- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.227)
- [COMITÉ 8. L'Horticulture française à Chicago -- L'Horticulture aux Etats-Unis] (p.1)
- PREMIÈRE PARTIE. L'HORTICULTURE FRANÇAISE A CHICAGO. RÉSUMÉ DES EXPOSITIONS AMÉRICAINES ET ÉTRANGÈRES (p.3)
- CHAPITRE I. Du choix de Chicago comme siège de l'Exposition. -- Difficultés pour une bonne organisation agricole (p.3)
- CHAPITRE II. De l'organisation du Landscape Department. -- De l'organisation et des ressources du Département de l'Horticulture (p.7)
- CHAPITRE III. Participation française à l'Exposition d'horticulture. -- Constitution du Comité. -- Négociations avec la Ville de Paris pour l'envoi du jardinier (p.10)
- CHAPITRE IV. État des lieux où ont été plantés les végétaux français, leur superficie, travaux préalables. -- Concours anticipé de fleurs sous serre (p.13)
- CHAPITRE V. Préparation à Paris de l'installation des exposants d'horticulture. -- Départ des produits. -- Départ pour Chicago du jardinier de la Ville de Paris et du secrétaire du Comité 8. -- Organisation définitive, plantation et installation (p.17)
- CHAPITRE VI. État des plantations françaises de plein air en juin 1893 (p.21)
- CHAPITRE VII. Exposition des arts et industries horticoles (p.29)
- CHAPITRE VIII. Expositions non américaines de végétaux : Allemagne (p.37)
- CHAPITRE IX. Exposition de végétaux américains (p.41)
- Conclusion (p.43)
- DEUXIÈME PARTIE. L'HORTICULTURE AUX ÉTATS-UNIS (p.45)
- INTRODUCTION GÉNÉRALE (p.45)
- PREMIÈRE PARTIE. LES CULTURES FRUITIÈRES. Introduction (p.51)
- PREMIÈRE SECTION. FRUITS DU CLIMAT TEMPÉRÉ (p.54)
- CHAPITRE I. Fruits à pépins (p.54)
- Le pommier (p.54)
- Le poirier (p.66)
- Le cognassier (p.70)
- CHAPITRE II. Fruits à noyaux : Le pêcher (p.71)
- L'amandier (p.79)
- L'abricotier (p.79)
- Le prunier (p.81)
- Le cerisier (p.92)
- CHAPITRE III. Arbres fruitiers demi-forestiers (p.94)
- Le châtaignier (p.94)
- Le noyer (p.95)
- CHAPITRE IV. Vignes (p.96)
- Les vignes à raisin de table (p.96)
- CHAPITRE V. Petits fruits (p.104)
- Le groseillier (p.104)
- Le cassis (p.105)
- Le groseillier épineux (p.105)
- Le fraisier (p.105)
- Le framboisier (p.110)
- Le blackberry (p.111)
- Le dewberry (p.112)
- Cranberry et autres vacciniées à fruits comestibles (p.112)
- DEUXIÈME SECTION. FRUITS DEMI-TROPICAUX ET TROPICAUX (p.115)
- CHAPITRE I. Arborescents (p.115)
- L'oranger (p.116)
- Le limonier (p.126)
- Le figuier (p.128)
- L'olivier (p.131)
- Le noyer pacanier (p.134)
- Le jujubier (p.135)
- Le caroubier (p.135)
- Le grenadier (p.135)
- L'assiminier (p.136)
- Le goyavier (p.136)
- Le bibacier (p.137)
- Le mango (p.137)
- Le plaqueminier (p.137)
- L'avoca (p.138)
- Le cocotier (p.138)
- Le palmier-dattier (p.138)
- Le mammé (p.139)
- Le tamarin (p.139)
- CHAPITRE II. Fruits tropicaux non arborescents (p.140)
- Le bananier (p.140)
- L'ananas (p.141)
- Observations finales à propos des cultures fruitières d'Amérique (p.143)
- DEUXIÈME PARTIE. LES CULTURES LÉGUMIÈRES. Introduction (p.147)
- PREMIÈRE SECTION. LE TRUCK FARMING (p.150)
- Définition (p.150)
- Production des primeurs (p.154)
- Légumes printaniers (p.156)
- Cultures de saison (p.161)
- DEUXIÈME SECTION. LE MARKET GARDENING (p.163)
- Observations générales (p.163)
- Culture spéciale de certains légumes : Asperges (p.166)
- Céleris (p.166)
- Choux (p.167)
- Concombres (p.167)
- Melons (p.167)
- Pastèques (p.168)
- Petits pois (p.169)
- Haricots (p.169)
- Oignons (p.170)
- Pommes de terre (p.171)
- Patates (p.171)
- Tomates (p.172)
- TROISIÈME SECTION. Conserves de légumes. -- Notes diverses (p.173)
- TROISIÈME PARTIE. FLORICULTURE (p.177)
- PREMIÈRE SECTION. CULTURES EN PLEIN AIR POUR LA VENTE DES SUJETS. Observations générales (p.177)
- CHAPITRE I. Culture arbustive (p.181)
- Roses (p.181)
- Arbustes à feuilles caduques (p.182)
- Rhododendrons et kalmias, viburnums (p.183)
- Hydrangeas, andromedas (p.184)
- Chênes, bouleaux (p.184)
- Pruniers (p.185)
- Sumacs (p.185)
- Berberis (p.185)
- Ceanothus (p.185)
- Arbustes grimpants (p.186)
- CHAPITRE II. Plantes herbacées (p.187)
- Pensées (p.187)
- Campanules (p.187)
- Digitales (p.187)
- Pavots (p.188)
- Oeillets (p.188)
- Héliotrope (p.188)
- Pivoine et gaillarde (p.188)
- Chrysanthèmes (p.189)
- CHAPITRE III. Plantes bulbeuses (p.190)
- Narcisses (p.190)
- Glaïeuls, bégonias (p.190)
- Dahlias (p.191)
- Cannas (p.191)
- CHAPITRE IV. Plantes aquatiques (p.192)
- Nymphéacées (p.192)
- Nelombos (p.192)
- CHAPITRE V. Graminées ornementales. Plumes de pampas (p.193)
- DEUXIÈME SECTION. CULTURE POUR LA FLEUR COUPÉE (p.195)
- CHAPITRE I. En plein air : Violettes (p.195)
- CHAPITRE II. Sous verre (p.196)
- La rose (p.196)
- L'oeillet (p.196)
- Lilas (p.197)
- Lis des Bermudes (p.197)
- Narcisses (p.198)
- TROISIÈME SECTION. CULTURES EN SERRE POUR LA VENTE DES SUJETS. Plantes vertes, palmiers (p.199)
- Feuillages colorés (p.199)
- Plantes cultivées pour leur fleur (p.200)
- QUATRIÈME SECTION. MATÉRIEL HORTICOLE. Serres et chauffage (p.201)
- Conclusion de la troisième partie (p.202)
- PREMIÈRE SECTION. CULTURES EN PLEIN AIR POUR LA VENTE DES SUJETS. Observations générales (p.177)
- QUATRIÈME PARTIE. LES ÉLÉMENTS DU PROGRÈS HORTICOLE (p.203)
- Dernière image
L’HORTICULTURE AUX ÉTATS-UNIS.
51
PREMIÈRE PARTIE.
LES CULTURES FRUITIÈRES.
INTRODUCTION.
Importance de la culture fruitière. — La production des fruits aux États-Unis a pris depuis un certain nombre d’années une importance extraordinaire. Au moment où l’Exposition de 1889 réunissait à Paris les merveilles de l’univers, un rapport préparé à cette occasion sous la direction du Secrétaire de l’Agriculture à Washington s’exprimait en ces termes : «En l’absence de toute statistique exacte sur la matière, on peut admettre que dans les États-Unis les fruits viennent immédiatement après les céréales, soit comme valeur marchande, soit comme importance au point de vue de l’alimentation. La récolte annuelle de ce pays ne doit certainement pas être estimée à moins de i,5oo millions de francs.» Un travail gigantesque était en cours Tannée suivante à l’occasion du recensement décennal; il s’est achevé en 1891 et constate que, pour les seules cultures de pêches, le capital engagé s’élève à A5o millions et la main-d’œuvre à 226,000 personnes. Les chiffres relatifs aux différentes cultures seront donnés en leur lieu, mais ceux-ci suffiront à donner une idée des proportions inouïes dans lesquelles les fruits sont cultivés aux Etats-Unis.
Causes qui ont amené son développement. —Si la culture fruitière en Amérique remonte à une date relativement ancienne, il n’en est pas de même de son développement actuel; un assez grand nombre de circonstances l’ont favorisé. Jusqu’au temps de la guerre de Sécession, les différents États ont cultivé tous, autant que le climat le leur permettait, les fruits jadis importés d’Europe et qui se trouvaient souvent dans les conditions extrêmes de leur productivité, le climat des États-Unis étant beaucoup plus extrême que celui d’Europe où les variétés avaient, la plupart du temps, pris naissance. Le peuplement des riches plaines de l’Ouest en portant un premier coup à l’agriculture des États atlantiques, par la concurrence heureuse quelles commençaient à faire dans la production des céréales, obligea les
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PREMIÈRE PARTIE.
LES CULTURES FRUITIÈRES.
INTRODUCTION.
Importance de la culture fruitière. — La production des fruits aux États-Unis a pris depuis un certain nombre d’années une importance extraordinaire. Au moment où l’Exposition de 1889 réunissait à Paris les merveilles de l’univers, un rapport préparé à cette occasion sous la direction du Secrétaire de l’Agriculture à Washington s’exprimait en ces termes : «En l’absence de toute statistique exacte sur la matière, on peut admettre que dans les États-Unis les fruits viennent immédiatement après les céréales, soit comme valeur marchande, soit comme importance au point de vue de l’alimentation. La récolte annuelle de ce pays ne doit certainement pas être estimée à moins de i,5oo millions de francs.» Un travail gigantesque était en cours Tannée suivante à l’occasion du recensement décennal; il s’est achevé en 1891 et constate que, pour les seules cultures de pêches, le capital engagé s’élève à A5o millions et la main-d’œuvre à 226,000 personnes. Les chiffres relatifs aux différentes cultures seront donnés en leur lieu, mais ceux-ci suffiront à donner une idée des proportions inouïes dans lesquelles les fruits sont cultivés aux Etats-Unis.
Causes qui ont amené son développement. —Si la culture fruitière en Amérique remonte à une date relativement ancienne, il n’en est pas de même de son développement actuel; un assez grand nombre de circonstances l’ont favorisé. Jusqu’au temps de la guerre de Sécession, les différents États ont cultivé tous, autant que le climat le leur permettait, les fruits jadis importés d’Europe et qui se trouvaient souvent dans les conditions extrêmes de leur productivité, le climat des États-Unis étant beaucoup plus extrême que celui d’Europe où les variétés avaient, la plupart du temps, pris naissance. Le peuplement des riches plaines de l’Ouest en portant un premier coup à l’agriculture des États atlantiques, par la concurrence heureuse quelles commençaient à faire dans la production des céréales, obligea les
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