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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES par M. Georges PETIT, Ingénieur civil, Secrétaire du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.5)
- Séance d'ouverture du 9 septembre 1889 (p.7)
- Séance du mardi matin 10 septembre 1889 (p.12)
- Séance du mardi soir 10 septembre 1889 (p.15)
- Séance du mercredi matin 11 septembre 1889 (p.20)
- Séance du mercredi soir 11 septembre 1889 (p.24)
- Journée du jeudi matin 12 septembre 1889 (p.29)
- Séance du vendredi matin 13 septembre 1889 (p.31)
- Séance du vendredi soir 13 septembre 1889 (p.38)
- Séance du samedi matin 14 septembre 1889 (p.51)
- Séance du samedi soir 14 septembre 1889 (p.57)
- Dernière image
—*â– *•( 89 )•*+—
des avaries très considérables. Elle avait été construite de la façon suivante : on a établi d’abord le fond avec des sacs de béton pesant de i 6 à 2 5 tonnes, puis sur ce lit ont été déposés des blocs irréguliers pesant 10 à 20 tonnes et arrimés d’une façon parfaitement régulière. Cette fondation, qui avait environ 22 pieds, a été arrêtée à un pied au-dessus des basses mers. Sur cette base, on est venu placer, dans un coffrage, un massif de béton, haut de 18 pieds.
Les avaries constatées sont dues en partie à ce que les blocs de la partie inférieure se sont disloqués, séparés, et que des cavernes se sont produites, et en partie aussi, à la décomposition des mortiers. En 1885, l’état de l’ouvrage était très mauvais ; on a donc recouru à l’emploi du ciment romain pour les réparations, d’après les avis de M. Messent. Cet ouvrage était fait avec du béton présentant la composition suivante : 1 de ciment, 3 de sable et lx de pierres. Aujourd’hui on augmente la proportion du ciment.
Les Anglais d’ailleurs font le béton en mettant un mélange de sable et de pierre ou gravier dans une caisse de 1 yard cube, et en ajoutant la quantité de ciment jugée nécessaire, sans jamais la peser; on mélange ensuite avec une quantité d’eau plus ou moins grande. Le béton ainsi fait est évidemment défectueux, mais les praticiens anglais prétendent que cette méthode offre l’avantage qu’il ne s’écoule pas de temps entre la formation du mortier et son emploi, et qu’on évite ainsi un commencement de prise.
La jetée Nord d’Aberdeen présente également des traces de décomposition, bien que moins accusées qu’à la jetée Sud. Le béton avait la même composition qu’à la jetée Sud.
Depuis la construction de ces deux ouvrages, on a établi dans le même port une forme de radoub qui a été livrée en i883. Le mur de tête avait été fait en béton ; le parement au-dessus du niveau des basses mers était seul en pierre de taille. Dans la partie inférieure, le dosage du béton était d’une partie de ciment pour cinq de sable et pierres, sauf pour le parement d’un pied d’épaisseur, où le dosage était de moitié ciment et moitié sable. Au-dessus du niveau des basses mers, le dosage du béton était de i de ciment pour 7 de sable et pierres. L’ouvrage était à peine livré que le mur était fissuré, la partie inférieure était poussée en avant, le mur avait monté de 0 m. 07, et la surface attaquée présentait un développement de 610 mètres carrés. Quant au ciment employé, sa composition, qui était la suivante, n’offrait rien d’anormal.
Alumine et oxyde de fer...................................... i3.io
Silice.........................».....................»....... 20.9a
Chaux........................................................ 58.49
M. le professeur Brazier a été chargé de se rendre compte de ce qui s’était passé ; il a décomposé artificiellement le ciment en le mettant dans l’eau de mer, qu’il a chauffée, et les observations recueillies l’ont amené à conclure qu’il semblait que le ciment de Portland n’a pas la puissance nécessaire pour pouvoir résister à l’eau de mer.
Après avoir signalé d’autres exemples de décomposition de bétons dans des ouvrages exécutés en Angleterre, M. Quinette de Rochemont conclut en se demandant s’il ne serait pas bon de revenir à la pratique des anciens, qui,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,61 %.
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des avaries très considérables. Elle avait été construite de la façon suivante : on a établi d’abord le fond avec des sacs de béton pesant de i 6 à 2 5 tonnes, puis sur ce lit ont été déposés des blocs irréguliers pesant 10 à 20 tonnes et arrimés d’une façon parfaitement régulière. Cette fondation, qui avait environ 22 pieds, a été arrêtée à un pied au-dessus des basses mers. Sur cette base, on est venu placer, dans un coffrage, un massif de béton, haut de 18 pieds.
Les avaries constatées sont dues en partie à ce que les blocs de la partie inférieure se sont disloqués, séparés, et que des cavernes se sont produites, et en partie aussi, à la décomposition des mortiers. En 1885, l’état de l’ouvrage était très mauvais ; on a donc recouru à l’emploi du ciment romain pour les réparations, d’après les avis de M. Messent. Cet ouvrage était fait avec du béton présentant la composition suivante : 1 de ciment, 3 de sable et lx de pierres. Aujourd’hui on augmente la proportion du ciment.
Les Anglais d’ailleurs font le béton en mettant un mélange de sable et de pierre ou gravier dans une caisse de 1 yard cube, et en ajoutant la quantité de ciment jugée nécessaire, sans jamais la peser; on mélange ensuite avec une quantité d’eau plus ou moins grande. Le béton ainsi fait est évidemment défectueux, mais les praticiens anglais prétendent que cette méthode offre l’avantage qu’il ne s’écoule pas de temps entre la formation du mortier et son emploi, et qu’on évite ainsi un commencement de prise.
La jetée Nord d’Aberdeen présente également des traces de décomposition, bien que moins accusées qu’à la jetée Sud. Le béton avait la même composition qu’à la jetée Sud.
Depuis la construction de ces deux ouvrages, on a établi dans le même port une forme de radoub qui a été livrée en i883. Le mur de tête avait été fait en béton ; le parement au-dessus du niveau des basses mers était seul en pierre de taille. Dans la partie inférieure, le dosage du béton était d’une partie de ciment pour cinq de sable et pierres, sauf pour le parement d’un pied d’épaisseur, où le dosage était de moitié ciment et moitié sable. Au-dessus du niveau des basses mers, le dosage du béton était de i de ciment pour 7 de sable et pierres. L’ouvrage était à peine livré que le mur était fissuré, la partie inférieure était poussée en avant, le mur avait monté de 0 m. 07, et la surface attaquée présentait un développement de 610 mètres carrés. Quant au ciment employé, sa composition, qui était la suivante, n’offrait rien d’anormal.
Alumine et oxyde de fer...................................... i3.io
Silice.........................».....................»....... 20.9a
Chaux........................................................ 58.49
M. le professeur Brazier a été chargé de se rendre compte de ce qui s’était passé ; il a décomposé artificiellement le ciment en le mettant dans l’eau de mer, qu’il a chauffée, et les observations recueillies l’ont amené à conclure qu’il semblait que le ciment de Portland n’a pas la puissance nécessaire pour pouvoir résister à l’eau de mer.
Après avoir signalé d’autres exemples de décomposition de bétons dans des ouvrages exécutés en Angleterre, M. Quinette de Rochemont conclut en se demandant s’il ne serait pas bon de revenir à la pratique des anciens, qui,
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