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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
- 1. Sens musculaires (p.7)
- II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
- III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
- IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
- V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
- VII. Les poisons psychiques (p.10)
- VIII. Hérédité (p.11)
- IX. Hypnotisme (p.12)
- Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
- Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
- SEANCES DES SECTIONS (p.25)
- Section de l'hypnotisme (p.25)
- Section de l'hérédité (p.27)
- Section du sens musculaire (p.29)
- section des hallucinations (p.30)
- SEANCES GENERALES (p.35)
- Dernière image
—«.( 11 )*-*—
lourds. L’ivresse de la bière et du gin est triste. Celle de l’absinthe est le plus souvent furieuse. Dans l’ivresse du hachisch, il y a une acuité remarquable de la mémoire et des sensibilités perceptives.
VIII. Il faut faire dans les poisons psychiques une place à part au café, au thé, au tabac. D’abord on ne connaît pas exactement quelle est la partie vraiment active d’une infusion de café ou de thé. On ne sait pas non plus si, dans la fumée du tabac, ce sont les éthers cyanhydriques et l’ammoniaque qui agissent, ou bien si c’est la nicotine volatilisée. En tout cas, le thé, le café, le tabac produisent une stimulation intellectuelle incontestable qui ne peut pas aller jusqu’à l'ivresse; car, à dose plus forte, ces poisons agissent sur le cœur et l’innervation du cœur. Les effets toxiques généraux qui apparaissent alors masquent les effets psychiques moins accentués.
IX. Comme l’intégrité de la circulation et de la respiration est indispensable au fonctionnement régulier de l’appareil intellectuel, il s’ensuit que, dans une asphyxie quelconque, il existe un trouble notable des fonctions psychiques. C’est un empoisonnement par défaut d’oxygène, comme ce qu’on a observé dans le mal des montagnes. Mais ce trouble est secondaire et non primitif.
X. Les poisons métalliques ne produisent pas en général d’effet psychique; peut-être n’agissent-ils sur l’intelligence que par le trouble profond qu’ils apportent à la circulation et à la respiration.
XI. Il n’y a pas de contrepoisons aux poisons psychiques. Le seul antagonisme bien évident, et d’ailleurs très difficile à expliquer, c’est l’antagonisme de la morphine et du café.
XII. Les poisons psychiques produisent tantôt la saturation, tantôt l’accoutumance. La saturation s’observe manifestement pour l’alcool, de sorte que certains individus saturés d’alcool s’enivrent avec des quantités très faibles. Au contraire, dans le cas d’accoutumance, il faut des doses de plus en plus fortes pour avoir quelque effet : c’est le cas de la morphine.
XIII. La cause de ces intoxications est certainement d’origine chimique; mais il est, dans l’état actuel de la science, impossible d’établir le moindre rapport entre un phénomène intellectuel et une combinaison chimique intracérébrale. On ne voit même pas comment le problème pourra être abordé.
XIV. Il est remarquable de voir que les hommes, à quelque race qu’ils appartiennent, quels que soient les mœurs, les religions, les climats, aient besoin d’un stimulant intellectuel, que ce soit l’alcool, le thé, le café, le hachisch, la coca, l’opium ou le tabac.
Ch. R.
VHI. Hérédité.
Les questions relatives à l’hérédité sont laissées à l’appréciation des membres du Congrès, qui auront à formuler des conclusions précises et à indiquer les desiderata de la science à ce sujet.
Il paraît nécessaire de formuler un questionnaire général qui permettrait de recueillir dans les différents pays des documents indispensables pour 1 étude approfondie de l’hérédité.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,43 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
lourds. L’ivresse de la bière et du gin est triste. Celle de l’absinthe est le plus souvent furieuse. Dans l’ivresse du hachisch, il y a une acuité remarquable de la mémoire et des sensibilités perceptives.
VIII. Il faut faire dans les poisons psychiques une place à part au café, au thé, au tabac. D’abord on ne connaît pas exactement quelle est la partie vraiment active d’une infusion de café ou de thé. On ne sait pas non plus si, dans la fumée du tabac, ce sont les éthers cyanhydriques et l’ammoniaque qui agissent, ou bien si c’est la nicotine volatilisée. En tout cas, le thé, le café, le tabac produisent une stimulation intellectuelle incontestable qui ne peut pas aller jusqu’à l'ivresse; car, à dose plus forte, ces poisons agissent sur le cœur et l’innervation du cœur. Les effets toxiques généraux qui apparaissent alors masquent les effets psychiques moins accentués.
IX. Comme l’intégrité de la circulation et de la respiration est indispensable au fonctionnement régulier de l’appareil intellectuel, il s’ensuit que, dans une asphyxie quelconque, il existe un trouble notable des fonctions psychiques. C’est un empoisonnement par défaut d’oxygène, comme ce qu’on a observé dans le mal des montagnes. Mais ce trouble est secondaire et non primitif.
X. Les poisons métalliques ne produisent pas en général d’effet psychique; peut-être n’agissent-ils sur l’intelligence que par le trouble profond qu’ils apportent à la circulation et à la respiration.
XI. Il n’y a pas de contrepoisons aux poisons psychiques. Le seul antagonisme bien évident, et d’ailleurs très difficile à expliquer, c’est l’antagonisme de la morphine et du café.
XII. Les poisons psychiques produisent tantôt la saturation, tantôt l’accoutumance. La saturation s’observe manifestement pour l’alcool, de sorte que certains individus saturés d’alcool s’enivrent avec des quantités très faibles. Au contraire, dans le cas d’accoutumance, il faut des doses de plus en plus fortes pour avoir quelque effet : c’est le cas de la morphine.
XIII. La cause de ces intoxications est certainement d’origine chimique; mais il est, dans l’état actuel de la science, impossible d’établir le moindre rapport entre un phénomène intellectuel et une combinaison chimique intracérébrale. On ne voit même pas comment le problème pourra être abordé.
XIV. Il est remarquable de voir que les hommes, à quelque race qu’ils appartiennent, quels que soient les mœurs, les religions, les climats, aient besoin d’un stimulant intellectuel, que ce soit l’alcool, le thé, le café, le hachisch, la coca, l’opium ou le tabac.
Ch. R.
VHI. Hérédité.
Les questions relatives à l’hérédité sont laissées à l’appréciation des membres du Congrès, qui auront à formuler des conclusions précises et à indiquer les desiderata de la science à ce sujet.
Il paraît nécessaire de formuler un questionnaire général qui permettrait de recueillir dans les différents pays des documents indispensables pour 1 étude approfondie de l’hérédité.
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