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- TABLE DES MATIÈRES
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- M. L. – G. Favette. Enseignement industriel (p.3)
- Préface (p.3)
- Chapitre I. Considérations générales (p.5)
- Chapitre II. De l'enseignement industriel et commercial aux Etats – Unis d'Amérique (p.17)
- Chapitre III. L'enseignement industriel et commercial à l'Exposition de Chicago (p.25)
- Etats – Unis d'Amérique (p.27)
- Ecoles industrielles (p.28)
- Ecoles indiennes (p.50)
- École professionnelle juive (p.53)
- Ecoles confessionnelles (p.53)
- Ecoles des Sourds – Muets (p.54)
- Ecoles commerciales (p.55)
- Conclusion (p.60)
- Russie (p.61)
- Suède (p.66)
- Allemagne (p.67)
- Japon (p.68)
- France (p.72)
- Ecoles industrielles (p.74)
- Ecoles commerciales (p.78)
- Livres et ouvrages divers (p.81)
- Appendice. – Quelques institutions spéciales (p.83)
- M. Jules Steeg. Enseignement (p.91)
- Enseignement primaire (p.95)
- Enseignement secondaire (p.114)
- Enseignement supérieur (p.121)
- Bibliothèques, missions et sociétés savantes (p.123)
- Enseignement technique (p.126)
- Dernière image
ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL.
17
CHAPITRE II.
DE L’ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE.
Contrairement à ce qui se passe en France et dans presque tous les pays d’Europe, le Gouvernement fédéral n’exerce, en Amérique, aucune action directe sur l’enseignement. Il n’y a pas de Ministère de l’Instruction publique ni aucune autorité centrale qui fasse sentir sa direction ou même qui exerce son contrôle sur les écoles. Néanmoins l’instruction, à tous ses degrés, a toujours été l’un des plus grands soucis des Gouvernements. C’est ainsi que le premier act, lors de l’organisation d’un Etat et de la création d’une ville, réserve le terrain sur lequel s’élèveront les écoles. C’est le Congrès qui fixe lui-même l’importance et l’étendue de ce terrain. Aux termes d’un act de 1862, ce State Funcl comprend autant de fois 3o,ooo acres (un peu plus de 12,000 hectares) qu’il y a de sénateurs et de représentants pour l’Etat. L’espace ainsi réservé est inaliénable, exempt de toutes les charges, fédérales ou autres. Les bâtiments d’écoles jouissent des mêmes privilèges.
Mais ni les fondateurs de la République américaine, ni les hommes d’Etat qui ont hérité de leurs convictions n’ont voulu donner au Gouvernement fédéral un droit, quel qu’il fût, sur l’enseignement public. Le contrôle des écoles a toujours figuré parmi les prérogatives réservées par chaque Etat à sa propre individualité.
A plusieurs reprises, des tentatives furent faites pour attribuer au Bureau d’éducation, créé au Département de l’Intérieur, une quasi-action sur les écoles américaines, ou au moins pour créer au profit de celui-ci quelques relationsTégales avec ces écoles. Ce fut toujours sans succès. Le rôle du Bureau d’éducation est uniquement de réunir des documents, de publier des monographies (qui ne sont pas toujours très suivies) sur l’enseignement, et de tenir à jour les statistiques. J’ai entendu, par des Américains, critiquer sévèrement le défaut de méthode et de classement de tous ces travaux, que l’un d’eux considérait même comme sans valeur légale. Mais Comité 33. 2
IMPRIMERIE NATIONALE
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,10 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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CHAPITRE II.
DE L’ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE.
Contrairement à ce qui se passe en France et dans presque tous les pays d’Europe, le Gouvernement fédéral n’exerce, en Amérique, aucune action directe sur l’enseignement. Il n’y a pas de Ministère de l’Instruction publique ni aucune autorité centrale qui fasse sentir sa direction ou même qui exerce son contrôle sur les écoles. Néanmoins l’instruction, à tous ses degrés, a toujours été l’un des plus grands soucis des Gouvernements. C’est ainsi que le premier act, lors de l’organisation d’un Etat et de la création d’une ville, réserve le terrain sur lequel s’élèveront les écoles. C’est le Congrès qui fixe lui-même l’importance et l’étendue de ce terrain. Aux termes d’un act de 1862, ce State Funcl comprend autant de fois 3o,ooo acres (un peu plus de 12,000 hectares) qu’il y a de sénateurs et de représentants pour l’Etat. L’espace ainsi réservé est inaliénable, exempt de toutes les charges, fédérales ou autres. Les bâtiments d’écoles jouissent des mêmes privilèges.
Mais ni les fondateurs de la République américaine, ni les hommes d’Etat qui ont hérité de leurs convictions n’ont voulu donner au Gouvernement fédéral un droit, quel qu’il fût, sur l’enseignement public. Le contrôle des écoles a toujours figuré parmi les prérogatives réservées par chaque Etat à sa propre individualité.
A plusieurs reprises, des tentatives furent faites pour attribuer au Bureau d’éducation, créé au Département de l’Intérieur, une quasi-action sur les écoles américaines, ou au moins pour créer au profit de celui-ci quelques relationsTégales avec ces écoles. Ce fut toujours sans succès. Le rôle du Bureau d’éducation est uniquement de réunir des documents, de publier des monographies (qui ne sont pas toujours très suivies) sur l’enseignement, et de tenir à jour les statistiques. J’ai entendu, par des Américains, critiquer sévèrement le défaut de méthode et de classement de tous ces travaux, que l’un d’eux considérait même comme sans valeur légale. Mais Comité 33. 2
IMPRIMERIE NATIONALE
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