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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
- 1. Sens musculaires (p.7)
- II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
- III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
- IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
- V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
- VII. Les poisons psychiques (p.10)
- VIII. Hérédité (p.11)
- IX. Hypnotisme (p.12)
- Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
- Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
- SEANCES DES SECTIONS (p.25)
- Section de l'hypnotisme (p.25)
- Section de l'hérédité (p.27)
- Section du sens musculaire (p.29)
- section des hallucinations (p.30)
- SEANCES GENERALES (p.35)
- Dernière image
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SÉANCES GÉNÉRALES.
M. von Schrenck-Notzing, de Munich, présente des photographies de personnes en état d’hypnotisme. C’est le peintre Feller qui a entrepris l’arrangement artistique de l’ensemble, et M. von Schrenck-Notzing qui a dirigé l’état hypnotique.
M. Grote, de Moscou, lit un important mémoire sur la causalité et la conservation de l’énergie dans le domaine de l’activité psychique. (Etude sur les principes de la méthode de psychologie physiologique.)
M. Ch. Richet présente une chienne, à laquelle il a fait successivement l’ablation de la couche corticale des circonvolutions occipitales des deux hémisphères. Il est impossible de préciser exactement les régions détruites. Immédiatement après la même opération unilatérale, on a pu noter une cécité psychique du côté opéré. L’animal présentait, en outre, des troubles moteurs dus sans doute à l’irritation de la zone motrice consécutive à l’opération. Après la seconde opération, la cécité psychique fut totale, mais peu à peu il s’est produit une récupération de la faculté visuelle. A l’heure actuelle, l’animal, opéré depuis trois mois, outre un léger trouble de la patte antérieure droite, se conduit fort bien, ne se heurte à aucun obstacle, mais il lui reste une cécité partielle très curieuse. Si on lui présente un lapin, averti par son flair, il fait des efforts pour saisir l’animal, mais il saute à côté, il saisit au besoin les vêtements de la personne qui tient le lapin, mais il ne voit pas le lapin. On ne saurait alléguer une incoordination motrice qui empêche l’animal de combiner ces mouvements. L’aspect même de l’animal, sa marche habituelle, excluent toute idée d’incoordination.
M. Herzen (de Lausanne). On sait, depuis les expériences de Soltmann, de Tarchanoff, de Betchereff, que les chiens nouveau-nés n’ont pas de centres moteurs, l’excitation de la couche corticale autour des gyrus sygmoïdes ne produit aucun effet; de même l’ablation de cette même zone n’amène aucun trouble de mobilité. La difficulté de faire vivre des jeunes chiens ainsi opérés rend les observations très rares et très difficiles. Vers le douzième jour, époque de l’apparition de ces centres chez l’animal normal, le chien opéré ne présente encore aucun trouble, mais, et c’est là le point intéressant de cette observation, si sur un chien opéré dans les premiers jours on enlève vers le deuxième mois la zone motrice du côté intact, on observe des symptômes très peu marqués. Il faut donc rejeter l’idée de la suppléance réciproque des deux zones corticales et admettre au contraire la suppléance d’autres centres situés plus profondément : corps opto-striés ?
MM. de Varignv et Gruber (de Jassy) rapportent des observations d’audi-
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SÉANCES GÉNÉRALES.
M. von Schrenck-Notzing, de Munich, présente des photographies de personnes en état d’hypnotisme. C’est le peintre Feller qui a entrepris l’arrangement artistique de l’ensemble, et M. von Schrenck-Notzing qui a dirigé l’état hypnotique.
M. Grote, de Moscou, lit un important mémoire sur la causalité et la conservation de l’énergie dans le domaine de l’activité psychique. (Etude sur les principes de la méthode de psychologie physiologique.)
M. Ch. Richet présente une chienne, à laquelle il a fait successivement l’ablation de la couche corticale des circonvolutions occipitales des deux hémisphères. Il est impossible de préciser exactement les régions détruites. Immédiatement après la même opération unilatérale, on a pu noter une cécité psychique du côté opéré. L’animal présentait, en outre, des troubles moteurs dus sans doute à l’irritation de la zone motrice consécutive à l’opération. Après la seconde opération, la cécité psychique fut totale, mais peu à peu il s’est produit une récupération de la faculté visuelle. A l’heure actuelle, l’animal, opéré depuis trois mois, outre un léger trouble de la patte antérieure droite, se conduit fort bien, ne se heurte à aucun obstacle, mais il lui reste une cécité partielle très curieuse. Si on lui présente un lapin, averti par son flair, il fait des efforts pour saisir l’animal, mais il saute à côté, il saisit au besoin les vêtements de la personne qui tient le lapin, mais il ne voit pas le lapin. On ne saurait alléguer une incoordination motrice qui empêche l’animal de combiner ces mouvements. L’aspect même de l’animal, sa marche habituelle, excluent toute idée d’incoordination.
M. Herzen (de Lausanne). On sait, depuis les expériences de Soltmann, de Tarchanoff, de Betchereff, que les chiens nouveau-nés n’ont pas de centres moteurs, l’excitation de la couche corticale autour des gyrus sygmoïdes ne produit aucun effet; de même l’ablation de cette même zone n’amène aucun trouble de mobilité. La difficulté de faire vivre des jeunes chiens ainsi opérés rend les observations très rares et très difficiles. Vers le douzième jour, époque de l’apparition de ces centres chez l’animal normal, le chien opéré ne présente encore aucun trouble, mais, et c’est là le point intéressant de cette observation, si sur un chien opéré dans les premiers jours on enlève vers le deuxième mois la zone motrice du côté intact, on observe des symptômes très peu marqués. Il faut donc rejeter l’idée de la suppléance réciproque des deux zones corticales et admettre au contraire la suppléance d’autres centres situés plus profondément : corps opto-striés ?
MM. de Varignv et Gruber (de Jassy) rapportent des observations d’audi-
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