- Première image
- PAGE DE TITRE
- 1. Bibliographie horticole (p.5)
- 2. Portraits et dessins (p.9)
- 3. Instruments horticoles (p.10)
- 4. Art des Jardins (p.12)
- Relevé et nomenclature des objets exposés (p.27)
- I. Collection de la Société nationale d'Horticulture de France. 84, rue de Grenelle, à Paris (p.27)
- II. Collection de la Société régionale de Montreuil sous bois (Seine) (p.29)
- III. Collection de la Société d'Horticulture de Soissons (p.30)
- IV. Collection de M. Charles Baltet, horticulteur à Troyes (Aube) (p.30)
- IV bis. Société Horticole de l'Aube (p.31)
- V. Collections et Bibliothèque de MM. Deny et Marcel, architectes paysagistes, 30, rue Spontini, à Paris Passy (p.31)
- VI. Collection de M. L. Deny fils, architecte paysagiste, 11, rue Mérimée, à Paris (p.32)
- VII. Collection de M. Adolphe Van den Heed, vice président de la Société régionale d'Horticulture du Nord de la France, à Lille (Nord) (p.32)
- VIII. Collection de M. Henri Desfossé, horticulteur à Orléans (Loiret) (p.33)
- IX. Collection de M. Henri Duval, horticulteur à Versailles (Seine et Oise) (p.34)
- X. Collection de M. Léon Simon (p.34)
- IX. Collection de M. Gibault, bibliothécaire de la Société nationale d'Horticulture de France (p.34)
- XII. Collection de M. Teurillot, employé au Ministère de l'Agriculture (p.35)
- XIII. Syndicat des Horticulteurs et Maraîchers de la Somme (p.35)
- Dernière image
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- PAGE DE TITRE
- Pavillon du Musée rétrospectif du groupe VIII (n.n.)
- Fig. 2. La Quintynie (p.6)
- Fig. 3. André Le Nôtre (p.10)
- Fig. 4. Villa d'Este avec ses jardins (Renaissance) (pl.1)
- Fig. 5. Ville, château et jardins de Versailles (1714) (pl.2)
- Fig. 6. Vue du parc d'Ermenonville, du côté du Nord (Paysage, fin du XVIIIe siècle) (pl.3)
- Dernière image
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raisonnée des arbres fruitiers fut, au dire de Bosc, « le meilleur Traité pratique de la taille qui ait encore été publié », etc.
Au xixe siècle, nous voyons la grande figure d’André Thouin, dont le Traité complet dé agriculture, composé de leçons professées à l’Ecole normale, fut imprimé en 1801. Le célèbre jardinier en chef du Muséum est le chef d’un groupe d’écrivains horticoles, où l’on trouve Cadet de Vaux, Bosc, Mordant de Launay, qui publia le Bon jardinier, Aubert du Petit-Thouars, Noisette, Lelieur (de Yille-sur-Arce), l’auteur de la Pomone française, Dalbret, Sageret, Lepère, etc.
Plus près de nous, citons encore : Delaville aîné, Dubreuil, André Leroy, Carrière, etc., parmi ceux qui ne sont plus ; notre ami Ch. Baltet, toujours jeune et vert, digne de tenir compagnie aux Maîtres de l’arboriculture dont nous avons énuméré les noms et les titres.
La floriculture proprement dite a été moins privilégiée aux siècles passés. Nous retrouvons Liger avec son Jardinier fleuriste. Battista Ferrari, en 1664, avait donné à Amsterdam un traité De Florum ctiltura; puis, des traités spéciaux relatifs aux Œillets, aux Tulipes, aux Oreilles d’Ours, etc., avaient fait leur apparition de temps à autre, ainsi qu’un ouvrage de Pierre Morin « qui fut en son temps le premier fleuriste de Paris », suivant l’expression du professeur Hamy, du Muséum (1). Ce petit livre, qui a pour titre Remarques nécessaires pour la culture des fleurs, parut en 1658. On y énumère « plusieurs simples, rares et curieux : beaucoup de plantes Boiseuses, et Ligneuses; quantité de Fibreuses; force Ligamenteuses et abondances de Bulbeuses, Tuberculeuses et Genouilleuses, entre lesquelles il y a de belles Iacinthes, Colchiques, Ionquilles, Narcisses, Lys,
Narcisses des Indes de plusieurs espèces........ surtout une grande quantité de
Tulipes de la Chine, c’est-à-dire à fueille rayée, entre lesquelles il y en a d’aussi belles, bien panachées de couleurs aussi rares et fantasques que des panachées ordinaires. On y trouve encore l’indication « d’excellentes Anémones à large fueille, et diversité de celles qu’on nomme hermafrodites — les Muscaris nouveaux de différentes couleurs des Anciens et quelques-uns de la Chine ou à
fueille bordée... Oreilles d’Ours de toutes couleurs; enfin nombre de Capilaires,
très beaux et rares, dont la plupart ne portent pas de fleurs, néantmoins l’on en peut faire estât, tant à cause de leurs facultés médicinales que pour leur verdure, qui est la plus belle, nette et agréable qu’on puisse voir et qui avec cela dure tout le long de l’année ».
Toutes ces plantes provenaient du jardin de René Morin, son frère, qui remontait au delà de 1621, et dont le Catalogue paraît être le plus ancien qui nous soit parvenu. Le seul exemplaire connu de ce rarissime petit livre a pour titre : « Catalogus plantarum Renati Morini inscriptarum ordine alphabetico, cum quatuor anni temporibus quïbus florent. Quæ Vere florent notantur literis ve, quæ æstate æ, quæ autumno au, quæ hyeme hy, MDCXXI ». Près de 400 espèces
(1) Ilarny : Le jardin de René Morin (Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1900, t. III, p. 129).
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