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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Jeton de la Faculté de Chirurgie de Paris. Les initiales I. B. doivent se rapporter à Jean Debournes, doyen de la Faculté de médecine à cette époque (1652) (Collection H. Sarriau) (pl.1)
- Représentation de la Circoncision rituelle. Bois sculpté du XVe siècle (Collection de M. le docteur P. Hamonic) (pl.2)
- Frontispice de Aureum opus et sublime Plinii philosophi et medici integerrimi (p.7)
- Majuscule anatomique. Edit. Vesale, 1560. (Collection du docteur Tuffier) (p.7)
- (Gravure extraite des Oeuvres d'Ambroise Paré) (p.8)
- (Gravure extraite des Oeuvres d'Ambroise Paré) (p.9)
- Scie du quinzième siècle (Collection du docteur Hamonic) (p.10)
- Scie du seizième siècle (Gravure extraite des Oeuvres d'Ambroise Paré) (p.10)
- Couteau courbé pour couper les membres (Gravure extraite des oeuvres d'Ambroise Paré) (p.10)
- Sceau de la Faculté de Médecine de Paris (XIVe siècle) (p.11)
- Contre-sens de la Faculté de Médecine de Paris (XIVe siècle) (p.11)
- Ambroise Paré. Gravure extraite des Discours d'Ambroise Paré (1582) (Faculté de Médecine de Paris) (p.12)
- Manière de réduire la luxation de la cuisse. Oeuvres d'Ambroise Paré (p.13)
- Scies propres à couper les os de la tête. Oeuvres d'Ambroise Paré (p.13)
- La réduction d'une luxation du coude. Oeuvres d'Ambroise Paré (p.14)
- Anneau muni d'une lancette propre à faire ouverture aux apostèmes. Oeuvres d'Ambroise Paré (p.14)
- Ancienne Faculté de Médecine, rue de la Bucherie. (Collection de M. G. Hartmann) (p.15)
- La saignée du pied, d'après Pietro Paolo Piacentino, 1613. (Le médecin, coiffé de son bonnet carré, ne quitte jamais son gant et laisse au barbier l'oeuvre manuelle dédaignée) (Collection du docteur Tuffier) (p.16)
- Fig. 1. Pince en bec de cigogne de Guy (de Chauliac), pour l'extraction des projectiles et des esquilles, XVIe siècle. (Collection de M. le docteur P. Harmonic) (pl.3)
- Fig. 2. Tire-balle de Maggi, instrument destiné à l'extraction des balles d'arquebuses, XVIe siècle. (Collection de M. le docteur P. Harmonic) (pl.3)
- Fig. 3. Pince destinée à la compression des artères de l'avant-bras et du bras dans l'amputation, XVIIe siècle. (Collection de M. le docteur P. Harmonic) (pl.3)
- Fig. 4. Pièce d'appareil destinée à réduire les luxations, XVIIe siècle. (Collection de M. le docteur P. Harmonic) (pl.3)
- Fig. 5. Bistouri à bascule, destiné à l'opération de la fistule anale, XVIIe siècle. (C'est au moyen d'un instrument semblable que Félix opéra la fistule de Louis XIV). (Collection de M. le docteur P. Harmonic) (pl.3)
- Sceau de la Faculté de Médecine de Pont-à-Mousson. (Figure extraite de H. Dauchez : Les armoiries des chirurgiens de Saint-Cosme) (p.17)
- Traitement de l'étranglement herniaire. Frédéric Dekkers. Exercitationes practicae, 1695. (Collection du docteur Tuffier) (p.18)
- Sceau du Collège des Médecins de Rouen, 1605. (Figure extraite de la Revue médicale de Normandie, 1900) (p.18)
- Sceau de la Collégiale de Saint-Côme. (Collection de M. Dourif) (p.19)
- Lithographie Delpech montrant le costume d'un docteur en chirurgie sous le règne de Henri III. (Collection de M. G. Hartmann) (p.19)
- Habit de médecin. (Collection de M. G. Hartmann) (pl.4)
- Accouchement gémellaire. Gravure de l'Ecole allemande (Collection du docteur Tuffier) (p.21)
- Ventouse de bronze trouvée à Herculanum (p.21)
- Figure extraite du livre de Vesale, De humani corporis fabrica. Amsterdam, 1642 (p.22)
- Les instruments d'André Vesale. De humani corporis fabrica. (Les lacs et les anneaux de bords de la table servaient à fixer les corps des animaux qui formaient alors la plus grande partie des éléments de dissection) (Collection du docteur Tuffier) (p.23)
- Evacuation d'une ascite chez une femme hydropique, d'après Frédéric Dekkers. Exercitationes praticae, 1695. (Collection du docteur Tuffier) (p.24)
- Réduction d'une fracture du bras. Figure extraite des Anciens et renommés auteurs de la médecine et de la chirurgie. - Paris, 1634 (p.25)
- Armanentarium chirurgieum. Scultet, 1675 (p.25)
- Telephe. (Collection du docteur Tuffier) (pl.5)
- Visite des dames de charité à l'infirmerie de l'Hôpital de la Charité de Paris, époque Louis XIII. (Collection du docteur Tuffier) (p.27)
- Première entrevue de Louis XIII et de Mlle de La Fayette à l'Hôtel-Dieu de Paris. (Collection du docteur Tuffier) (p.28)
- Transfixion d'une tumeur du sein avec des aiguilles chargées de fil (pl.6)
- Ablation de la tumeur avec un rasoir, tandis qu'une traction est exercée sur la tumeur au moyen des fils (pl.6)
- Armoiries de Maître Michault, chirurgien-juré à Paris, 1680. (Comparer à la main du jeton de 1652, qui porte un oeil aux lieu et place du coeur). (Collection du docteur Tuffier). Exemplaire aux armes de Louis XIV (pl.6)
- Jetons des chirurgiens. Figure extraite du livre de Lespinasse, Les Métiers de Paris (p.30)
- Jeton de la construction de l'amphithéâtre de chirurgie (p.30)
- Figure extraite du livre de Lespinasse, Les Métiers de Paris (p.30)
- (Collection du docteur Tuffier) (pl.7)
- Frontispice des Mémoires de l'Académie de chirurgie (Collection du docteur Tuffier) (pl.8)
- (Collection de M. Rainal) (p.33)
- Figure extraite de Nicolas de Blégny, l'Art de guérir les hernies, 1688. (Gravure de la collection de M. Rainal) (p.34)
- Microscope Louis XV. (Collection du docteur Hamonic) (p.35)
- Amputation de jambe. Premier temps, section des parties molles. (Gravures de la collection G. Hartmann) (pl.9)
- Amputation de jambe. La transfixion. (Gravures de la collection G. Hartmann) (pl.9)
- Amputation de jambe. Manoeuvre de la scie. (Gravures de la collection G. Hartmann) (pl.9)
- Amputation de jambe. Le lambeau. (Gravures de la collection G. Hartmann) (pl.9)
- Réduction d'une luxation de l'épaule (XVIIIe siècle) (Gravure de la collection du docteur Tuffier) (p.37)
- Attitudes pour l'opération de la cataracte. (Encyclopédie du dix-huitième siècle) (p.38)
- Chirurgie, frontispice. Grande Encyclopédie du dix-huitième siècle (pl.10)
- L'enseigne d'un maître coutelier pour barbiers et chirurgiens (Collection du docteur Tuffier) (p.40)
- Thèse de la Faculté de médecine (pl.11)
- Gravure de Sébastien Leclerc, représentant une leçon d'anatomie ; (Collection de M. François Carnot) (p.42)
- Thèse de la Faculté de médecine (pl.12)
- Une séance de dissection à l'Académie de médecine (XVIIIe siècle) (Collection du docteur Tuffier) (pl.13)
- Louis XVI accueille son premier chirurgien, La Martinière, qui lui est présenté par la France (p.45)
- Ecole de chirurgie. Extrait du livre de Lespinasse, Les Métiers de Paris (p.45)
- Laennec (1781-1826) (p.46)
- Hôpital des Cliniques, situé sur l'emplacement actuel de l'Ecole pratique. Entrée qui faisait face à la porte actuelle de la Faculté (p.47)
- Dupuytren, 1777-1835 (p.47)
- Dupuytren opérant de la cataracte devant Charles X, à l'Hôtel-Dieu de Paris. (Tableau du musée Carnavalet) (p.48)
- Cruveilhier (1791-1874) (p.49)
- Duchenne de Boulogne (1806-1875) (p.50)
- Ambroise Paré pratiquant la ligature des artères, d'après un tableau figurant dans le grand amphithéâtre de la Faculté de médecine de Paris et détruit par un incendie en 1889 (pl.14)
- Louis Pasteur (1822-1895) (p.52)
- Dernière image
— 52 —
toute la thérapeutique nouvelle et vraiment efficace de la médecine; c’est à ce puissant essor que nous avons la joie d’assister.
C’est alors que toutes les audaces chirurgicales deviennent légitimes; la cure radicale des hernies devient une opération usuelle ; la chirurgie ne craint pas d’ouvrir, de réséquer l’estomac ou l’intestin. L’extirpation des reins dégénérés, l’extraction des calculs rénaux deviennent *des opérations courantes ; le traitement des fractures se remanie entièrement sous la lumière de la radiographie. Les tumeurs de l’ovaire, les lésions de l’utérus deviennent -justiciables de la chirurgie. Récamier, Péan commencent avec succès la série des ablations de l’utérus. L’opération césarienne, la symphyséotomie, que
LOUIS PASTEUR (1822-1895).
des opérateurs de génie avaient déjà tentées, entrent définitivement dans la pratique. La rate, le foie, deviennent justiciables des interventions chirurgicales. On ne craint plus d’ouvrir la boîte crânienne pour rechercher les lésions cérébrales, de pénétrer dans le thorax pour traiter chirurgicalement les poumons ou le cœur. A la gloire du siècle qui finit, nous pouvons le dire hautement, aucun siècle, aucune époque, dans toute l’histoire de l’humanité, au point de vue chirurgical et médical, n’a eu une importance comparable à l’importance du dix-neuvième siècle.
En face de ces progrès chirurgicaux, en face de leur origine et de leur cause, il nous faut franchement avouer que nous, chirurgiens, nous bénéficions des découvertes faites dans les sciences voisines, bien plus que nous ne participons à ces découvertes mêmes; mais c’est nous qui avons l’heureuse et douce mission de distribuer leurs bienfaits à l’humanité. La vérité philosophique qui se dégage de cette constatation, c’est, que toutes les sciences sont sœurs, elles doivent se prêter un mutuel appui. Dans l’arbre scientifique, chaque rameau grandit à l’ombre d’une branche voisine et profite de la vitalité de l’arbre tout entier.
La médecine et la chirurgie eurent leurs premiers pas guidés par l’empirisme, elles ne peuvent désormais avancer qu’en s’appuyant sur la science.
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toute la thérapeutique nouvelle et vraiment efficace de la médecine; c’est à ce puissant essor que nous avons la joie d’assister.
C’est alors que toutes les audaces chirurgicales deviennent légitimes; la cure radicale des hernies devient une opération usuelle ; la chirurgie ne craint pas d’ouvrir, de réséquer l’estomac ou l’intestin. L’extirpation des reins dégénérés, l’extraction des calculs rénaux deviennent *des opérations courantes ; le traitement des fractures se remanie entièrement sous la lumière de la radiographie. Les tumeurs de l’ovaire, les lésions de l’utérus deviennent -justiciables de la chirurgie. Récamier, Péan commencent avec succès la série des ablations de l’utérus. L’opération césarienne, la symphyséotomie, que
LOUIS PASTEUR (1822-1895).
des opérateurs de génie avaient déjà tentées, entrent définitivement dans la pratique. La rate, le foie, deviennent justiciables des interventions chirurgicales. On ne craint plus d’ouvrir la boîte crânienne pour rechercher les lésions cérébrales, de pénétrer dans le thorax pour traiter chirurgicalement les poumons ou le cœur. A la gloire du siècle qui finit, nous pouvons le dire hautement, aucun siècle, aucune époque, dans toute l’histoire de l’humanité, au point de vue chirurgical et médical, n’a eu une importance comparable à l’importance du dix-neuvième siècle.
En face de ces progrès chirurgicaux, en face de leur origine et de leur cause, il nous faut franchement avouer que nous, chirurgiens, nous bénéficions des découvertes faites dans les sciences voisines, bien plus que nous ne participons à ces découvertes mêmes; mais c’est nous qui avons l’heureuse et douce mission de distribuer leurs bienfaits à l’humanité. La vérité philosophique qui se dégage de cette constatation, c’est, que toutes les sciences sont sœurs, elles doivent se prêter un mutuel appui. Dans l’arbre scientifique, chaque rameau grandit à l’ombre d’une branche voisine et profite de la vitalité de l’arbre tout entier.
La médecine et la chirurgie eurent leurs premiers pas guidés par l’empirisme, elles ne peuvent désormais avancer qu’en s’appuyant sur la science.
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