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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.297)
- PREMIÈRE PARTIE. COMITÉ D'ORGANISATION (p.7)
- Membres du Comité d'organisation du Congrès International de la Boulangerie (p.7)
- Bureau du Comité d'organisation (p.9)
- Séance préliminaire du 10 juillet 1899 (p.11)
- Séance du Bureau de la Commission d'organisation, du 23 janvier 1900 (p.22)
- Séance de la Commission d'organisation du 15 février 1900 (p.27)
- Séance du Bureau de la Commission d'organisation du 29 juin 1900 (p.38)
- DÉLÉGUÉS (p.43)
- Liste des délégués officiels au Congrès (p.43)
- Liste des délégués au Congrès (p.43)
- Liste des syndicats et des membres adhérents au Congrès (p.46)
- DEUXIÈME PARTIE. LE CONGRÈS (p.51)
- Ordre du jour du Congrès et organisation des Sections (p.51)
- Séance d'ouverture, 16 juillet matin. (Discours de M. Fromentault.) Exposé des travaux du Syndicat général de 1894 à 1900. Élection du Bureau du Congrès (p.53)
- 16 juillet soir -- Séance dans les sections (p.74)
- 16 juillet soir -- Réunion des Délégués des Syndicats adhérents au Syndicat général (p.76)
- 17 juillet -- Séances dans les Sections (p.96)
- 17 juillet soir -- Conférence de M. Arpin, chimiste du Syndicat sur : 1° le gluten des farines (composition, procédés analytiques) ; 2° falsification des farines (analyse microscopique) (p.107)
- 18 juillet matin -- Séance générale du Congrès -- (Lecture et discussion des rapports des Sections.) (p.120)
- 18 juillet soir -- Séance générale du Congrès (continuation de la lecture et de la discussion des rapports des Sections) -- Conférence de M. Boutroux, doyen de la Faculté des sciences de l'Université de Besançon sur (p.152)
- Composition du Syndicat général de la Boulangerie française (p.203)
- TROISIÈME PARTIE. APRÈS LE CONGRÈS (p.207)
- Banquet du Congrès -- Toasts et discours (p.207)
- Liste des souscripteurs au Congrès (p.225)
- QUATRIÈME PARTIE. RAPPORTS DIVERS (p.239)
- Procès-verbal de la réunion de la 4e Section (16 juillet) (p.239)
- Procès-verbal de la réunion de la 4e Section (17 juillet) (p.244)
- Étude sur le Décret du 22 juin 1863, par M.A. Lefort (p.251)
- Rapport du Syndicat de Poitiers, présenté par M. Meunier (p.268)
- Proposition d'organisation de la Caisse de Réserve, par M. Meunier (p.281)
- Rapport de M. Clément Florin sur les Sociétés Coopératives (p.284)
- Cahier des doléances et revendications du Syndicat de Tourcoing (p.287)
- Étude sur les Sociétés Coopératives, par M. Emmanuel Bouchet (p.292)
- Dernière image
288 —
de difficultés et de conflits qui tournaient toujours au détriment de notre corporation.
Ainsi, comme tous le voyez, le boulanger a été de tous les temps et sous tous les régimes le souffre-douleur de la Société. Pour lui point de répit : geindre à son pétrin est toute son existence, et si par extraordinaire, il s’est trouvé quelques rares privilégiés qui sont parvenus à se créer un peu de bien-être pour leurs vieux jours, combien de mitrons au tempérament robuste à l’âme forte et virile sont tombés victimes sur le chemin de l’infortune.
Hélas! il était dit que toutes ces misères ne seraient rien en comparaison de l’assaut suprême qui vient de lui être livré par les coopératives.
Disons d abord que la coopérative est un droit et ce n’est pas pour en demander la suppression que nous sommes ici, dans cette enceinte, mais simplement pour signaler les abus qui en résultent ; tout en reconnaissant les sentiments généreux qui ont guidé les promoteurs de cette évolution économique, il est de la plus complète évidence que l’on a dépassé le but que l’on voulait atteindre.
Partie des régions élevées de la philanthropie, elle est tombée dans le domaine de l’exploitation.
Prenons pour exemple la coopérative, l’Union de Roubaix : croiriez-vous un seul instant que ces fameux philanthropes l’ont établie dans le but de venir en aide aux déshérités de la for tune? On commence par se créer de beaux dividendes du capital émis et ensuite une part des bénéfices sur la vente. Il en est de même de la Mutualité à Tourcoing et de presque toutes les sociétés de ce genre. Et puis qu’un brave ouvrier dans le besoin aille demander à la porte de ces établissements un pain sans présenter sa monnaie, vous verrez la réponse qui lui sera faite.
Ici, pas de sous, pas de pain. Il résulte donc de cet état de choses, que l’ouvrier, dont le salaire est insuffisant pour subvenir aux besoins de sa famille, se trouve forcément obligé d’avoir recours au crédit du boulanger.
Voilà sa clientèle. Qu’il survienne une crise commerciale, des jours de chômage, une grève à laquellè il doit avoir recours afin d’obtenir un meilleur salaire, c’est à sa générosité qu’on fait appel. Et nous ne nous plaindrions pas, je connais assez les sentiments de la généralité de mes confrères, si cette transformation économique ne pouvait profiter qu’au modèle ouvrier; nous applaudirions même; mais il n’en est malheureusement pas ainsi, et je peux vous affirmer que la grande partie des adhérents de ces sociétés sont tous des gens aisés; on y voit de gros industriels, des
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de difficultés et de conflits qui tournaient toujours au détriment de notre corporation.
Ainsi, comme tous le voyez, le boulanger a été de tous les temps et sous tous les régimes le souffre-douleur de la Société. Pour lui point de répit : geindre à son pétrin est toute son existence, et si par extraordinaire, il s’est trouvé quelques rares privilégiés qui sont parvenus à se créer un peu de bien-être pour leurs vieux jours, combien de mitrons au tempérament robuste à l’âme forte et virile sont tombés victimes sur le chemin de l’infortune.
Hélas! il était dit que toutes ces misères ne seraient rien en comparaison de l’assaut suprême qui vient de lui être livré par les coopératives.
Disons d abord que la coopérative est un droit et ce n’est pas pour en demander la suppression que nous sommes ici, dans cette enceinte, mais simplement pour signaler les abus qui en résultent ; tout en reconnaissant les sentiments généreux qui ont guidé les promoteurs de cette évolution économique, il est de la plus complète évidence que l’on a dépassé le but que l’on voulait atteindre.
Partie des régions élevées de la philanthropie, elle est tombée dans le domaine de l’exploitation.
Prenons pour exemple la coopérative, l’Union de Roubaix : croiriez-vous un seul instant que ces fameux philanthropes l’ont établie dans le but de venir en aide aux déshérités de la for tune? On commence par se créer de beaux dividendes du capital émis et ensuite une part des bénéfices sur la vente. Il en est de même de la Mutualité à Tourcoing et de presque toutes les sociétés de ce genre. Et puis qu’un brave ouvrier dans le besoin aille demander à la porte de ces établissements un pain sans présenter sa monnaie, vous verrez la réponse qui lui sera faite.
Ici, pas de sous, pas de pain. Il résulte donc de cet état de choses, que l’ouvrier, dont le salaire est insuffisant pour subvenir aux besoins de sa famille, se trouve forcément obligé d’avoir recours au crédit du boulanger.
Voilà sa clientèle. Qu’il survienne une crise commerciale, des jours de chômage, une grève à laquellè il doit avoir recours afin d’obtenir un meilleur salaire, c’est à sa générosité qu’on fait appel. Et nous ne nous plaindrions pas, je connais assez les sentiments de la généralité de mes confrères, si cette transformation économique ne pouvait profiter qu’au modèle ouvrier; nous applaudirions même; mais il n’en est malheureusement pas ainsi, et je peux vous affirmer que la grande partie des adhérents de ces sociétés sont tous des gens aisés; on y voit de gros industriels, des
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