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- PAGE DE TITRE
- Organisation des congrès (p.1)
- 1. Congrès des femmes (p.15)
- 2. Congrès de la presse (p.19)
- 3 et 3 bis. Congrès de la médecine et Congrès de la pureté des moeurs (p.25)
- 4. Congrès de tempérance (p.31)
- 5. Congrès des réformes morales et sociales (p.71)
- 6. Congrès du commerce et de la finance (p.81)
- 7. Congrès de la musique (p.95)
- 8. Congrès des auteurs (p.99)
- 9. Congrès de l'éducation (p.109)
- 10. Congrès du génie civil (p.123)
- 11. Congrès des beaux-arts (p.263)
- 12. Congrès de gouvernement et d'administration (p.267)
- 13. Congrès divers (p.277)
- 14 et 14 bis. Congrès des sciences et de philosophie et Congrès de l'électricité (p.281)
- 15 et 15 bis. Congrès du travail et des sciences économiques et Congrès de zoologie et d'anthropologie (p.311)
- 16 et 16 bis. Congrès du catholicisme et Parlement des religions (p.325)
- 17, 17 bis et 17 ter. Congrès du repos dominical, Congrès de l'évolution sociale et Congrès des brevets d'invention (p.333)
- 18. Congrès d'hygiène (p.343)
- 19. Congrès de l'agriculture (p.349)
- 20. Congrès de la propriété foncière (p.365)
- Table des matières (p.399)
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EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
anglaise favorisait le prodigieux développement de la flotte de commerce du Royaume-Uni, les corsaires sudistes, armés et équipés avec la protection à peine déguisée de l’Angleterre, ruinaient la marine marchande américaine pendant la longue et terrible guerre civile du Nord contre le Sud.
Après la victoire de l’Union, les abolitionnistes, exaspérés par les ravages du corsaire YAlabama construit en Angleterre, faillirent déclarer la guerre à la Grande-Bretagne et envahir le Canada; mais, les Anglais ayant promis de payer et ayant payé une forte indemnité aux Etats-Unis, l’opinion publique américaine se calma et la guerre fut évitée.
Le Nord, victorieux, licencia ses troupes et désarma ses nombreux navires de guerre. D’ailleurs les bâtiments de combat avaient été construits si rapidement, avec des bois si mal séchés, qu’ils étaient déjà pourris après quelques mois de service.
Pendant les vingt années qui suivirent la guerre civile, les Américains semblèrent se désintéresser des questions maritimes; se sentant forts et naturellement protégés par leur éloignement des autres grandes puissances, ils négligèrent même de protéger par des batteries leurs riches cités du littoral; toute leur attention se porta vers la construction des chemins de fer et vers le développement de leurs industries, auxquelles l’énergie de la nation et les droits protecteurs très élevés, établis par le parti républicain, donnèrent une impulsion extraordinaire: la production de la fonte devint plus considérable aux Etats-Unis qu’en Angleterre; plusieurs voies ferrées relièrent les rivages de l’Atlantique à ceux du Pacifique; et un chemin de fer, traversant les déserts du Mexique, assura la prépondérance politique du Gouvernement américain jusqu’à l’isthme de Panama.
Mais peu à peu les meilleures terres et les meilleures mines furent exploitées; les bonnes affaires devinrent moins faciles à trouver qu’autrefois; la nation américaine se sentit plus riche et plus puissante ; sa dette fut en partie remboursée; le marché intérieur commença à ne plus suffire aux puissantes industries crées sur le territoire des Etats-Unis.
Sous l’influence de ces causes multiples, les Américains se mettent à regarder hors de leur pays ; un mouvement de rayonnement de la nationalité américaine commence à s’effectuer d’une façon inconsciente. Un homme d’Etat américain, Blaine, devina l’importance de ce mouvement et voulut se faire le champion de l’expansion américaine, du 'panaméricanisme. On sait que son audacieuse tentative d’accaparement politique et commercial de l’Amérique latine n’a qu’à moitié réussi, mais l’idée panaméricaniste
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