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  • Musée rétrospectif de l'horticulture : groupe VIII : rapport du comité d'installation
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  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • 1. Bibliographie horticole (p.5)
    • 2. Portraits et dessins (p.9)
    • 3. Instruments horticoles (p.10)
    • 4. Art des Jardins (p.12)
    • Relevé et nomenclature des objets exposés (p.27)
    • I. Collection de la Société nationale d'Horticulture de France. 84, rue de Grenelle, à Paris (p.27)
      • A. Traités et ouvrages sur le jardinage (p.27)
      • B. Tableaux (p.28)
      • C. Spécimens d'outils et objets servant au jardinage (p.28)
    • II. Collection de la Société régionale de Montreuil sous bois (Seine) (p.29)
      • A. Collection de M. Gustave Chevalier (p.29)
        • Instruments de jardinage (p.29)
        • Plans, cartes, Tableux, Portraits, etc. (p.29)
      • B. Collection de M. Léon Loiseau (p.29)
    • III. Collection de la Société d'Horticulture de Soissons (p.30)
    • IV. Collection de M. Charles Baltet, horticulteur à Troyes (Aube) (p.30)
      • A. Portraits (p.30)
      • B. Traités et ouvrages sur le jardinage (p.31)
    • IV bis. Société Horticole de l'Aube (p.31)
    • V. Collections et Bibliothèque de MM. Deny et Marcel, architectes paysagistes, 30, rue Spontini, à Paris Passy (p.31)
      • A. Traités et ouvrages sur le jardinage (p.31)
      • B. Estampes (p.32)
    • VI. Collection de M. L. Deny fils, architecte paysagiste, 11, rue Mérimée, à Paris (p.32)
      • A. Traités et ouvrages sur le jardinage (p.32)
      • B. Estampes (p.32)
    • VII. Collection de M. Adolphe Van den Heed, vice président de la Société régionale d'Horticulture du Nord de la France, à Lille (Nord) (p.32)
        • Traités d'agriculture et d'horticulture (p.32)
    • VIII. Collection de M. Henri Desfossé, horticulteur à Orléans (Loiret) (p.33)
      • A. Traités et ouvrages sur le jardinage (p.33)
      • B. Estampes (p.33)
      • C. Portraits (p.33)
      • D. Médaillons (p.34)
    • IX. Collection de M. Henri Duval, horticulteur à Versailles (Seine et Oise) (p.34)
      • A. Estampes (p.34)
      • B. Objets divers (p.34)
    • X. Collection de M. Léon Simon (p.34)
    • IX. Collection de M. Gibault, bibliothécaire de la Société nationale d'Horticulture de France (p.34)
    • XII. Collection de M. Teurillot, employé au Ministère de l'Agriculture (p.35)
    • XIII. Syndicat des Horticulteurs et Maraîchers de la Somme (p.35)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • Pavillon du Musée rétrospectif du groupe VIII (n.n.)
    • Fig. 2. La Quintynie (p.6)
    • Fig. 3. André Le Nôtre (p.10)
    • Fig. 4. Villa d'Este avec ses jardins (Renaissance) (pl.1)
    • Fig. 5. Ville, château et jardins de Versailles (1714) (pl.2)
    • Fig. 6. Vue du parc d'Ermenonville, du côté du Nord (Paysage, fin du XVIIIe siècle) (pl.3)
  • Dernière image
décrivent ces tameux jardins suspendus de Babylone, dont la création est généralement attribuée à Sémiramis ; leur existence a bien des fois été contestée ; Quinte-Gurce — Histoire dAlexandre — les croit une invention fabuleuse des Grecs : mdgalum Græcorum fabulis miraculum.

Les Perses, avons-nous dit, ont aimé les jardins, qu’ils appelaient paradis. Xénophon cite ceux de Bélésis, gouverneur de la Syrie, de Pharnabaze, satrape de Bithynie, à Dascyle; de Cyrus, à Sardes et à Célènes, etc. Strabon signale un jardin très vaste, situé sur l’Oronte, en Syrie. Diodore de Sicile mentionne celui de l’île Panchaïa, sur la côte d’Arabie. Plutarque parle de ceux du vaillant Tissa-pherne. Enfin, Pline — Histoire naturelle — donne la description des jardins persans de cette époque.

Quant aux jardins grecs, Hérodote en dit peu de chose, quoiqu’il se soit assez étendu sur la description de ceux de Midas, dernier roi de Phrygie. Plutarque, dans son immortel ouvrage Vies des hommes illustres de Grèce et de Rome, décrit les jardins d’Athènes, ceux de Pisistrate, de Cimon, les promenades appelées l’Académie et le Lycée, — les premiers parcs publics, — etc. Mais il ne paraît pas que les Hellènes, chez qui tous les autres arts furent portés à une si haute perfection, se fussent beaucoup occupés de celui des jardins.

Chez les Romains, les jardins furent plus nombreux; l’agriculture, l’horticulture commençaient déjà à prendre une importance marquée; on le voit par la quantité d’esclaves occupés au jardinage : la décoration des jardins était confiée au topiarius ; la culture des fleurs regardait Vhorlulanus ; la taille des arbres et arbustes, fort en usage alors et inventée par Cnéus Matius, rentrait dans les attributions du viridarius ; Yolitor était chargé de l’entretien du potager, etc.

Nombreux sont les auteurs latins qui ont décrit les jardins de Rome, publics ou privés, dans lesquels on jouissait de belles perspectives et qui possédaient de superbes maisons de campagne : Jam quidem hortorum nomine in ipsa itrbe delicias agros villasque possident'. Ce sont d’abord les bois sacrés — luci — où la tradition romaine conduit le bon Numa Pompilius, et les jardins de Tarquin le Superbe, réputés pour leurs roses, leurs lis et leurs trop fameux pavots; puis les fastueux séjours de Salluste, Pompée, Jules César, Agrippa, etc. D’après Suétone, — Histoire des douze Césars, — Néron fit établir ceux de la Maison d’or : Domus aurea. Plutarque loue ceux que Lucullus possédait à Baïes et à Tusculum. La villa de Var-ron, à Casinum, celle de l’empereur Adrien, — la villa Adriana —, située entre Rome et Tibur, avaient également de magnifiques jardins, remplis d’une profusion inouïe de statues et de monuments de toutes sortes (1). Pline le Jeune parle avec complaisance de ses jardins établis près du lac de Corne, son pays natal (2), de celui de la voie Laurentine, près de Rome, et surtout de ceux de la villa de Ruscum, à Thusei, au pied des Apennins (3).

Quoique la plupart de ces jardins de l’antiquité aient été dessinés géométri-

(1) Pline l’Ancien : Histoire naturelle, liv. 29, ch. iv.

(2) V. t. IX, ép. 2, ad Rom.

(.3) V. t. V, t. 6, à Apollinaire.




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