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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Organisation des congrès (p.1)
- 1. Congrès des femmes (p.15)
- 2. Congrès de la presse (p.19)
- 3 et 3 bis. Congrès de la médecine et Congrès de la pureté des moeurs (p.25)
- 4. Congrès de tempérance (p.31)
- 5. Congrès des réformes morales et sociales (p.71)
- 6. Congrès du commerce et de la finance (p.81)
- 7. Congrès de la musique (p.95)
- 8. Congrès des auteurs (p.99)
- 9. Congrès de l'éducation (p.109)
- 10. Congrès du génie civil (p.123)
- 11. Congrès des beaux-arts (p.263)
- 12. Congrès de gouvernement et d'administration (p.267)
- 13. Congrès divers (p.277)
- 14 et 14 bis. Congrès des sciences et de philosophie et Congrès de l'électricité (p.281)
- 15 et 15 bis. Congrès du travail et des sciences économiques et Congrès de zoologie et d'anthropologie (p.311)
- 16 et 16 bis. Congrès du catholicisme et Parlement des religions (p.325)
- 17, 17 bis et 17 ter. Congrès du repos dominical, Congrès de l'évolution sociale et Congrès des brevets d'invention (p.333)
- 18. Congrès d'hygiène (p.343)
- 19. Congrès de l'agriculture (p.349)
- 20. Congrès de la propriété foncière (p.365)
- Table des matières (p.399)
- Dernière image
208
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
N° 1 0 e.
ENSEIGNEMENT DU GÉNIE CIVIL.
AVANT-PROPOS.
La question de l’enseignement du génie civil est relativement récente aux Etats-Unis. Pendant longtemps les ingénieurs américains se formaient exactement comme se forment encore aujourd’hui les ingénieurs anglais: l’instruction théorique était à peu près nulle et s’acquérait petit à petit par bribes et par morceaux au fur et à mesure des besoins que faisait sentir l’exercice de la profession. L’instruction pratique et manuelle était donnée sur les chantiers, dans les usines et dans les ateliers; elle était très forte.
Ce système fut jugé suffisant pendant de longues années : les ingénieurs faisaient le plus souvent des travaux plus remarquables par leur hardiesse, leur simplicité et leur rapidité d’exécution que par leur fini, leur emploi judicieux des matériaux et leur durée; ils évitaient autant que possible les solutions compliquées. Pour les chemins de fer, la nature du pays et la configuration du sol permettaient d’éviter le plus souvent les travaux d’art. Les seuls ouvrages importants étaient les ponts; or le système des articulations permettait de réduire au minimum les calculs; parfois on ne faisait même pas de calculs du tout; si le pont résistait au passage des trains, c’est qu’on était tombé juste; si le pont s’effondrait, on reconnaissait qu’il ne devait pas avoir été construit assez solidement, et on l’établissait de nouveau dans de meilleures conditions; du reste, les accidents étaient moins fréquents qu’on ne serait tenté de le croire : l’expérience guidait sûrement la plupart des ingénieurs. Peu importait que les constructions ne fussent ni durables, ni solides; avant tout on désirait faire vite afin d’arriver à une certaine région fertile, à un puits de pétrole, à une mine quelconque plus vite que les concurrents; on voulait passer les premiers sur le sol inculte des prairies, afin de grouper le long des rails des éléments de richesse encore épars sur de vastes territoires et que les lignes rivales ne pourraient point ensuite déplacer aisément à leur profit.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,48 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
N° 1 0 e.
ENSEIGNEMENT DU GÉNIE CIVIL.
AVANT-PROPOS.
La question de l’enseignement du génie civil est relativement récente aux Etats-Unis. Pendant longtemps les ingénieurs américains se formaient exactement comme se forment encore aujourd’hui les ingénieurs anglais: l’instruction théorique était à peu près nulle et s’acquérait petit à petit par bribes et par morceaux au fur et à mesure des besoins que faisait sentir l’exercice de la profession. L’instruction pratique et manuelle était donnée sur les chantiers, dans les usines et dans les ateliers; elle était très forte.
Ce système fut jugé suffisant pendant de longues années : les ingénieurs faisaient le plus souvent des travaux plus remarquables par leur hardiesse, leur simplicité et leur rapidité d’exécution que par leur fini, leur emploi judicieux des matériaux et leur durée; ils évitaient autant que possible les solutions compliquées. Pour les chemins de fer, la nature du pays et la configuration du sol permettaient d’éviter le plus souvent les travaux d’art. Les seuls ouvrages importants étaient les ponts; or le système des articulations permettait de réduire au minimum les calculs; parfois on ne faisait même pas de calculs du tout; si le pont résistait au passage des trains, c’est qu’on était tombé juste; si le pont s’effondrait, on reconnaissait qu’il ne devait pas avoir été construit assez solidement, et on l’établissait de nouveau dans de meilleures conditions; du reste, les accidents étaient moins fréquents qu’on ne serait tenté de le croire : l’expérience guidait sûrement la plupart des ingénieurs. Peu importait que les constructions ne fussent ni durables, ni solides; avant tout on désirait faire vite afin d’arriver à une certaine région fertile, à un puits de pétrole, à une mine quelconque plus vite que les concurrents; on voulait passer les premiers sur le sol inculte des prairies, afin de grouper le long des rails des éléments de richesse encore épars sur de vastes territoires et que les lignes rivales ne pourraient point ensuite déplacer aisément à leur profit.
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