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- TABLE DES MATIÈRES
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- Comité 5. Produits alimentaires manufacturés autres que les boissons. Rapport de M. Jules Prevet. Fabricant de conserves alimentaires. Commissaire rapporteur (p.5)
- Introduction (p.7)
- Farines (p.8)
- Pain. – Pâtisseries (p.10)
- Pâtes. – Tapiocas (p.11)
- Biscuits (p.12)
- Fécules. – Amidon. – Glucose (p.12)
- Sucre (p.13)
- Chocolats (p.13)
- Confiserie (p.15)
- Confitures (p.15)
- Fruits confits (p.16)
- Légumes desséchés (p.16)
- Soupes préparées (p.16)
- Conserves de légumes et de fruits (p.17)
- Conserves au vinaigre (p.21)
- Fruits séchés (p.21)
- Huile d'olive (p.22)
- Conserves de poissons (p.22)
- Conserves de viande (p.23)
- Extrait de viande (p.27)
- Conserves de viandes assaisonnées (p.27)
- Conclusion (p.28)
- Dernière image
28
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
j’ai signalé à l’occasion des French sowps, est tel, que plusieurs maisons à Cincinnati et à Boston, comme la National Pure Food Company et la W. Underwood Company, font des affaires importantes, rien qu’à fabriquer des mets de cuisine tout préparés et conservés en boîtes.
Cette industrie devait se créer dans un pays où la matière première est fort bon marché et où la concurrence étrangère est frappée à l’entrée d’un droit de 35 p. 1 oo.
On m’a affirmé que ces maisons ont, pour leurs préparations, des cuisiniers français; je crois que c’est une légende quelles entretiennent, à moins que ceux-ci n’aient un peu perdu la main; car j’ai souvent eu l’occasion de goûter ces produits et, à quelques exceptions près, j’ai surtout mangé une cuisine fort ordinaire, faite cependant avec de bons éléments.
Dans la Section française, en dehors des échantillons de conserves de viandes présentées par les maisons dont les conserves de légumes et de poissons sont les produits dominants, la maison Petitjean et Desmarais exposait des quenelles et des financières. Les maisons Pion et Hottot, Tivol-lier, Sevestre, des pâtés de foie gras, délicatesses culinaires que l’industrie américaine n’a pu ou n’a pas encore osé aborder jusqu’ici et qui doivent trouver en Amérique un débouché de plus en plus grand à mesure que les classes aisées se prendront à rechercher davantage le luxe et ses raffinements.
CONCLUSION.
Je conclurai en disant que, malheureusement pour nombre de produits alimentaires, non seulement le marché américain est fermé à la production française, mais encore la surabondance de production, vers laquelle les Etats-Unis marchent si rapidement, est telle, que la nécessité d’exporter à tout prix, dont nous avons déjà ressenti les effets, s’imposera chaque jour davantage et s’étendra bientôt à de nouveaux articles.
La production française ne doit donc pas songer à trouver de débouché en Amérique pour les produits qui s’imposent et vont s’imposer là-bas à l’exportation; elle aura déjà assez à faire pour leur disputer le marché français, et elle n’y parviendra que si elle est suffisamment protégée.
Cela ne veut pas dire qu’il faille se désintéresser du marché américain ; c’est un marché considérable, qui est et doit demeurer un débouché des plus importants pour la France; mais il n’y faut aller qu’avec des produits alimentaires de choix.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,54 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
j’ai signalé à l’occasion des French sowps, est tel, que plusieurs maisons à Cincinnati et à Boston, comme la National Pure Food Company et la W. Underwood Company, font des affaires importantes, rien qu’à fabriquer des mets de cuisine tout préparés et conservés en boîtes.
Cette industrie devait se créer dans un pays où la matière première est fort bon marché et où la concurrence étrangère est frappée à l’entrée d’un droit de 35 p. 1 oo.
On m’a affirmé que ces maisons ont, pour leurs préparations, des cuisiniers français; je crois que c’est une légende quelles entretiennent, à moins que ceux-ci n’aient un peu perdu la main; car j’ai souvent eu l’occasion de goûter ces produits et, à quelques exceptions près, j’ai surtout mangé une cuisine fort ordinaire, faite cependant avec de bons éléments.
Dans la Section française, en dehors des échantillons de conserves de viandes présentées par les maisons dont les conserves de légumes et de poissons sont les produits dominants, la maison Petitjean et Desmarais exposait des quenelles et des financières. Les maisons Pion et Hottot, Tivol-lier, Sevestre, des pâtés de foie gras, délicatesses culinaires que l’industrie américaine n’a pu ou n’a pas encore osé aborder jusqu’ici et qui doivent trouver en Amérique un débouché de plus en plus grand à mesure que les classes aisées se prendront à rechercher davantage le luxe et ses raffinements.
CONCLUSION.
Je conclurai en disant que, malheureusement pour nombre de produits alimentaires, non seulement le marché américain est fermé à la production française, mais encore la surabondance de production, vers laquelle les Etats-Unis marchent si rapidement, est telle, que la nécessité d’exporter à tout prix, dont nous avons déjà ressenti les effets, s’imposera chaque jour davantage et s’étendra bientôt à de nouveaux articles.
La production française ne doit donc pas songer à trouver de débouché en Amérique pour les produits qui s’imposent et vont s’imposer là-bas à l’exportation; elle aura déjà assez à faire pour leur disputer le marché français, et elle n’y parviendra que si elle est suffisamment protégée.
Cela ne veut pas dire qu’il faille se désintéresser du marché américain ; c’est un marché considérable, qui est et doit demeurer un débouché des plus importants pour la France; mais il n’y faut aller qu’avec des produits alimentaires de choix.
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