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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.107)
- [COMITÉ 12. Mines, Exploitation des mines et Métallurgie, Minerais de souffre] (n.n.)
- MATIÈRES PREMIÈRES (p.4)
- UTILISATION DIRECTE DES MATIÈRES PREMIÈRES (p.12)
- MÉTALLURGIE ET ARTS INDUSTRIELS (p.22)
- PUBLICATIONS CONCERNANT LES MINES ET LA MÉTALLURGIE (p.40)
- EXPOSITIONS NATIONALES (p.42)
- L'OR ET L'ARGENT À L'EXPOSITION COLOMBIENNE (p.54)
- LE CUIVRE (p.61)
- LE PLOMB (p.67)
- L'ALUMINIUM (p.75)
- INDUSTRIE DU FER (p.76)
- LES CHARBONS (p.86)
- LE PÉTROLE (p.89)
- L'ÉLECTRICITÉ DANS LES MINES (p.92)
- CONCLUSIONS (p.96)
- MINERAIS DE SOUFRE (M. Paul BOUDE, commissaire-rapporteur suppléant) (p.98)
- CONCLUSIONS (p.105)
- Dernière image
MINERAIS DE SOUFRE.
103
SOUFRES RÉGÉNÉRÉS.
Ces soufres, dont il est entré clans ces dernières années, ainsi que nous le disions tout à l’heure, environ 10,000 tonnes aux États-Unis, proviennent de la régénération du soufre contenu dans les marcs de soude des fabriques de produits chimiques travaillant par le procédé Leblanc.
Ce système de régénération, que nous n’entreprendrons pas de décrire ici, est appliqué, en Angleterre, par MM. Chance et Clausset, en France, par la Société de Saint-Gobain; au point de vue scientifique, il est certainement des plus intéressants, mais nous craignons que, sous le rapport pratique et industriel, il le soit beaucoup moins, à cause même de la complication et de la cherté des appareils qu’il comporte.
Nous ajouterons, sans chercher le prix de revient du soufre régénéré, que, si ce dernier a pu gagner quelque terrain lorsque les soufres de Sicile, par suite d’une spéculation factice, ont atteint des prix inusités, il lui serait difficile de lutter contre eux, avec un avantage quelconque, maintenant que la Sicile a vu ses cours s’abaisser, en moins de dix-huit mois, de plus de 5o p. 100.
Ces considérations nous amènent forcément à parler du soufre de Sicile, tout en regrettant que l’Italie n’ait pas cru devoir faire représenter cette production, dont la nature lui a généreusement donné le monopole, autrement que par quelques sacs qu’a exposés une maison de Catania.
Les gisements de soufre sont nombreux et riches en Sicile. Nous croyons inutile de nous étendre sur cette question si admirablement traitée par M. Ralard en 1867, M. Lequin en 1889 et dans de nombreux ouvrages, notamment dans le traité des gîtes minéraux de MM. Fucks et Delaunay. Nous nous bornerons à dire que, malgré le traitement défectueux du minerai qui est fait par le « calcarone » ou four à l’air libre, malgré une perte d’environ 5o à 60 p. 100 du soufre contenu dans le minerai, la Sicile produit annuellement Aoo,ooo tonnes de soufre brut de diverses qualités.
On comprend les désavantages du s calcarone » avec lequel le soufre se sert de combustible à lui-même et se trouve, en grande partie, transformé en acide sulfureux par l’oxygène de l’air; aussi a-t-on essayé la fusion par le bois et le charbon dans des appareils en fonte appelés Doppione, par la
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SOUFRES RÉGÉNÉRÉS.
Ces soufres, dont il est entré clans ces dernières années, ainsi que nous le disions tout à l’heure, environ 10,000 tonnes aux États-Unis, proviennent de la régénération du soufre contenu dans les marcs de soude des fabriques de produits chimiques travaillant par le procédé Leblanc.
Ce système de régénération, que nous n’entreprendrons pas de décrire ici, est appliqué, en Angleterre, par MM. Chance et Clausset, en France, par la Société de Saint-Gobain; au point de vue scientifique, il est certainement des plus intéressants, mais nous craignons que, sous le rapport pratique et industriel, il le soit beaucoup moins, à cause même de la complication et de la cherté des appareils qu’il comporte.
Nous ajouterons, sans chercher le prix de revient du soufre régénéré, que, si ce dernier a pu gagner quelque terrain lorsque les soufres de Sicile, par suite d’une spéculation factice, ont atteint des prix inusités, il lui serait difficile de lutter contre eux, avec un avantage quelconque, maintenant que la Sicile a vu ses cours s’abaisser, en moins de dix-huit mois, de plus de 5o p. 100.
Ces considérations nous amènent forcément à parler du soufre de Sicile, tout en regrettant que l’Italie n’ait pas cru devoir faire représenter cette production, dont la nature lui a généreusement donné le monopole, autrement que par quelques sacs qu’a exposés une maison de Catania.
Les gisements de soufre sont nombreux et riches en Sicile. Nous croyons inutile de nous étendre sur cette question si admirablement traitée par M. Ralard en 1867, M. Lequin en 1889 et dans de nombreux ouvrages, notamment dans le traité des gîtes minéraux de MM. Fucks et Delaunay. Nous nous bornerons à dire que, malgré le traitement défectueux du minerai qui est fait par le « calcarone » ou four à l’air libre, malgré une perte d’environ 5o à 60 p. 100 du soufre contenu dans le minerai, la Sicile produit annuellement Aoo,ooo tonnes de soufre brut de diverses qualités.
On comprend les désavantages du s calcarone » avec lequel le soufre se sert de combustible à lui-même et se trouve, en grande partie, transformé en acide sulfureux par l’oxygène de l’air; aussi a-t-on essayé la fusion par le bois et le charbon dans des appareils en fonte appelés Doppione, par la
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