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- CONGRES INTERNATIONAL DES TRADITIONS POPULAIRES tenu à Paris du 29 juillet au 2 août 1889. PROCES-VERBAUX SOMMAIRES par M. PAUL SEBILLOT, Secrétaire général du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- Séance d'ouverture : 29 juillet 1889. Présidence de M. PLOIX (p.7)
- Séance du mardi 30 juillet. Présidence de M. CH LELAND (p.6)
- Séance du mercredi 31 juillet. Présidence de M DE ZMIGDRODZKI (p.9)
- Séance du jeudi 1er août. Présidence de M. Michel DRAGOMANOV (p.10)
- Séance du vendredi 2 août. Présidence de M. Stanislas PRATO (p.11)
- Séance du samedi 3 août. Présidence de M. PLOIX (p.14)
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fluence considérable, et dont l’étendue n’a été soupçonnée que tout récemment. Les Tziganes depuis longtemps sont des espèces de troubadours qui portent partout avec eux les chansons, les traditions et le6 superstitions de toute espèce. Le chamanisme a bien pu être la religion primitive, et il n’y a rien d’impossible à ce que ce culte, dans lequel les exorcismes et les pratiques analogues jouaient un rôle prépondérant, ait été transmis aux divers peuples par les Tziganes émigrants. Ce chamanisme a toujours été dans l’Inde la vraie religion du peuple, qui la pratiquait en cachette des prêtres. Les pratiques constatées dans l’Europe orientale présentent une ressemblance frappante avec la sorcellerie chaldéenne. Dans plusieurs contrées de l’Italie on voit l’influence des Tziganes. Ils sont en quelque sorte les prêtres d’une religion populaire occulte. On aurait tort de croire que le gypsy-lore est restreint, il s’étend au contraire aux trois quarts du monde et se mêle à beaucoup de traditions.
M. Achille Millien donne lecture d’un travail sur Les Goules dans les traditions du Nivernais. L’auteur a recueilli plusieurs récits dans lesquels figurent des mangeurs de cadavres. L’un d’eux rappelle au début l’histoire de Sidi Nouman des Mille et une nuits, mais il s’en écarte et présente des épisodes particuliers. Le voici en substance : Un homme marié à une fée remarque qu’elle ne mange qu’une cuillerée de soupe chaque jour; il l’épie, et l’ayant suivie, la voit déterrer un cadavre et le dévorer. La fée, quand elle sait que son mari l’a vue, le transforme en chien. La marraine du mari, qui était fée, lui rend sa forme humaine et métamorphose la goule en jument, en recommandant à son filleul de ne jamais laisser tomber par terre une épée qu’elle lui confie. Il oublie cette recommandation, la jument redevenue femme le métamorphose en moucheron. Sa marraine lui rend sa première forme, et change la goule en tuyau de cheminée; elle doit rester ainsi jusqu’au jour où un grand vent la jettera à terre.
M. Brueyre présente à propos de ce conte quelques observations etrappro-' chements.
La séance est levée à 6 heures.
Séance du jeudi 1er août.
Présidence de M. Michel DRAGOMANOV.
La séance est ouverte à 3 heures.
Le procès-verbal de la dernière séance est adopté.
Lecture est donnée d’un télégramme du docteur Hurt, de Saint-Pétersbourg, contenant des vœux pour le succès du Congrès.
M. Charles Leland fait au Congrès une communication au nom de M. le docleur Anton Hermann (de Budapest) sur le folk-lore magyar.
M. Stanislas Prato lit une étude sur Quelques images poétiques des chants populaires rapprochées de la littérature artistique.
U commence par la jolie définition que les poètes, et en particulier les
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fluence considérable, et dont l’étendue n’a été soupçonnée que tout récemment. Les Tziganes depuis longtemps sont des espèces de troubadours qui portent partout avec eux les chansons, les traditions et le6 superstitions de toute espèce. Le chamanisme a bien pu être la religion primitive, et il n’y a rien d’impossible à ce que ce culte, dans lequel les exorcismes et les pratiques analogues jouaient un rôle prépondérant, ait été transmis aux divers peuples par les Tziganes émigrants. Ce chamanisme a toujours été dans l’Inde la vraie religion du peuple, qui la pratiquait en cachette des prêtres. Les pratiques constatées dans l’Europe orientale présentent une ressemblance frappante avec la sorcellerie chaldéenne. Dans plusieurs contrées de l’Italie on voit l’influence des Tziganes. Ils sont en quelque sorte les prêtres d’une religion populaire occulte. On aurait tort de croire que le gypsy-lore est restreint, il s’étend au contraire aux trois quarts du monde et se mêle à beaucoup de traditions.
M. Achille Millien donne lecture d’un travail sur Les Goules dans les traditions du Nivernais. L’auteur a recueilli plusieurs récits dans lesquels figurent des mangeurs de cadavres. L’un d’eux rappelle au début l’histoire de Sidi Nouman des Mille et une nuits, mais il s’en écarte et présente des épisodes particuliers. Le voici en substance : Un homme marié à une fée remarque qu’elle ne mange qu’une cuillerée de soupe chaque jour; il l’épie, et l’ayant suivie, la voit déterrer un cadavre et le dévorer. La fée, quand elle sait que son mari l’a vue, le transforme en chien. La marraine du mari, qui était fée, lui rend sa forme humaine et métamorphose la goule en jument, en recommandant à son filleul de ne jamais laisser tomber par terre une épée qu’elle lui confie. Il oublie cette recommandation, la jument redevenue femme le métamorphose en moucheron. Sa marraine lui rend sa première forme, et change la goule en tuyau de cheminée; elle doit rester ainsi jusqu’au jour où un grand vent la jettera à terre.
M. Brueyre présente à propos de ce conte quelques observations etrappro-' chements.
La séance est levée à 6 heures.
Séance du jeudi 1er août.
Présidence de M. Michel DRAGOMANOV.
La séance est ouverte à 3 heures.
Le procès-verbal de la dernière séance est adopté.
Lecture est donnée d’un télégramme du docteur Hurt, de Saint-Pétersbourg, contenant des vœux pour le succès du Congrès.
M. Charles Leland fait au Congrès une communication au nom de M. le docleur Anton Hermann (de Budapest) sur le folk-lore magyar.
M. Stanislas Prato lit une étude sur Quelques images poétiques des chants populaires rapprochées de la littérature artistique.
U commence par la jolie définition que les poètes, et en particulier les
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