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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international des procédés de construction
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    • PROCES-VERBAUX SOMMAIRES par M. Georges PETIT, Ingénieur civil, Secrétaire du Congrès (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • COMITE DE PATRONAGE (p.5)
    • Séance d'ouverture du 9 septembre 1889 (p.7)
    • Séance du mardi matin 10 septembre 1889 (p.12)
    • Séance du mardi soir 10 septembre 1889 (p.15)
    • Séance du mercredi matin 11 septembre 1889 (p.20)
    • Séance du mercredi soir 11 septembre 1889 (p.24)
    • Journée du jeudi matin 12 septembre 1889 (p.29)
    • Séance du vendredi matin 13 septembre 1889 (p.31)
    • Séance du vendredi soir 13 septembre 1889 (p.38)
    • Séance du samedi matin 14 septembre 1889 (p.51)
    • Séance du samedi soir 14 septembre 1889 (p.57)
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de 20 mètres sur 8 mètres, distants de î m. 5o et reliés enlre eux par des voûtes.

MM. Zschokke et Terrier, à qui le devis avait laissé l’initiative des moyens d’exécution, ont employé à la construction de ces blocs deux grands caissons-cloches de 22 mètres de longueur et de îo mètres de largeur. Au-dessus de la chambre de travail, qui avait î m. 8o de hauteur, était disposée une chambre de 2 mètres de hauteur, dite chambre d’équilibre, pouvant être à volonté remplie d’air ou d’eau. Elle était surmontée d’une charpente métallique supportant une plate-forme placée à une hauteur suffisante pour être toujours au-dessus du niveau de l’eau. Quatre cheminées partant de la chambre de travail traversaient la chambre d’équilibre et se terminaient par des écluses à air situées sur la plate-forme.

M. Abadie donne des détails sur le mode de construction des caissons et des appareils d’éclusage et, notamment, des écluses spéciales à matériaux, sur le lestage et sur le lançage du caisson.

La chambre d’équilibre étant à sec et la chambre de travail pleine d’eau, le caisson flottait avec un tirant d’eau de 3 m. Ao; on l’amenait au-dessus de l’emplacement du bloc à construire et on l’échouait en introduisant l’eau dans la chambre d’équilibre. Pour équilibrer la sous-pression, on devait, avant d’introduire l’air comprimé dans la chambre de travail, charger le plafond de la chambre d’équilibre au moyen d’un lest mobile en fonte de 2 3o tonnes. Lorsque le rocher servant d’assiette au bloc était mis à nu et égalisé, on exécutait la première assise de maçonnerie.

M. Abadie indique comment, au moyen de 2A vérins placés dans la chambre de travail et dont les écrous étaient fixés au plafond, on arrivait à soulever le caisson de manière à exécuter la maçonnerie par couches successives de o m. A o à o m. 5o. Quand la maçonnerie du bloc était ainsi arrivée à la cote î m. 5o, on relevait le caisson en vidant la chambre d’équilibre et en enlevant le lest mobile, on laissait la chambre de travail se remplir d’eau et on profitait de la marée pour déplacer l’appareil et l’échouer sur un nouvel emplacement.

M. Abadie indique le procédé employé par l’entreprise pour exécuter à sec jusqu’à la cote 5 m. oo le dérochement de l’avant-port entre les deux jetées.

On a fondé en travers de la passe un batardeau reposant sur quatre blocs semblables aux blocs des jetées, on a ensuite fermé avec de la maçonnerie les pertuis de î m. 5o à 2 mètres de largeur laissés entre les divers blocs. On a ainsi constitué en pleine mer une enceinte étanche que l’on a épuisée et dans laquelle on a pu faire les dérochements à sec; on n’aura plus ensuite qu’à enlever le batardeau fermant la passe.

M. Abadie entre dans des explications très détaillées sur le moyen employé pour exécuter à l’air comprimé le bouchage des pertuis.

Ce procédé hardi a parfaitement réussi. L’enceinte a pu être très aisément mise à sec et l’on termine en ce moment les dérochements.

La séance est levée à 5 heures.




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