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iii’à gâté et je cause très librement. Devant Vous, ce n’est pas la même chose, je sens qu’il y a dans les paroles prononcées ici une portée considérable et vous ne vous étonnerez pas que je sois un peu ému, que souvent l’expression même ne rende pas absolument ma pensée, mais je compte que vous serez assez indulgents pour moi. Je suis un coopêrateur, je suis un enfant du peuple, je le dis sans humilité, mais aussi sans ostentation ; je pense que c’est surtout dans le peuple que se trouve le sèfifimeiit humanitaire, parce que le peuple voit autour de lui l’homme comme lui et qüe petit à petit la fibre humanitaire finit par le prendre tout entier et l’amène à pratiquer largement et franchement la fraternité. Je me trouve être désigné au Congrès par notre Société, pour soutenir ses idées; jusqu’à présent, cette Société s’était tenue un peu à l’écart involontairement ; elle regardait le mouvement, faisait de son côté tout ce qu’elle pouvait ; mais elle n’a pas pu résister à prendre part à ce Congrès de 1889 qui se rattache d’une façon très précise à la Révolution. — On m’a délégué; voilà toüs mes titres, je me suis trouvé membre du Comité. Mes collègues, sans me connaître beaucoup, je ne sais par quel hasard, m’ont néanmoins nommé Vice-président de ce Congrès. J’au-
rais préféré conserver mon indépendance qui me laissait une plus grande liberté de langage, et qui me donnait un caractère moins officiel. Mes collègues ont fait plus, ils m’ont octroyé le devoir de développer cette question « du but de la coopération » — du but de la coopération ! — Mais c’est immense! Je leur disais — (je m’en rapporte à eux, si mes souvenirs sont exacts) —je leur disais, mais il y a un volume, comment voulez-vous, que devant un Congrès, j’arrive à élucider tout ce que ce titre contient. Je me bornerai, ai-je ajouté, à traduire mon sentiment d’une façon sèche en donnant à chacun tous les éléments qui pourraient lui être utiles pour développer tout cè qu’il pense au point de vue de l’humanité, parce que je ne séparerai jamais l’action de la Coopération et des coopérateurs de l’humanité tout entière. Je me bornerai à ces quelques mots ; comme je vous l’ai dit, je ne veux pas abuser de vos instants. Je vais relire ce rapport; je suis certain qu’il fera thème à beaucoup d’entre vous pour développer devant le monde entier, si je peux m’exprimer ainsi, puisqu’il y a des délégués de toutes les nations, pour développer, dis-je, ce que chacun pense devant le grand problème de l’humanité.
DU BUT DE LA COOPÉRATION
RAPPORT
PRÉSENTÉ AU CONGRES DES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES DE CONSOMMATION
par ]\Æ. FITSGH
président de la Société de consommation du xviii0 arrondissement de paris
Le Comité d'organisation du Congrès, en inscrivant dans son ordre du jour cette questions! simple en formule: Du but de la Coopération, n’ignorait pas qu’elle renferme en elle*méme tous les problèmes économiques qui se poseront d’une façon
constante tant que l’existence de l’homme ne sera pas assurée dans le monde civilisé.
Il aurait dû alors choisir, pour traiter de ces principes de coopération et d’association qui embrassent ainsi l’humanité tout
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,11 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
iii’à gâté et je cause très librement. Devant Vous, ce n’est pas la même chose, je sens qu’il y a dans les paroles prononcées ici une portée considérable et vous ne vous étonnerez pas que je sois un peu ému, que souvent l’expression même ne rende pas absolument ma pensée, mais je compte que vous serez assez indulgents pour moi. Je suis un coopêrateur, je suis un enfant du peuple, je le dis sans humilité, mais aussi sans ostentation ; je pense que c’est surtout dans le peuple que se trouve le sèfifimeiit humanitaire, parce que le peuple voit autour de lui l’homme comme lui et qüe petit à petit la fibre humanitaire finit par le prendre tout entier et l’amène à pratiquer largement et franchement la fraternité. Je me trouve être désigné au Congrès par notre Société, pour soutenir ses idées; jusqu’à présent, cette Société s’était tenue un peu à l’écart involontairement ; elle regardait le mouvement, faisait de son côté tout ce qu’elle pouvait ; mais elle n’a pas pu résister à prendre part à ce Congrès de 1889 qui se rattache d’une façon très précise à la Révolution. — On m’a délégué; voilà toüs mes titres, je me suis trouvé membre du Comité. Mes collègues, sans me connaître beaucoup, je ne sais par quel hasard, m’ont néanmoins nommé Vice-président de ce Congrès. J’au-
rais préféré conserver mon indépendance qui me laissait une plus grande liberté de langage, et qui me donnait un caractère moins officiel. Mes collègues ont fait plus, ils m’ont octroyé le devoir de développer cette question « du but de la coopération » — du but de la coopération ! — Mais c’est immense! Je leur disais — (je m’en rapporte à eux, si mes souvenirs sont exacts) —je leur disais, mais il y a un volume, comment voulez-vous, que devant un Congrès, j’arrive à élucider tout ce que ce titre contient. Je me bornerai, ai-je ajouté, à traduire mon sentiment d’une façon sèche en donnant à chacun tous les éléments qui pourraient lui être utiles pour développer tout cè qu’il pense au point de vue de l’humanité, parce que je ne séparerai jamais l’action de la Coopération et des coopérateurs de l’humanité tout entière. Je me bornerai à ces quelques mots ; comme je vous l’ai dit, je ne veux pas abuser de vos instants. Je vais relire ce rapport; je suis certain qu’il fera thème à beaucoup d’entre vous pour développer devant le monde entier, si je peux m’exprimer ainsi, puisqu’il y a des délégués de toutes les nations, pour développer, dis-je, ce que chacun pense devant le grand problème de l’humanité.
DU BUT DE LA COOPÉRATION
RAPPORT
PRÉSENTÉ AU CONGRES DES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES DE CONSOMMATION
par ]\Æ. FITSGH
président de la Société de consommation du xviii0 arrondissement de paris
Le Comité d'organisation du Congrès, en inscrivant dans son ordre du jour cette questions! simple en formule: Du but de la Coopération, n’ignorait pas qu’elle renferme en elle*méme tous les problèmes économiques qui se poseront d’une façon
constante tant que l’existence de l’homme ne sera pas assurée dans le monde civilisé.
Il aurait dû alors choisir, pour traiter de ces principes de coopération et d’association qui embrassent ainsi l’humanité tout
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,11 %.
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