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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
- 1. Sens musculaires (p.7)
- II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
- III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
- IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
- V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
- VII. Les poisons psychiques (p.10)
- VIII. Hérédité (p.11)
- IX. Hypnotisme (p.12)
- Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
- Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
- SEANCES DES SECTIONS (p.25)
- Section de l'hypnotisme (p.25)
- Section de l'hérédité (p.27)
- Section du sens musculaire (p.29)
- section des hallucinations (p.30)
- SEANCES GENERALES (p.35)
- Dernière image
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M. Forel a obtenu à Zurich une moyenne de 80 à 90 p. 100 de gens hypnotisables. Il cite l’expérience de Wellestrund qui, à Stockholm, a obtenu une moyenne encore plus élevée. Il ne croit pas que la suggestibilité soit une particularité congénitale, comme le dit M. Ochorowicz, elle dépend au moins autant de la disposition momentanée du sujet. Certaines personnes peuvent perdre leur suggestibilité.
Quant à l’hypnoscope, il n’y croit p as, il a facilement hypnotisé des personnes absolument insensibles à l’aimant.
M. Delboeuf a obtenu les mêmes résultats avec un hypnoscope vrai et un hypnoscope faux; il met en doute la vertu de l’aimant comme révélateur de la sensibilité hypnotique.
M. Sidgwick (de Londres) n’a pu endormir personne, il se demande s’il n’y aurait pas à ce sujet des différences entre les hypnotiseurs.
M. Ch. Richet croit qu’il pourrait en être ainsi;il a remarqué, pour son compte personnel, une diminution d’influence hypnotique. Il cite à ce sujet l’expérience de Tarchanoff (de Saint-Pétersbourg), qui a pu constater des variations électriques dans le bras d’une personne, lorsque cette personne pense fortement à son bras: Cette expérience est importante; car elle montre que l’action psychique peut s’exercer sur autre chose que les muscles.
M. Fr. Mters (de Londres) cite l'expérience imaginée par Edmund Gurney et qu’il a lui-même répétée plusieurs centaines de fois. Un sujet, sur lequel on peut produire des contractures à l’état de veille, est placé derrière un écran. Il passe les mains dans des trous ménagés à travers cet écran, de façon qu’il ne peut voir ni ses mains ni les personnes situées de l’autre côté. Deux expérimentateurs A et B approchent chacun une main des doigts du sujet, mais sans les toucher. On peut alors observer que seule la main d’A provoque des contractions ou tout au moins les provoque plus facilement. D’un autre côté, l’effet produit par A est rendu plus intense si A concentre sa volonté sur ce qu’il fait. Cette expérience faite dans diverses conditions et avec de minutieuses précautions, est relatée dans le IIe et le IIIe volume des Proceedings of ihe Society for psychical Research (Trubner, London).
M. le Président rappelle une expérience bien connue et qui a quelque analogie avec celle de M. Myers. Pour produire des contractures chez un hypnotisé, il suffit que l’expérimentateur touche une partie du corps du sujet, et aussitôt les contractures apparaissent. Si l’expérimentateur touche un objet quelconque, un bouton de porte par exemple, et si le sujet touche ce même objet après lui, les contractures surviennent, contractures qui n’apparaissent pas si c’est une autre personne que l’expérimentateur qui a touché cet objet. Il se dégage quelque chose qui doit tenir à des propriétés physiques de la main.
M. Bernheim demande si, dans l’expérience de Tarchanoff, il ne s’est pas glissé quelque erreur, si, en pensant à son bras, le sujet n’a pas contracté ses muscles : alors cela rentrerait dans des faits connus. Les expérimentateurs qui ont établi des moyennes de sujets hypnotisables sont arrivés aux mêmes chiffres. Il ne croit pas qu’il y ait dans l’expérimentation une influence personnelle. Ce pouvoir dépend du modus faciendi.
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La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
M. Forel a obtenu à Zurich une moyenne de 80 à 90 p. 100 de gens hypnotisables. Il cite l’expérience de Wellestrund qui, à Stockholm, a obtenu une moyenne encore plus élevée. Il ne croit pas que la suggestibilité soit une particularité congénitale, comme le dit M. Ochorowicz, elle dépend au moins autant de la disposition momentanée du sujet. Certaines personnes peuvent perdre leur suggestibilité.
Quant à l’hypnoscope, il n’y croit p as, il a facilement hypnotisé des personnes absolument insensibles à l’aimant.
M. Delboeuf a obtenu les mêmes résultats avec un hypnoscope vrai et un hypnoscope faux; il met en doute la vertu de l’aimant comme révélateur de la sensibilité hypnotique.
M. Sidgwick (de Londres) n’a pu endormir personne, il se demande s’il n’y aurait pas à ce sujet des différences entre les hypnotiseurs.
M. Ch. Richet croit qu’il pourrait en être ainsi;il a remarqué, pour son compte personnel, une diminution d’influence hypnotique. Il cite à ce sujet l’expérience de Tarchanoff (de Saint-Pétersbourg), qui a pu constater des variations électriques dans le bras d’une personne, lorsque cette personne pense fortement à son bras: Cette expérience est importante; car elle montre que l’action psychique peut s’exercer sur autre chose que les muscles.
M. Fr. Mters (de Londres) cite l'expérience imaginée par Edmund Gurney et qu’il a lui-même répétée plusieurs centaines de fois. Un sujet, sur lequel on peut produire des contractures à l’état de veille, est placé derrière un écran. Il passe les mains dans des trous ménagés à travers cet écran, de façon qu’il ne peut voir ni ses mains ni les personnes situées de l’autre côté. Deux expérimentateurs A et B approchent chacun une main des doigts du sujet, mais sans les toucher. On peut alors observer que seule la main d’A provoque des contractions ou tout au moins les provoque plus facilement. D’un autre côté, l’effet produit par A est rendu plus intense si A concentre sa volonté sur ce qu’il fait. Cette expérience faite dans diverses conditions et avec de minutieuses précautions, est relatée dans le IIe et le IIIe volume des Proceedings of ihe Society for psychical Research (Trubner, London).
M. le Président rappelle une expérience bien connue et qui a quelque analogie avec celle de M. Myers. Pour produire des contractures chez un hypnotisé, il suffit que l’expérimentateur touche une partie du corps du sujet, et aussitôt les contractures apparaissent. Si l’expérimentateur touche un objet quelconque, un bouton de porte par exemple, et si le sujet touche ce même objet après lui, les contractures surviennent, contractures qui n’apparaissent pas si c’est une autre personne que l’expérimentateur qui a touché cet objet. Il se dégage quelque chose qui doit tenir à des propriétés physiques de la main.
M. Bernheim demande si, dans l’expérience de Tarchanoff, il ne s’est pas glissé quelque erreur, si, en pensant à son bras, le sujet n’a pas contracté ses muscles : alors cela rentrerait dans des faits connus. Les expérimentateurs qui ont établi des moyennes de sujets hypnotisables sont arrivés aux mêmes chiffres. Il ne croit pas qu’il y ait dans l’expérimentation une influence personnelle. Ce pouvoir dépend du modus faciendi.
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