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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.107)
- [COMITÉ 12. Mines, Exploitation des mines et Métallurgie, Minerais de souffre] (n.n.)
- MATIÈRES PREMIÈRES (p.4)
- UTILISATION DIRECTE DES MATIÈRES PREMIÈRES (p.12)
- MÉTALLURGIE ET ARTS INDUSTRIELS (p.22)
- PUBLICATIONS CONCERNANT LES MINES ET LA MÉTALLURGIE (p.40)
- EXPOSITIONS NATIONALES (p.42)
- L'OR ET L'ARGENT À L'EXPOSITION COLOMBIENNE (p.54)
- LE CUIVRE (p.61)
- LE PLOMB (p.67)
- L'ALUMINIUM (p.75)
- INDUSTRIE DU FER (p.76)
- LES CHARBONS (p.86)
- LE PÉTROLE (p.89)
- L'ÉLECTRICITÉ DANS LES MINES (p.92)
- CONCLUSIONS (p.96)
- MINERAIS DE SOUFRE (M. Paul BOUDE, commissaire-rapporteur suppléant) (p.98)
- CONCLUSIONS (p.105)
- Dernière image
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
104
vapeur d’eau et bien d’autres moyens; mais le procédé barbare du «cal-carone» paraît être encore le plus économique et le plus en faveur.
RAFFINAGE DU SOUFRE.
Il ne nous est pas possible de ne pas dire, en passant, un mot de l’industrie du raffinage du soufre qui ne figurait pas dans la section des mines, mais qui se relie étroitement à la production minière de la Sicile, et joue en France, depuis quarante-deux ans, époque à laquelle remonte l’apparition de l’oïdium, un rôle des plus importants.
Il ne peut plus entrer de soufres sublimés ou raffinés aux Etats-Unis, par suite des droits prohibitifs qui frappent ces articles, et c’est à l’abri de ces droits que s’est établie, à San Francisco, une raffinerie de soufre qui tire sa matière première du Japon; nous n’avons trouvé celte raffinerie dans aucune section. lien existe une autre que nous avons déjà citée, la Dickers and Meyers Sulphur Company, dans l’Etat des Mormons.
La seule raffinerie de soufre française qui avait exposé à Chicago, non dans un but spéculatif, puisque, comme nous l’avons dit, le territoire de l’Amérique du Nord lui est fermé par une muraille de Chine, mais pour le simple désir de représenter, dans ce grand concours, une de nos industries éminemment française, c’était la raffinerie A. Boude et fds de Marseille.
Il ne nous appartient pas de parler de l’importance acquise, des progrès réalisés et des brevets pris par cet établissement, dont les chefs ont toujours eu l’honneur d’être membres des Jurys dans les divers concours internationaux qui se sont succédé depuis 1878. On peut se reporter à ce que disait, à ce sujet, le rapporteur de la classe /15 (grande industrie chimique) lors de l’Exposition universelle de Paris, M. Lequin, dont nous avons déjà eu l’occasion de rappeler les appréciations si autorisées.
Toutefois, en affirmant, en 1889, que la diminution, qui, dans les dernières années, s’était manifestée sur les quantités de soufre brut importées en France, était absolument due au ralentissement de la production de nos raffineries nationales, M. Lequin n’expliquait pas quelles étaient les véritables causes de ce ralentissement. Ce n’était pas la disparition dans nos vignobles de l’oïdium, cette maladie cryptogamique, devenue endémique surtout dans les sols humides, ce n’était pas le sulfate de cuivre, reconnu efficace contre le mildew et pouvant avoir, contre l’oïdium, les mêmes effets préservatifs que le soufre, — chose qui est loin d’être prou-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,01 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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vapeur d’eau et bien d’autres moyens; mais le procédé barbare du «cal-carone» paraît être encore le plus économique et le plus en faveur.
RAFFINAGE DU SOUFRE.
Il ne nous est pas possible de ne pas dire, en passant, un mot de l’industrie du raffinage du soufre qui ne figurait pas dans la section des mines, mais qui se relie étroitement à la production minière de la Sicile, et joue en France, depuis quarante-deux ans, époque à laquelle remonte l’apparition de l’oïdium, un rôle des plus importants.
Il ne peut plus entrer de soufres sublimés ou raffinés aux Etats-Unis, par suite des droits prohibitifs qui frappent ces articles, et c’est à l’abri de ces droits que s’est établie, à San Francisco, une raffinerie de soufre qui tire sa matière première du Japon; nous n’avons trouvé celte raffinerie dans aucune section. lien existe une autre que nous avons déjà citée, la Dickers and Meyers Sulphur Company, dans l’Etat des Mormons.
La seule raffinerie de soufre française qui avait exposé à Chicago, non dans un but spéculatif, puisque, comme nous l’avons dit, le territoire de l’Amérique du Nord lui est fermé par une muraille de Chine, mais pour le simple désir de représenter, dans ce grand concours, une de nos industries éminemment française, c’était la raffinerie A. Boude et fds de Marseille.
Il ne nous appartient pas de parler de l’importance acquise, des progrès réalisés et des brevets pris par cet établissement, dont les chefs ont toujours eu l’honneur d’être membres des Jurys dans les divers concours internationaux qui se sont succédé depuis 1878. On peut se reporter à ce que disait, à ce sujet, le rapporteur de la classe /15 (grande industrie chimique) lors de l’Exposition universelle de Paris, M. Lequin, dont nous avons déjà eu l’occasion de rappeler les appréciations si autorisées.
Toutefois, en affirmant, en 1889, que la diminution, qui, dans les dernières années, s’était manifestée sur les quantités de soufre brut importées en France, était absolument due au ralentissement de la production de nos raffineries nationales, M. Lequin n’expliquait pas quelles étaient les véritables causes de ce ralentissement. Ce n’était pas la disparition dans nos vignobles de l’oïdium, cette maladie cryptogamique, devenue endémique surtout dans les sols humides, ce n’était pas le sulfate de cuivre, reconnu efficace contre le mildew et pouvant avoir, contre l’oïdium, les mêmes effets préservatifs que le soufre, — chose qui est loin d’être prou-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,01 %.
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