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- TABLE DES MATIÈRES
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
- 1. Sens musculaires (p.7)
- II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
- III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
- IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
- V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
- VII. Les poisons psychiques (p.10)
- VIII. Hérédité (p.11)
- IX. Hypnotisme (p.12)
- Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
- Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
- SEANCES DES SECTIONS (p.25)
- Section de l'hypnotisme (p.25)
- Section de l'hérédité (p.27)
- Section du sens musculaire (p.29)
- section des hallucinations (p.30)
- SEANCES GENERALES (p.35)
- Dernière image
SÉANCE D’OUVERTURE.
*Q<S3t
Mardi 6 août 1889.
Présidence de M. RÎBOT.
DISCOURS DE M. RIBOT, PRÉSIDENT.
Messieurs,
Je regrette que l’absence de notre Président et de mes collègues à la vice-présidence m’ait imposé une mission qu’ils auraient remplie avec plus d’autorité que moi : celle de souhaiter la bienvenue aux savants des divers pays qui ont répondu à notre appel et se sont réunis ici pour inaugurer le premier Congrès de psychologie physiologique.
Notre entreprise, il est bon de le rappeler en commençant, est une nouveauté; elle est sans précédent. Dans ce siècle oiï les congrès scientifiques sont devenus une institution, où chimistes, physiciens, naturalistes, biologistes, médecins, se réunissent chaque année pour se communiquer les résultats de leurs recherches, pour dresser le bilan de leur science et — ce qui vaut peut-être encore mieux — pour nouer ou raffermir des relations personnelles, la psychologie n’avait encore tenté rien de pareil; nous avons même été devancés dans un ordre de recherches bien voisines des nôtres, l’anthropologie criminelle, qui a tenu à Rome son premier Congrès, en i885. Jusqu’ici ceux qui, dans tous les pays civilisés, s’intéressent aux études psychologiques, n’avaient entre eux d’autre lien que leurs aspirations communes et quelques correspondances souvent trop rares et nécessairement limitées. Pour la première fois nous faisons corps, nous affirmons notre solidarité par un acte, nous témoignons que la psychologie, comme toute autre science, n’est pas comprise dans les limites étroites d’un pays. Et permettez-moi de vous faire à ce sujet un aveu personnel qui n’est pas à mon éloge. Il y a huit ans, en 1881, l’un des membres de cette réunion m’adressa de Lemberg un programme complet de congrès international pour la psychologie physiologique. Cette entreprise me parut alors fort séduisante et quelque peu chimérique. Je m empressai toutefois de publier l’appel adressé par notre collègue aux psychologues, espérant qu’il porterait ses fruits dans des temps lointains. Je ne comptais pas sur une éclosion si rapide: je m’accuse de n’avoir pas eu assez de foi, et je suis aussi heureux que personne que les événements m’aient donné
Je n’ai pas à vous dire comment notre réunion comprend la psychologie. Quand on s’adresse au grand public, il y a des déclarations préliminaires qui sont indispensables. Pendant tant de siècles, on s’est habitué à faire une part
3.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,93 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
*Q<S3t
Mardi 6 août 1889.
Présidence de M. RÎBOT.
DISCOURS DE M. RIBOT, PRÉSIDENT.
Messieurs,
Je regrette que l’absence de notre Président et de mes collègues à la vice-présidence m’ait imposé une mission qu’ils auraient remplie avec plus d’autorité que moi : celle de souhaiter la bienvenue aux savants des divers pays qui ont répondu à notre appel et se sont réunis ici pour inaugurer le premier Congrès de psychologie physiologique.
Notre entreprise, il est bon de le rappeler en commençant, est une nouveauté; elle est sans précédent. Dans ce siècle oiï les congrès scientifiques sont devenus une institution, où chimistes, physiciens, naturalistes, biologistes, médecins, se réunissent chaque année pour se communiquer les résultats de leurs recherches, pour dresser le bilan de leur science et — ce qui vaut peut-être encore mieux — pour nouer ou raffermir des relations personnelles, la psychologie n’avait encore tenté rien de pareil; nous avons même été devancés dans un ordre de recherches bien voisines des nôtres, l’anthropologie criminelle, qui a tenu à Rome son premier Congrès, en i885. Jusqu’ici ceux qui, dans tous les pays civilisés, s’intéressent aux études psychologiques, n’avaient entre eux d’autre lien que leurs aspirations communes et quelques correspondances souvent trop rares et nécessairement limitées. Pour la première fois nous faisons corps, nous affirmons notre solidarité par un acte, nous témoignons que la psychologie, comme toute autre science, n’est pas comprise dans les limites étroites d’un pays. Et permettez-moi de vous faire à ce sujet un aveu personnel qui n’est pas à mon éloge. Il y a huit ans, en 1881, l’un des membres de cette réunion m’adressa de Lemberg un programme complet de congrès international pour la psychologie physiologique. Cette entreprise me parut alors fort séduisante et quelque peu chimérique. Je m empressai toutefois de publier l’appel adressé par notre collègue aux psychologues, espérant qu’il porterait ses fruits dans des temps lointains. Je ne comptais pas sur une éclosion si rapide: je m’accuse de n’avoir pas eu assez de foi, et je suis aussi heureux que personne que les événements m’aient donné
Je n’ai pas à vous dire comment notre réunion comprend la psychologie. Quand on s’adresse au grand public, il y a des déclarations préliminaires qui sont indispensables. Pendant tant de siècles, on s’est habitué à faire une part
3.
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