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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.107)
- [COMITÉ 12. Mines, Exploitation des mines et Métallurgie, Minerais de souffre] (n.n.)
- MATIÈRES PREMIÈRES (p.4)
- UTILISATION DIRECTE DES MATIÈRES PREMIÈRES (p.12)
- MÉTALLURGIE ET ARTS INDUSTRIELS (p.22)
- PUBLICATIONS CONCERNANT LES MINES ET LA MÉTALLURGIE (p.40)
- EXPOSITIONS NATIONALES (p.42)
- L'OR ET L'ARGENT À L'EXPOSITION COLOMBIENNE (p.54)
- LE CUIVRE (p.61)
- LE PLOMB (p.67)
- L'ALUMINIUM (p.75)
- INDUSTRIE DU FER (p.76)
- LES CHARBONS (p.86)
- LE PÉTROLE (p.89)
- L'ÉLECTRICITÉ DANS LES MINES (p.92)
- CONCLUSIONS (p.96)
- MINERAIS DE SOUFRE (M. Paul BOUDE, commissaire-rapporteur suppléant) (p.98)
- CONCLUSIONS (p.105)
- Dernière image
MINERAIS DE SOUFRE.
105
vée; — c’était uniquement le développement d’importantes raffineries créées en Sicile à l’abri d’un régime douanier qui admettait, chez nous, en toute franchise de droits, les soufres fabriqués (sublimés, raffinés ou triturés) de provenance étrangère. Et, en effet, depuis 1888, c’est-à-dire depuis la rupture du traité de commerce franco-italien et l’inauguration des nouveaux tarifs, l’importation des soufres bruts de Sicile en France a augmenté chaque année; contre une importation de 60,000 tonnes environ pendant les années qui ont précédé 1888, nous en avons reçu :
En 1889.......................................... 71,300 tonnes
En 1890.......................................... 82,100
En 1891......................................... 84,600
Si nous défalquons de ces quantités une dizaine de mille tonnes nécessaires à la fabrication du sulfure de carbone et des pâtes de bois, nous trouvons que 74,000 tonnes sont actuellement consommées, en France, par le raffinage et la trituration du soufre.
CONCLUSIONS.
Le champ, relativement très restreint, des minerais de soufre exposés à Chicago, et qu’il nous a été donné d’examiner, ne nous permet pas de nombreuses conclusions, si ce n’est celle que la Sicile sera longtemps encore, — pour ne pas dire toujours, car ce mot n’existe pas scientifiquement, — la grande pourvoyeuse du monde, en ce qui concerne le soufre; les minerais de soufre, présentés par les autres points du globe, ne sont pas, à notre avis, une menace sérieuse de concurrence pour elle.
Mais faut-il déduire de là que les divers marchés auront à subir les prix que la Sicile croira devoir leur imposer? Nous ne le croyons pas, car la situation financière de l’Italie, l’extraction toujours croissante du soufre en Sicile ne nous paraissent pas pouvoir justifier des spéculations du genre de celle que nous avons eu le regret de constater, un instant, au cours de ces dernières années.
En outre, la diminution des quantités de soufre exportées par l’Italie aux Etats-Unis, où l’industrie des produits chimiques a une tendance à se tourner de plus en plus, pour la fabrication de l’acide sulfurique, vers l’usage de la pyrite que l’on exploite aujourd’hui dans la Confédération même; d’autre part, l’extension progressive, dans le nouveau continent,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,09 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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vée; — c’était uniquement le développement d’importantes raffineries créées en Sicile à l’abri d’un régime douanier qui admettait, chez nous, en toute franchise de droits, les soufres fabriqués (sublimés, raffinés ou triturés) de provenance étrangère. Et, en effet, depuis 1888, c’est-à-dire depuis la rupture du traité de commerce franco-italien et l’inauguration des nouveaux tarifs, l’importation des soufres bruts de Sicile en France a augmenté chaque année; contre une importation de 60,000 tonnes environ pendant les années qui ont précédé 1888, nous en avons reçu :
En 1889.......................................... 71,300 tonnes
En 1890.......................................... 82,100
En 1891......................................... 84,600
Si nous défalquons de ces quantités une dizaine de mille tonnes nécessaires à la fabrication du sulfure de carbone et des pâtes de bois, nous trouvons que 74,000 tonnes sont actuellement consommées, en France, par le raffinage et la trituration du soufre.
CONCLUSIONS.
Le champ, relativement très restreint, des minerais de soufre exposés à Chicago, et qu’il nous a été donné d’examiner, ne nous permet pas de nombreuses conclusions, si ce n’est celle que la Sicile sera longtemps encore, — pour ne pas dire toujours, car ce mot n’existe pas scientifiquement, — la grande pourvoyeuse du monde, en ce qui concerne le soufre; les minerais de soufre, présentés par les autres points du globe, ne sont pas, à notre avis, une menace sérieuse de concurrence pour elle.
Mais faut-il déduire de là que les divers marchés auront à subir les prix que la Sicile croira devoir leur imposer? Nous ne le croyons pas, car la situation financière de l’Italie, l’extraction toujours croissante du soufre en Sicile ne nous paraissent pas pouvoir justifier des spéculations du genre de celle que nous avons eu le regret de constater, un instant, au cours de ces dernières années.
En outre, la diminution des quantités de soufre exportées par l’Italie aux Etats-Unis, où l’industrie des produits chimiques a une tendance à se tourner de plus en plus, pour la fabrication de l’acide sulfurique, vers l’usage de la pyrite que l’on exploite aujourd’hui dans la Confédération même; d’autre part, l’extension progressive, dans le nouveau continent,
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