- Première image
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PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.189)
- Historique de l'organisation du Congrès (p.5)
- Séance d'ouverture (p.15)
- Première section (Architecture théâtrale) (p.23)
- Deuxième section (Éclairage et Machinerie) (p.64)
- Troisième section (Mise en scène) (p.99)
- Quatrième section (Questions générales) (p.112)
- Appendice A (Liste des congressistes) (p.179)
- Appendice B (p.187)
- Dernière image
L’honorable M. Gosset, auteur de la Construction des théâtres nous a fourni à ce sujet le document suivant :
« Les conditions d’une bonne salle ne sont pas les mêmes pour le spectacle en musique que pour celui joué et parlé.
« Les représentations de l'opéra et celles du drame et de la comédie, différant autant par les moyens d’action que par les effets cherchés, exigent une disposition différente de la salle où elles se produisent.
« Ainsi dans un théâtre lyrique, l'acoustique doit dominer la question d'optique.
« Le principal effet venant de la musique, il faut que la salle, par elle-même, soit favorable à l’émission, à l’expansion et à la réception des sons, dans toute leur pureté, sans déperditions ni résonnances fâcheuses.
« La musique réclame des salles profondes, renflées au milieu et rétrécies sur l’avant-scène; plus hautes que larges et aux parois perpendiculaires, terminées par des plafonds plats ou légèrement concaves.
« La courbe de ia.Scalade Milan donne entière satisfaction à ces exigences de la scène, même avec l’étranglement de l’avant-scène.
« La courbe de l’Opéra de Paris, grâce à l’élargissement de la scène, offre une amélioration sensible pour la vision.
« Au contraire, dans les salles consacrées au drame et à la comédie, avec les finesses de notre mise en scène, les spectateurs veulent bien voir l’action représentée et entendre les moindres délicatesses de la parole.
« Pour pouvoir suivre chacun des mouvements de la scène en avant ou entre les décors, il faut que toutes les places soient disposées de telle façon que les rayons visuels convergent librement au delà du proscenium, ce qui ne peut être obtenu qu’avec une scène un peu large.
« Les amphithéâtres antiques avec leur scène, toute en largeur, répondaient parfaitement à ce programme, surtout lorsqu’ils avaient la forme d’une demi-ellipse, coupée sur son grand axe. Grâce aux masques de bronze qui enflaient la voix, il y avait peu de mauvaises places.
« Mais aujourd’hui que nos spectacles se compliquent de détails qu’il faut voir, de nuances qui doivent être entendues, il y a nécessité de rapprocher le spectateur de l’acteur. C’est ainsi que’la salle de l’ancien Théâtre-Lyrique, au boulevard du Temple, fut construite par l’architecte de Dreux en 1846, pour les drames historiques d’Alexandre Dumas, sur un plan en demi-ellipse, coupé suivant le graud axe.
« Dans les capitales où chaque théâtre est affecté à un genre particulier de spectacle, ces principes peuvent être adoptés à la lettre ; mais en province où les salles sont destinées à tous les genres de représentations, il est convenable de donner une courbe intermédiaire, celle dite circulaire parce qu’on peut y inscrire un cercle parfait. Elle est composée d’un demi-cercle raccordé avec le cadre par deux arcs dont le centre est sur la tangente au cercle, l’ouverture de la scène étant les trois quarts du diamètre.
« C’est la courbe delà plupart des théâtres français depuis le commencement du siècle ; avec les différences d’allongement ou de diminution, selon qu’il y a ou qu’il n’y a pas d’avant-scènes. *
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« Les conditions d’une bonne salle ne sont pas les mêmes pour le spectacle en musique que pour celui joué et parlé.
« Les représentations de l'opéra et celles du drame et de la comédie, différant autant par les moyens d’action que par les effets cherchés, exigent une disposition différente de la salle où elles se produisent.
« Ainsi dans un théâtre lyrique, l'acoustique doit dominer la question d'optique.
« Le principal effet venant de la musique, il faut que la salle, par elle-même, soit favorable à l’émission, à l’expansion et à la réception des sons, dans toute leur pureté, sans déperditions ni résonnances fâcheuses.
« La musique réclame des salles profondes, renflées au milieu et rétrécies sur l’avant-scène; plus hautes que larges et aux parois perpendiculaires, terminées par des plafonds plats ou légèrement concaves.
« La courbe de ia.Scalade Milan donne entière satisfaction à ces exigences de la scène, même avec l’étranglement de l’avant-scène.
« La courbe de l’Opéra de Paris, grâce à l’élargissement de la scène, offre une amélioration sensible pour la vision.
« Au contraire, dans les salles consacrées au drame et à la comédie, avec les finesses de notre mise en scène, les spectateurs veulent bien voir l’action représentée et entendre les moindres délicatesses de la parole.
« Pour pouvoir suivre chacun des mouvements de la scène en avant ou entre les décors, il faut que toutes les places soient disposées de telle façon que les rayons visuels convergent librement au delà du proscenium, ce qui ne peut être obtenu qu’avec une scène un peu large.
« Les amphithéâtres antiques avec leur scène, toute en largeur, répondaient parfaitement à ce programme, surtout lorsqu’ils avaient la forme d’une demi-ellipse, coupée sur son grand axe. Grâce aux masques de bronze qui enflaient la voix, il y avait peu de mauvaises places.
« Mais aujourd’hui que nos spectacles se compliquent de détails qu’il faut voir, de nuances qui doivent être entendues, il y a nécessité de rapprocher le spectateur de l’acteur. C’est ainsi que’la salle de l’ancien Théâtre-Lyrique, au boulevard du Temple, fut construite par l’architecte de Dreux en 1846, pour les drames historiques d’Alexandre Dumas, sur un plan en demi-ellipse, coupé suivant le graud axe.
« Dans les capitales où chaque théâtre est affecté à un genre particulier de spectacle, ces principes peuvent être adoptés à la lettre ; mais en province où les salles sont destinées à tous les genres de représentations, il est convenable de donner une courbe intermédiaire, celle dite circulaire parce qu’on peut y inscrire un cercle parfait. Elle est composée d’un demi-cercle raccordé avec le cadre par deux arcs dont le centre est sur la tangente au cercle, l’ouverture de la scène étant les trois quarts du diamètre.
« C’est la courbe delà plupart des théâtres français depuis le commencement du siècle ; avec les différences d’allongement ou de diminution, selon qu’il y a ou qu’il n’y a pas d’avant-scènes. *
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