chez un animal.

II. Le premier effet d’un poison psychique est une certaine stimulation intellectuelle, caractérisée par de l’hyperidéation avec une diminution du pouvoir de l’attention active et une exagération des sentiments affectifs.

III. A un degré plus avancé ou, autrement dit, avec une dose plus forte, l’effet est une hyperidéation désordonnée qui est l'ivresse. Le pouvoir de l’attention active est aboli, la mémoire est diminuée et l’association des idées est presque irrésistible et délirante.

IV. A une dose plus forte, l’effet est une anesthésie plus ou moins profonde et le sommeil. Il n’y a que des transitions insaisissables entre la stimulation, l’ivresse et le sommeil. Chaque poison imprime à l’ivresse une forme spéciale, des périodes de stimulation, d’ivresse ou de coma plus ou moins caractérisées.

V. La durée des phénomènes toxiques est en rapport surtout avec la facilité d’élimination de la substance toxique. Les substances très volatiles, comme le bromure d’e'thyle, par exemple, ou le chlorure de méthyle, ne peuvent donner qu’une ivresse très passagère. L’ivresse alcoolique est plus longue que l’ivresse de l’éther, mais elle passe plus vite que l’ivresse de l’essence d’absinthe ou de l’essence de hachisch, qui sont l’une et l’autre moins volatiles que l’alcool. L’action des alcaloïdes psychiques est plus longue encore; car l’élimination des substances non volatiles, se faisant par les reins et non par les poumons, est forcément de plus longue durée.

VI. Les principaux poisons psychiques sont les alcools et les éthers d’une part, et, d’autre part, certains alcaloïdes. Parmi les alcools et les éthers, ceux qui sont insolubles ou peu solubles dans l’eau ont un effet anesthésique plus net que l’effet de l’ivresse. Quant aux alcaloïdes à effet psychique prédominant, on ne peut guère citer que la morphine et la cocaïne, peut-être aussi l’atropine.

VIL Chaque poison psychique a un effet psychologique spécial qui le caractérise plus ou moins. Les différents vins ne donneut pas la même espece d’ivresse. Ainsi l’ivresse du vin de Champagne est plus gaie que celle des vins




Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,59 %.

La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.