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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Quatrième congrès des sociétés coopératives de conso...
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    • COMPTE–RENDU OFFCIEL. COMITE D'ORGANISATION (p.1)
    • REGLEMENT (p.2)
      • Séance d'ouverture du 8 septembre 1889 (p.4)
      • Deuxième séance. 9 septembre 1889 (p.29)
      • Troisième séance. 9 septembre 1889 (p.32)
    • DU BUT DE LA COOPERATION. RAPPORT PRESENTE AU CONGRES DES SOCIETES COOPERATIVES DE CONSOMMATION PAR M. FITSCH (p.35)
      • Quatrième séance. Mardi 10 septembre 1889 (p.55)
    • PROJET DE LOI SUR LES SOCIETES COOPERATIVES. RAPPORTEUR M. CLAVEL (p.55)
      • Cinquième séance. Mardi [12, sic 10] septembre 1889 (p.66)
    • RAPPORT DE M. DE BOYVE (p.68)
      • Sixième séance. 11 septembre 1889 (p.76)
      • Septième séance. 11 septembre 1889. RAPPORT LU PAR M. CLAVEL (p.83)
      • Huitième séance. Jeudi 12 septembre 1889 (p.103)
  • Dernière image
— 83 -

Septième séance.— Mercredi 11 Septembre 1Ô8Ô

RAPPORT

I. U

par» ]\Æ. GL.AVEL

SÉANCE DU SOIR.

La séance est ouverte à 9 heures sous la présidence de M. Fitsch.

Le procès-verbal est adopté.

]fl. (»uitton donne lecture du procès-verbal de la séance du soir du 10 septembre.

lie Président. — Pour nous conformer à l’ordre du jour tel qu'il a été fixé, la parole est à M. Clavel.

M. Clavel lit son rapport sur le fonds de réserve.

I.

Quel doit être, dans Vassociation coopérative, le rôle du fonds de réserve ? Par quelles ressources doit-il être alimenté ?

En traitant la question du fonds de réserve, nous n’entendons pas préjuger quelle sera la réponse du Congrès à une autre question qui lui est également posée sur le but définitif de la coopération. Quel que soit le but que se propose une société de consommation, lors même qu’elle n’aurait en vue que de fournir à ses membres, dans les meilleures conditions possibles, ce qui est nécessaire à l’existence, nous prétendons que le fonds de réserve doit exercer sur sa stabilité et sur son avenir une influence prépondérante.

L’utilité d’un débat sur cette question résulte de la divergence même des opinions qui se sont produites à son égard ; en effet, nous avons entendu formuler sur l’importance du fonds de réserve les appré-

ciations les plus opposées. Ces appréciations se sont traduites dans la pratique par des règles de conduite toutes différentes ; tandis que certaines sociétés consacrent au fonds de réserve des ressources importantes, d’autres, au contraire, ne lui font que des versements insignifiants ou même négligent absolument de le constituer, et, chose digne de remarque, parmi ces dernières figurent des sociétés qui sont arrivées à un haut degré de prospérité, puisque le chiffre de leurs affaires s’élève annuellement à plusieurs millions et s’accroît chaque jour dans des proportions considérables. Le succès de ces associations pourrait nous inspirer des doutes sur l’utilité dés mesures de prudence que nous croyons devoir conseiller aux coopérateurs, si nous ne savions qu’il suffit parfois d’un grain de sable pour enrayer dans leur marche les machines les plus puissantes. Le seul moyen de se mettre à l’abri d’un revers est d’en prévoir la possibilité et de prendre d’avance les précautions propres à en atténuer les effets.

La nécessité de constituer pour les sociétés coopératives un fonds de réserve important résulte, suivant nous, de la diffé-rance fondamentale qui existe entre les associations de cette nature et les sociétés ordinaires au point de vue du capital. En effet, le premier principe qu’ont dû proclamer les associations démocratiques est celui de la liberté absolue de leurs membres. Cette liberté est bien, il est vrai, restreinte sous certains rapports par les statuts ; mais elle demeure entière en ce qui concerne la




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