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- CONGRES INTERNATIONAL DES TRADITIONS POPULAIRES tenu à Paris du 29 juillet au 2 août 1889. PROCES-VERBAUX SOMMAIRES par M. PAUL SEBILLOT, Secrétaire général du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- Séance d'ouverture : 29 juillet 1889. Présidence de M. PLOIX (p.7)
- Séance du mardi 30 juillet. Présidence de M. CH LELAND (p.6)
- Séance du mercredi 31 juillet. Présidence de M DE ZMIGDRODZKI (p.9)
- Séance du jeudi 1er août. Présidence de M. Michel DRAGOMANOV (p.10)
- Séance du vendredi 2 août. Présidence de M. Stanislas PRATO (p.11)
- Séance du samedi 3 août. Présidence de M. PLOIX (p.14)
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8 u
simplement l’être qui porte une arme, et nous savons que tous les dieux de la Grèce étaient armés. Enfin, dès que le liéros a été rabaissé à des positions aussi inférieures, il a été facile d’en faire le fils d’un homme pauvre.
D’autres rapprochements permettent encore de considérer le héros du conte comme le successeur du dieu primitif. La divinité grecque est toujours un type de beauté parfaite. Aucune créature n’est plus belle que le liéros ou l’héroïne populaire. Tous les deux ont une chevelure d’or, comme Apollon ou Dionysos. Quand on les représente comme des enfants d’or, cette qualification rappelle l’Apollon xpvcrdup ou l’Aphrodite %pvosia. Ils portent au front une étoile comme les Dioscures.
L’héroïne est la plus belle fille qui ait jamais vu le jour; la plus belle que le jour ait jamais vue, car le soleil lui-même est émerveillé chaque fois que ses rayons l’éclairent. Toutes les fois que le récit cherche un point de comparaison pour sa beauté, il le prend toujours dans le ciel et dans la lumière. Elle est belle comme le soleil; elle est belle et blanche comme le jour. Lorsque le peuple la voit paraître, il se réjouit comme si le soleil se levait. Ses robes sont couleur de soleil ou couleur de lune, ou elles brillent comme les étoiles.
Un trait particulier du conte vient encore démontrer que le héros personnifie la lumière matinale. Son père est pauvre ; il rencontre sur son chemin le démon qui lui offre la fortune à la condition qu’il lui livrera le premier être vivant qu’il verra en rentrant chez lui. Ce premier être, c’est le héros, qui est donc la première chose vue. Or la première chose vue, quand on sort de l’obscurité, c’est la lumière; c’est pour cela qu’elle est la première chose créée dans les cosmogonies. La répétition d’un pareil incident prouve qu’il appartient au mythe originaire.
Enfin l’heure à laquelle se produisent certains événements confirme encore le caractère lumineux des personnages. C’est au moment où le jour paraît que le héros métamorphosé reprend sa forme première; c’est au même moment qu’il délivre la princesse enchantée, qu’il débarrasse le château des esprits qui en rendent le séjour impossible; c’est alors encore que les exploits qu’on lui impose sont tous accomplis.
La lecture de M. Ploix donne lieu à des observations présentées par MM. L. Brueyre, H. Cordier, Dragomanov et Leland.
M. Carnot lit une communication sur le Recueil des Traditions esthoniennes de M. Hurt, dans laquelle il constate combien le folk-lore esthonion est riche en matériaux bien conservés.
M. Kaarle Kroun donne lecture d’un travail sur La littérature orale en Finlande pendant les dix dernières années.
La Société de littérature finnoise remonte à l’année i83i; elle est par conséquent la doyenne de toutes les Sociétés de folk-lore; en 1878, elle prit un nouvel essor, grâce à M. Eliel Aspelin, qui formula un programme d’enquête excellent et très complet. Depuis cette époque jusqu’en mars 1889, la Société n’a pas reçu moins de 396 nouveaux recueils, œuvre de 167 collecteurs différents. Le nombre total des matériaux amassés et qui vont être conservés dans la bibliothèque comprend plus de 100,000 numéros se subdivisant en : proverbes ùo,ooo; chants épiques, lyriques et magiques, 99,000; superstitions et jeux, 90,000; contes et légendes, i3,ooo; énigmes, 10,000. Plus de
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simplement l’être qui porte une arme, et nous savons que tous les dieux de la Grèce étaient armés. Enfin, dès que le liéros a été rabaissé à des positions aussi inférieures, il a été facile d’en faire le fils d’un homme pauvre.
D’autres rapprochements permettent encore de considérer le héros du conte comme le successeur du dieu primitif. La divinité grecque est toujours un type de beauté parfaite. Aucune créature n’est plus belle que le liéros ou l’héroïne populaire. Tous les deux ont une chevelure d’or, comme Apollon ou Dionysos. Quand on les représente comme des enfants d’or, cette qualification rappelle l’Apollon xpvcrdup ou l’Aphrodite %pvosia. Ils portent au front une étoile comme les Dioscures.
L’héroïne est la plus belle fille qui ait jamais vu le jour; la plus belle que le jour ait jamais vue, car le soleil lui-même est émerveillé chaque fois que ses rayons l’éclairent. Toutes les fois que le récit cherche un point de comparaison pour sa beauté, il le prend toujours dans le ciel et dans la lumière. Elle est belle comme le soleil; elle est belle et blanche comme le jour. Lorsque le peuple la voit paraître, il se réjouit comme si le soleil se levait. Ses robes sont couleur de soleil ou couleur de lune, ou elles brillent comme les étoiles.
Un trait particulier du conte vient encore démontrer que le héros personnifie la lumière matinale. Son père est pauvre ; il rencontre sur son chemin le démon qui lui offre la fortune à la condition qu’il lui livrera le premier être vivant qu’il verra en rentrant chez lui. Ce premier être, c’est le héros, qui est donc la première chose vue. Or la première chose vue, quand on sort de l’obscurité, c’est la lumière; c’est pour cela qu’elle est la première chose créée dans les cosmogonies. La répétition d’un pareil incident prouve qu’il appartient au mythe originaire.
Enfin l’heure à laquelle se produisent certains événements confirme encore le caractère lumineux des personnages. C’est au moment où le jour paraît que le héros métamorphosé reprend sa forme première; c’est au même moment qu’il délivre la princesse enchantée, qu’il débarrasse le château des esprits qui en rendent le séjour impossible; c’est alors encore que les exploits qu’on lui impose sont tous accomplis.
La lecture de M. Ploix donne lieu à des observations présentées par MM. L. Brueyre, H. Cordier, Dragomanov et Leland.
M. Carnot lit une communication sur le Recueil des Traditions esthoniennes de M. Hurt, dans laquelle il constate combien le folk-lore esthonion est riche en matériaux bien conservés.
M. Kaarle Kroun donne lecture d’un travail sur La littérature orale en Finlande pendant les dix dernières années.
La Société de littérature finnoise remonte à l’année i83i; elle est par conséquent la doyenne de toutes les Sociétés de folk-lore; en 1878, elle prit un nouvel essor, grâce à M. Eliel Aspelin, qui formula un programme d’enquête excellent et très complet. Depuis cette époque jusqu’en mars 1889, la Société n’a pas reçu moins de 396 nouveaux recueils, œuvre de 167 collecteurs différents. Le nombre total des matériaux amassés et qui vont être conservés dans la bibliothèque comprend plus de 100,000 numéros se subdivisant en : proverbes ùo,ooo; chants épiques, lyriques et magiques, 99,000; superstitions et jeux, 90,000; contes et légendes, i3,ooo; énigmes, 10,000. Plus de
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