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antagonistes. — Nous considérons la nôtre comme plus large ; elle comprend l’idée de M. de Boyve, et elle comprend autre chose ; mais au besoin nous nous rallions à la proposition de M. de Boyve. (Tonnerre d'applaudissements.)
La proposition de Boyve est adoptée à l’unanimité moins 9 voix.
L’ordre du jour appelle la seconde question soumise au congrès « de l’utilité des congrès annuels. »
UTILITÉ DES CONGRÈS ANNUELS
RAPPORT
DE
]\Æ. de BOYVE
Je n’ai pas pour mission de vous entretenir de l’utilité des congrès en général : je serais plutôt disposé à soutenir la thèse contraire en voyant cette année cette avalanche de congrès qui se suivent, se succèdent sans cesse depuis trois mois et vont continuer à se suivre et et à se succéder jusqu’à la fin de l’Exposition.
Mais, si je crois à l’inutilité de la plupart des congrès, je suis absolument convaincu que le mouvement coopératif ne peut progresser sans congrès annuels; c’est ce que j’ai à démontrer.
Le mot coopération est déjà une preuve de ce que j’avance. Ce mot veut dire : travailler ensemble dans un but commun. Or, comment peut-on poursuivre un but commun sans échanger ses idées, sans se concerter, sans s’entendre sur la marche à suivre?
La coopération, c’est l’effort organisé, l’union de plusieurs volontés pour obtenir ce qui est inaccessible à l’individu isolé.
Cet effort organisé se manifeste d’abord dans le magasin de détail ; c’est la première phase de la coopération, c’est l’école pour ainsi dire, où l’on apprend les rudiments de l’association. On prend l’habitude de faire soi-mème ses affaires, on voit la nécessité d’une bonne administration, d’une sage direction et quand le succès vient cou-
ronner l’œuvre de tous, on est obligé de reconnaître que tout en travaillant pour soi on a aussi travaillé pour les autres, et voilà comment les sentiments de solidarité se développent petit à petit.
Croit-on qu’une association puisse obtenir ces résultats matériels et moraux si le conseil d’administration se réunit d’une manière irrégulière ou si les assemblées générales sont délaissées ?
Non certes ; plus les réunions du conseil sont suivies, plus les assemblées sont nombreuses et régulières, mieux l’association fonctionne.
Il en est de même pour les sociétés coopératives dans leur ensemble, leur union ne peut se faire ni subsister et ne peut donner des résultats satisfaisants sans assemblées générales. C’est cette pensée qui a donné naissance au premier congrès coopératif en 1885 et à la fédération qui en est sortie, fédération qui, malheureusement jusqu’à présent, n’a enrôlé sous son drapeau qu’un petit nombre de sociétés. Et si de fâcheuses divergences d’opinion se sont manifestées depuis six mois, cela tient, à notre avis, à ce que nous sommes restés sans congrès depuis deux ans.
Quand il y a divergences d’opinions, ces divergences vont toujours en s’accentuant si les sociétés n’ont pour soutenir leurs
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,29 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
antagonistes. — Nous considérons la nôtre comme plus large ; elle comprend l’idée de M. de Boyve, et elle comprend autre chose ; mais au besoin nous nous rallions à la proposition de M. de Boyve. (Tonnerre d'applaudissements.)
La proposition de Boyve est adoptée à l’unanimité moins 9 voix.
L’ordre du jour appelle la seconde question soumise au congrès « de l’utilité des congrès annuels. »
UTILITÉ DES CONGRÈS ANNUELS
RAPPORT
DE
]\Æ. de BOYVE
Je n’ai pas pour mission de vous entretenir de l’utilité des congrès en général : je serais plutôt disposé à soutenir la thèse contraire en voyant cette année cette avalanche de congrès qui se suivent, se succèdent sans cesse depuis trois mois et vont continuer à se suivre et et à se succéder jusqu’à la fin de l’Exposition.
Mais, si je crois à l’inutilité de la plupart des congrès, je suis absolument convaincu que le mouvement coopératif ne peut progresser sans congrès annuels; c’est ce que j’ai à démontrer.
Le mot coopération est déjà une preuve de ce que j’avance. Ce mot veut dire : travailler ensemble dans un but commun. Or, comment peut-on poursuivre un but commun sans échanger ses idées, sans se concerter, sans s’entendre sur la marche à suivre?
La coopération, c’est l’effort organisé, l’union de plusieurs volontés pour obtenir ce qui est inaccessible à l’individu isolé.
Cet effort organisé se manifeste d’abord dans le magasin de détail ; c’est la première phase de la coopération, c’est l’école pour ainsi dire, où l’on apprend les rudiments de l’association. On prend l’habitude de faire soi-mème ses affaires, on voit la nécessité d’une bonne administration, d’une sage direction et quand le succès vient cou-
ronner l’œuvre de tous, on est obligé de reconnaître que tout en travaillant pour soi on a aussi travaillé pour les autres, et voilà comment les sentiments de solidarité se développent petit à petit.
Croit-on qu’une association puisse obtenir ces résultats matériels et moraux si le conseil d’administration se réunit d’une manière irrégulière ou si les assemblées générales sont délaissées ?
Non certes ; plus les réunions du conseil sont suivies, plus les assemblées sont nombreuses et régulières, mieux l’association fonctionne.
Il en est de même pour les sociétés coopératives dans leur ensemble, leur union ne peut se faire ni subsister et ne peut donner des résultats satisfaisants sans assemblées générales. C’est cette pensée qui a donné naissance au premier congrès coopératif en 1885 et à la fédération qui en est sortie, fédération qui, malheureusement jusqu’à présent, n’a enrôlé sous son drapeau qu’un petit nombre de sociétés. Et si de fâcheuses divergences d’opinion se sont manifestées depuis six mois, cela tient, à notre avis, à ce que nous sommes restés sans congrès depuis deux ans.
Quand il y a divergences d’opinions, ces divergences vont toujours en s’accentuant si les sociétés n’ont pour soutenir leurs
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,29 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



