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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE (Première image)
- Progrès à réaliser quant à la nature et à la distribution des enseignements en Suisse par Georges Renard,, Professeur au Conservatoire des arts et métiers, ancien professeur à l'Université de Lausanne (p.1x0)
- L'enseignement des sciences sociales en Espagne par Rafaël Altamira, professeur à l'Université d'Oviedo (p.2x0)
- Education technique en Angleterre par Sir W. de W. Abney (p.3x0)
- L'enseignement populaire social : état actuel Toynbee Hall (Grande-Bretagne) par Ernest Aves (p.4x0)
- Toynbee Hall (p.4x3)
- Extension universitaire et colonies universitaires (p.4x4)
- L'enseignement et le mouvement coopératif (p.4x7)
- L'enseignement des sciences sociales et l'enseignement primaire (p.4x9)
- De divers facteurs secondaires de l'éducation (p.4x14)
- Toynbee Hall. – Les voyages collectifs (p.4x16)
- Tableau des excursions pour l'année 1892-1893 (p.4x17)
- Les résidences (p.4x18)
- Ruskin Hall (p.4x18)
- Enquêtes et recherches (p.4x20)
- Autres centres (p.4x20)
- L'art et son influence (p.4x21)
- Conclusion (p.4x23)
- Appendice (p.4x24)
- Toynbee Hall (p.4x3)
- Sur la création d'un enseignement social international en Suisse par X. S. Combothécra, avocat (p.5x1)
- Création d'un enseignement social international en Belgique par H. La Fontaine, sénateur (p.6x0)
- Etude sur la situation actuelle et sur les progrès à réaliser en Suisse dans les enseignements primaire et secondaire par Edouard Vittoz, Professeur à l'Ecole Vinet à Lausanne (p.7x0)
- Etat actuel de l'enseignement supérieur des sciences sociales en Belgique par Ernest Mahaim, professeur ordinaire à l'Université de Liège (p.8x0)
- L'enseignement des sciences sociales en Italie par Alfredo Niceforo (p.9x0)
- L'enseignement technique en Irlande par Horace Plunkett, Vice-président du Ministère de l'agriculture et de l'enseignement technique pour l'Irlande (p.10x0)
- L'état actuel de l'enseignement des sciences sociales en Suisse, universités, écoles supérieures, écoles spéciales par A. Suter, Docteur en droit (p.11x0)
- L'enseignement des sciences sociales dans les écoles primaires aux Etats-Unis par Henry W. Thurston, Directeur de la section des sciences sociales et économiques à l'école normale de Chicago (p.12x0)
- Le développement de l'éducation commerciale à Londres par Sidney Webb, membre du « London County Council » (p.13x0)
- L'enseignement moral social dans l'enseignement secondaire en France par Marcel Bernès, Professeur de philosophie au Lycée Louis-le-Grand (p.14x0)
- I. Objet et conditions de l'enseignement moral-social (p.14x1)
- II. L'enseignement moral-social dans les programmes actuels de l'enseignement secondaire (p.14x4)
- A. L'enseignement secondaire des garçons (p.14x4)
- B. Enseignement secondaire des jeunes filles (p.14x11)
- III. L'enseignement moral-social diffus dans l'enseignement secondaire (p.14x15)
- IV. Modifications proposées dans l'enseignement moral-social (p.14x18)
- V. Conclusions (p.14x22)
- Note sur l'enseignement populaire social en Allemagne par Henri Hauser, Professeur à l'Université de Clermont-Ferrand (p.15x0)
- Rapport sur l'enseignement des sciences sociales en Russie à Moscou par A. Tchouprov, Professeur à l'Université (p.16x0)
- L'enseignement sociologique en Allemagne par Paul Barth, Professeur à Leipzig (p.17x0)
- Le mouvement des Arts et Métiers en Angleterre par J. Cobden-Sanderson (p.18x0)
- L'enseignement de l'économie politique pure et de la mécanique sociale en Suisse par le Dr Léon Winiarsky, Privat-Docent à l'université de genève, membre de l'académie américaine des sciences sociales et politiques (p.19x0)
- L'enseignement des sciences sociales en Hongrie par le Dr Ladislas Gopcsa, Secrétaire au Ministère des Cultes et de l'Instruction publique (p.20x0)
- Création d'un enseignement social international en France par Dick May, Secrétaire générale de l'Ecole des Hautes-Etudes (p.21x0)
- Note sur l'enseignement social à l'Université populaire de Vienne en Autriche par Henri Hauser, Professeur à l'Université de Clermont-Ferrand (p.22x0)
- Des sciences sociales dans les écoles secondaires anglaises par Michaël Sadler, Directeur de l'Education Department Library (p.23x0)
- A quoi doit servir et comment faut-il organiser l'enseignement des sciences sociales particulièrement dans les universités belges par Emile Waxweiler (p.24x0)
- L'enseignement des sciences sociales en Allemagne par W. Lexis (p.25x0)
- L'enseignement des sciences sociales aux Etats-Unis par Edward Emory Hill, Professeur de morale et d'économie politique de la Hyde Park High School, Chicago (p.26x0)
- Rapport sur l'enseignement social en France, par G. Deherme, Président de la Coopération des idées (Université populaire du Faubourg saint-Antoine) (p.27x0)
- I. Historique (p.27x1)
- La coopération des idées pour l'enseignement supérieur et l'éducation éthique-sociale du peuple (p.27x2)
- La coopération des idées pour l'enseignement supérieur et l'éducation éthique-sociale du peuple (p.27x4)
- Programme du mois d'octobre 1898 (p.27x6)
- La coopération des idées pour l'enseignement supérieur et l'éducation éthique-sociale du peuple (p.27x7)
- Programme du mois d'octobre 1899 (séance d'ouverture le lundi 9 octobre, à 8 h. du soir) (p.27x10)
- II. Fonctionnement (p.27x11)
- III. Le Palais du Peuple (p.27x16)
- De l'enseignement des sciences sociales à l'école primaire en France par François Simiand, Agrégé de l'Université (p.28x0)
- Etat actuel de l'enseignement populaire social en France par P. Crouzet, Professeur au lycée de Toulouse (p.29x0)
- L'enseignement des sciences sociales en France enseignement supérieur par Charles Gide (p.30x0)
- Dernière image
FRANÇOIS SIMIAND.
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Dans les écoles primaires supérieures de filles, le programme moral est accru de quelques observations spéciales au rôle et à la situation de la jeune fille ; celui de droit usuel est réduit à peu près à ce qui concerne le mariage et la vie de la femme, et celui d’économie politique fait une place particulière aux questions qui concernent l’ouvrière.
IL — COMMENTAIRE.
Ainsi qu’il a été dit au début de ce rapport, il paraît convenable de ne pas examiner et discuter ici la technique pédagogique qui, étant donné tel plan d’études, prend à tâche de l’appliquer au mieux, d’expérimenter et d’apprécier les moyens proposés, les procédés mis à Tétude, les livres, les exercices, etc., en un mot tout le détail de la pratique enseignante. Plutôt que l’application, c’est le principe même de l’enseignement qui peut être considéré dans un travail de cette sorte.
Mais il ne s’agit pas de remettre tout en cause à propos de notre sujet spécial. Il faut partir, comme d'un fait, du principe général qui sert de base au système d’enseignement dont une part est ici étudiée : « La société, sous la forme de l’Etat, intervient dans l’éducation des enfants ; par ce fait seul, elle limite l’action des autorités éducatives antérieures, principalement la famille et la.religion ; en cas de conflit, son autorité prévaut sur toutes autres ». Dans quelle mesure applique-t-elle le principe ? Dans quelle mesure intervient-elle, limite-t-elle les actions autres et se les subordonne-t-elle ? Cela est un problème de politique ; la solution en peut s’accommoder, aux divers moments, de tempéraments opportunistes. Mais le principe est tel. Il ne faut pas craindre de reconnaître qu’un Etat, établissant l’enseignement obligatoire, limite la faculté pour le père de famille d’élever ses enfants à sa guise ; et qu’un Etat, établissant l’enseignement laïque (et souvent, en fait, obligatoire de la sorte) limite la faculté pour une confession religieuse de régler, à elle seule, toute la vie intellectuelle et morale des enfants. Si c’est là violer la liberté du père de famille et violer la liberté de conscience, il est certain que, dès maintenant, l’Etat français viole la liberté du père de famille et viole la liberté de conscience. La mesure où il convient à l’Etat de pousser l’application du principe est, encore une fois, affaire de politique pratique et ce n’est pas le lieu d’ouvrir cette discussion. Ces remarques tendent, au contraire, à écarter par avance, comme sortant de l’hypothèse, toutes objections aux considérations où nous pouvons arriver par la suite, qui invoqueraient la prétendue « liberté du père de famille » et la prétendue « liberté de conscience religieuse ». Le principe de la société éducatrice de ses enfants, et de son autorité prévalente, pour cette oeuvre, sur toutes autres, est l’hypothèse dont nous partons.
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Dans les écoles primaires supérieures de filles, le programme moral est accru de quelques observations spéciales au rôle et à la situation de la jeune fille ; celui de droit usuel est réduit à peu près à ce qui concerne le mariage et la vie de la femme, et celui d’économie politique fait une place particulière aux questions qui concernent l’ouvrière.
IL — COMMENTAIRE.
Ainsi qu’il a été dit au début de ce rapport, il paraît convenable de ne pas examiner et discuter ici la technique pédagogique qui, étant donné tel plan d’études, prend à tâche de l’appliquer au mieux, d’expérimenter et d’apprécier les moyens proposés, les procédés mis à Tétude, les livres, les exercices, etc., en un mot tout le détail de la pratique enseignante. Plutôt que l’application, c’est le principe même de l’enseignement qui peut être considéré dans un travail de cette sorte.
Mais il ne s’agit pas de remettre tout en cause à propos de notre sujet spécial. Il faut partir, comme d'un fait, du principe général qui sert de base au système d’enseignement dont une part est ici étudiée : « La société, sous la forme de l’Etat, intervient dans l’éducation des enfants ; par ce fait seul, elle limite l’action des autorités éducatives antérieures, principalement la famille et la.religion ; en cas de conflit, son autorité prévaut sur toutes autres ». Dans quelle mesure applique-t-elle le principe ? Dans quelle mesure intervient-elle, limite-t-elle les actions autres et se les subordonne-t-elle ? Cela est un problème de politique ; la solution en peut s’accommoder, aux divers moments, de tempéraments opportunistes. Mais le principe est tel. Il ne faut pas craindre de reconnaître qu’un Etat, établissant l’enseignement obligatoire, limite la faculté pour le père de famille d’élever ses enfants à sa guise ; et qu’un Etat, établissant l’enseignement laïque (et souvent, en fait, obligatoire de la sorte) limite la faculté pour une confession religieuse de régler, à elle seule, toute la vie intellectuelle et morale des enfants. Si c’est là violer la liberté du père de famille et violer la liberté de conscience, il est certain que, dès maintenant, l’Etat français viole la liberté du père de famille et viole la liberté de conscience. La mesure où il convient à l’Etat de pousser l’application du principe est, encore une fois, affaire de politique pratique et ce n’est pas le lieu d’ouvrir cette discussion. Ces remarques tendent, au contraire, à écarter par avance, comme sortant de l’hypothèse, toutes objections aux considérations où nous pouvons arriver par la suite, qui invoqueraient la prétendue « liberté du père de famille » et la prétendue « liberté de conscience religieuse ». Le principe de la société éducatrice de ses enfants, et de son autorité prévalente, pour cette oeuvre, sur toutes autres, est l’hypothèse dont nous partons.
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