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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international des traditions populaires
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    • CONGRES INTERNATIONAL DES TRADITIONS POPULAIRES tenu à Paris du 29 juillet au 2 août 1889. PROCES-VERBAUX SOMMAIRES par M. PAUL SEBILLOT, Secrétaire général du Congrès (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • Séance d'ouverture : 29 juillet 1889. Présidence de M. PLOIX (p.7)
    • Séance du mardi 30 juillet. Présidence de M. CH LELAND (p.6)
    • Séance du mercredi 31 juillet. Présidence de M DE ZMIGDRODZKI (p.9)
    • Séance du jeudi 1er août. Présidence de M. Michel DRAGOMANOV (p.10)
    • Séance du vendredi 2 août. Présidence de M. Stanislas PRATO (p.11)
    • Séance du samedi 3 août. Présidence de M. PLOIX (p.14)
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Les contes populaires des peuples aryens peuvent se diviser en trois catégories : les fables ou apologues, les facéties, les récits mythiques où il est question de choses merveilleuses ou surnaturelles. Le présent travail s’applique uniquement à ces derniers. Les histoires qu’ils racontent peuvent se réduire à un très petit nombre, car on retrouve toujours les mêmes événements sous des formes légèrement variées ou différemment combinées.

On a déjà tenté d’interpréter quelques-uns de ces contes. On a comparé Cendrillon à l’Aurore, ainsi que le Petit Chaperon rouge; on a assimilé le Petit Poucet à l’Hermès grec; en un mot, on a cru retrouver dans les personnages du folk-loredes personnages de la mythologie aryenne. En étudiant d’une part les mythes helléniques, d’autre part les contes germaniques recueillis par les frères Grimm, M. Ploix est arrivé également à cette conclusion que ces récits ont la même origine et doivent recevoir la même explication.

Les dieux grecs, les demi-dieux, tous les personnages qui jouent le rôle de héros dans le mythe sont des personnifications de la lumière. Le mythe a pour unique objet de raconter la conquête de la lumière diurne disparue pendant la nuit et les ennemis du héros sont des personnifications des ténèbres. Le sens du conte populaire est le même; on y retrouve les mêmes personnages et les mêmes événements. La seule différence qui existe est que, dans la légende grecque, les héros, les dieux portent des noms déterminés, tandis que généralement dans le conte ils sont anonymes. Voici comment on peut démontrer l’identité du principal personnage (le héros) dans les deux séries de récits.

Le héros grec est originairement un dèva, un dieu, un habitant de la sphère céleste. Quand l’action mythique est transportée sur la terre, sa nature se modifie, mais il ne devient jamais un mortel ordinaire; on le représente toujours comme un roi ou plutôt comme un fils de roi, car le mythe exige qu’il soit jeune. Les héroïnes, comme Médée, Ariadne et les maîtresses de Zeus, comme Europe, Io, Alcmène, etc., sont aussi des filles de rois. Or il est remarquable que, dans le conte populaire, le héros et l’héroïne sont le plus souvent de souche royale. Lorsque l’un des deux nous est montré comme issu de parents vulgaires, il reprend à la fin du récit le rang qui lui convient en épousant une princesse ou un prince.

Mais la condition sociale du héros n’est pas toujours aussi élevée. Tantôt il est tailleur ou bûcheron, tantôt chasseur ou militaire, quelquefois simplement le fils d’un homme pauvre. Il faut expliquer ces transformations. Comment devient-il un tailleur? Jamais il ne fait de vêtements; le métier est d’ailleurs tout à fait moderne. On doit reconnaître ici l’influence du langage sur la pensée. Le tailleur germanique est le dieu grec Kronos, qui signifie celui qui coupe et qui, en mutilant Ouranos, représente la lumière qui coupe ou perce le rideau ténébreux de la nuit. En allemand, il s’appelait Schneider, et Schneider étant devenu le nom du tailleur, le narrateur a cru que le héros exerçait ce métier. Le bûcheron, celui qui coupe l’arbre, est encore le même personnage, car les textes sanscrits nous apprennent que la calotte de nuages qui recouvre la terre était considérée comme un arbre. Le chasseur ou le militaire figure tout

qu’à la séance d’ouverture; MM. Kr. Nyrop et Alfred Nutt, rappelés subitement chez eux, ne prirent pas non plus part aux travaux du Congrès. Une partie des résumés est due aux auteurs eux-mêmes; les autres ont été rédigés par MM. Charles Ploix et Paul Sébillot.




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