- Première image
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PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE, tenu à Paris du 6 au 12 août 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- PROGRAMME DU CONGRES (p.6)
- 1. Sens musculaires (p.7)
- II. Rôle des mouvements dans la formation des images (p.8)
- III. L'attention est-elle toujours déterminée par les états affectifs ? (p.8)
- IV.Etude statistique des hallucinations (p.9)
- V et VI. Les appétits chez les idiots et chez les imbéciles (p.9)
- VII. Les poisons psychiques (p.10)
- VIII. Hérédité (p.11)
- IX. Hypnotisme (p.12)
- Séance d'ouverture. Mardi 6 août 1889. Présidence de M. RIBOT (p.17)
- Discours de M. CH RICHET, Secrétaire général (p.20)
- SEANCES DES SECTIONS (p.25)
- Section de l'hypnotisme (p.25)
- Section de l'hérédité (p.27)
- Section du sens musculaire (p.29)
- section des hallucinations (p.30)
- SEANCES GENERALES (p.35)
- Dernière image
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de couleur dont vous augmentez la surface, produisent des sensations de plus en plus fortes, et il est certain que la sensation produite par un petit carré de papier rouge que vous aurez devant les yeux, sera moins forte que celle de tout le tapis qui est là devant vous.
M. Janet. Prenez cependant des vibrations sonores qui augmentent d’intensité; elles provoqueront, à un moment donné, une véritable douleur, et la sensation aura alors changé de qualité.
M. Grote. S’il y a une bougie dans une chambre et quon en apporte cent, on ne pourra pas dire que la qualité de la sensation est changée; et néanmoins, pourra-t-on nier que cette sensation soit plus forte? C’est donc bien là l’accroissement de l’intensité qui a produit î’accroissement de la sensation.
M. Janet. Dans ce cas, il faudrait bien s’accorder pour savoir ce qu’on entend par les mots intensité et qualité.
M. Gley. Je ferai remarquer que l’exemple choisi par M. Janet à propos de la chaleur est tout à fait malheureux, D’après des expériences extrêmement précises, faites depuis quatre ans en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, il a été démontré que la chaleur est quelque chose de tout à fait distinct du froid. Il y a une topographie cutanée tout à fait différente pour le chaud et le froid.
M. W. James. Je voudrais savoir si M. Janet soutient que l’excitation extérieure ne détermine à aucun degré le champ de conscience qui doit recevoir cette excitation?
M. Janet. La question de l’intensité de l’excitation n’est pas la même que celle de l’intensité de la sensation.
La sensation peut n’être pas due à la quantité, mais à la qualité de l’excitant.
Lies excilants pourraient avoir pour le sujet une égale importance, et les sensations être toutes différentes. La sensation la plus intense serait perçue plus facilement.
M. Gley. Vous êtes cependant obligé de tenir compte tout de même de ce facteur. Expérimentalement, la chose est établie pour la sensation de froid et pour beaucoup d’autres.
M. Janet. C’est précisément ce que je dis. Parmi les différences qui font qu’une sensation entre dans l’un ou dans l’autre des champs de la conscience, il y a des qualités, des douleurs ou des satisfactions différentes, et d’importance plus ou moins grande, dues quelquefois à l’intensité de la sensation.
M. Ch. Richet. Je me rallie à l’opinion de M. Janet.
Certainement, l’intensité doit être prise en considération, mais la qualité de l’excitation joue un très grand rôle. Je prendrai un exemple que M. Binet ne pourra pas récuser, puisqu’il a fait un travail sur l’influence de l’électricité dans l’anesthésie. Chez les femmes absolument anesthésiques, qui ne sentent ni la brûlure, ni le pincement, ni la dilacération, ni la transfixion complète d’un membre par une épingle, chez celles-là le plus léger courant électrique provoque aussitôt une réaction très vive, et même de l’hyperalgésie.
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de couleur dont vous augmentez la surface, produisent des sensations de plus en plus fortes, et il est certain que la sensation produite par un petit carré de papier rouge que vous aurez devant les yeux, sera moins forte que celle de tout le tapis qui est là devant vous.
M. Janet. Prenez cependant des vibrations sonores qui augmentent d’intensité; elles provoqueront, à un moment donné, une véritable douleur, et la sensation aura alors changé de qualité.
M. Grote. S’il y a une bougie dans une chambre et quon en apporte cent, on ne pourra pas dire que la qualité de la sensation est changée; et néanmoins, pourra-t-on nier que cette sensation soit plus forte? C’est donc bien là l’accroissement de l’intensité qui a produit î’accroissement de la sensation.
M. Janet. Dans ce cas, il faudrait bien s’accorder pour savoir ce qu’on entend par les mots intensité et qualité.
M. Gley. Je ferai remarquer que l’exemple choisi par M. Janet à propos de la chaleur est tout à fait malheureux, D’après des expériences extrêmement précises, faites depuis quatre ans en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, il a été démontré que la chaleur est quelque chose de tout à fait distinct du froid. Il y a une topographie cutanée tout à fait différente pour le chaud et le froid.
M. W. James. Je voudrais savoir si M. Janet soutient que l’excitation extérieure ne détermine à aucun degré le champ de conscience qui doit recevoir cette excitation?
M. Janet. La question de l’intensité de l’excitation n’est pas la même que celle de l’intensité de la sensation.
La sensation peut n’être pas due à la quantité, mais à la qualité de l’excitant.
Lies excilants pourraient avoir pour le sujet une égale importance, et les sensations être toutes différentes. La sensation la plus intense serait perçue plus facilement.
M. Gley. Vous êtes cependant obligé de tenir compte tout de même de ce facteur. Expérimentalement, la chose est établie pour la sensation de froid et pour beaucoup d’autres.
M. Janet. C’est précisément ce que je dis. Parmi les différences qui font qu’une sensation entre dans l’un ou dans l’autre des champs de la conscience, il y a des qualités, des douleurs ou des satisfactions différentes, et d’importance plus ou moins grande, dues quelquefois à l’intensité de la sensation.
M. Ch. Richet. Je me rallie à l’opinion de M. Janet.
Certainement, l’intensité doit être prise en considération, mais la qualité de l’excitation joue un très grand rôle. Je prendrai un exemple que M. Binet ne pourra pas récuser, puisqu’il a fait un travail sur l’influence de l’électricité dans l’anesthésie. Chez les femmes absolument anesthésiques, qui ne sentent ni la brûlure, ni le pincement, ni la dilacération, ni la transfixion complète d’un membre par une épingle, chez celles-là le plus léger courant électrique provoque aussitôt une réaction très vive, et même de l’hyperalgésie.
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