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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.103)
- CLASSE 36. Viticulture (p.7)
- Considérations générales (p.7)
- I. Préparation des moûts (p.14)
- II. Fermentation (p.23)
- III. Opérations postérieures à la fermentation (p.30)
- IV. Conservation des vins (p.33)
- CLASSE 60. Vins et Eaux-de-vie de vin (p.45)
- Considérations générales (p.45)
- I. La viticulture avant 1900 (p.49)
- II. Le Midi (p.53)
- III. Le Bordelais et le Sud-Ouest (p.60)
- IV. La Bourgogne et l'Est (p.68)
- V. L'Anjou, la Touraine et l'Ouest (p.78)
- VI. La Champagne (p.84)
- VII. Les Charentes et l'Armagnac (p.90)
- VIII. Le Commerce de Paris (p.94)
- Conclusion (p.101)
- Dernière image
— 101 —
Dans ces conditions, les deux tiers des vins qu’exige l’approvisionnement moyen annuel de la capitale passent par les entrepôts.
Les arrivages directs dans Paris, par chemin de fer, représentent des quantités qui correspondent à plus du tiers encore de la consommation totale de la capitale, mais la distribution s’en opère dans des conditions si variées qu’elle ne se prête pas à une étude d’ensemble et que nous ne pouvons nous y arrêter, si intéressantes que soient un grand nombre de combinaisons employées.
Après avoir passé par une série d’épreuves sans pareilles dans l’histoire de l’agriculture, la viticulture est revenue maintenant à une situation normale.
Les surfaces cultivées ne sont pas encore égales à ce qu’elles étaient autrefois. Depuis 1873, époque à laquelle elles avaient été évaluées à 2 millions et demi d’hectares, elles n’ont fait que diminuer. Leur réduction, cependant, est arrivée à son terme, et les chiffres des quatre dernières années restent à peu près stationnaires autour de 1700000 hectares. Le mouvement de reconstitution contre-balance maintenant celui des destructions nouvelles. Si, malgré tout, la vigne a perdu du terrain en France, elle en a gagné en Algérie et en Tunisie. Mieux cultivées, d’ailleurs, nos plantations donnent des rendements plus élevés, et nous sommes revenus à nos anciennes récoltes.
Nos vendanges qui, dans les plus mauvaises années, étaient descendues, comme en 1886 et en 1887, à 25 et 24 millions d’hectolitres, voire même à 23 millions, comme en 1889, sont remontées à 53 millions d’hectolitres en 1893, à 48 millions en 1899; elles ont atteint 67 millions d’hectolitres, pour la France continentale seulement, en 1900, 58 millions d’hectolitres en 1901. De nouveau, on s’est trouvé aux prises avec les difficultés de la surproduction.
Non seulement nos récoltes sont revenues à ce qu’elles ont été, mais encore elles sont mieux traitées. Nos qualités supérieures de vin ne seront pas dépassées, elles ne peuvent l’être ; on obtient plus régulièrement de nos divers cépages et de nos divers terrains ce qu’on peut et ce qu’on doit en obtenir.
Depuis l’invasion phylloxerique, la supériorité que nous possédions sur nos concurrents a diminué, elle n’a pas disparu. On a créé à l’étranger de grands vignobles en s’inspirant de nos méthodes de culture et de vinification, et en utilisant nos meilleurs cépages. On n’y récoltera jamais des produits comparables à ceux que nous réalisons. Nous ne pouvons prétendre, chez nous, à produire des vins semblables aux grands vins du Rhin, au Tokay, au Zucco, au Madère, au Porto, et à d’autres analogues qui ont eu un grand et légitime succès à l’Exposition universelle ; nulle part, ailleurs que chez nous, on ne peut avoir ni nos
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,67 %.
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Dans ces conditions, les deux tiers des vins qu’exige l’approvisionnement moyen annuel de la capitale passent par les entrepôts.
Les arrivages directs dans Paris, par chemin de fer, représentent des quantités qui correspondent à plus du tiers encore de la consommation totale de la capitale, mais la distribution s’en opère dans des conditions si variées qu’elle ne se prête pas à une étude d’ensemble et que nous ne pouvons nous y arrêter, si intéressantes que soient un grand nombre de combinaisons employées.
Après avoir passé par une série d’épreuves sans pareilles dans l’histoire de l’agriculture, la viticulture est revenue maintenant à une situation normale.
Les surfaces cultivées ne sont pas encore égales à ce qu’elles étaient autrefois. Depuis 1873, époque à laquelle elles avaient été évaluées à 2 millions et demi d’hectares, elles n’ont fait que diminuer. Leur réduction, cependant, est arrivée à son terme, et les chiffres des quatre dernières années restent à peu près stationnaires autour de 1700000 hectares. Le mouvement de reconstitution contre-balance maintenant celui des destructions nouvelles. Si, malgré tout, la vigne a perdu du terrain en France, elle en a gagné en Algérie et en Tunisie. Mieux cultivées, d’ailleurs, nos plantations donnent des rendements plus élevés, et nous sommes revenus à nos anciennes récoltes.
Nos vendanges qui, dans les plus mauvaises années, étaient descendues, comme en 1886 et en 1887, à 25 et 24 millions d’hectolitres, voire même à 23 millions, comme en 1889, sont remontées à 53 millions d’hectolitres en 1893, à 48 millions en 1899; elles ont atteint 67 millions d’hectolitres, pour la France continentale seulement, en 1900, 58 millions d’hectolitres en 1901. De nouveau, on s’est trouvé aux prises avec les difficultés de la surproduction.
Non seulement nos récoltes sont revenues à ce qu’elles ont été, mais encore elles sont mieux traitées. Nos qualités supérieures de vin ne seront pas dépassées, elles ne peuvent l’être ; on obtient plus régulièrement de nos divers cépages et de nos divers terrains ce qu’on peut et ce qu’on doit en obtenir.
Depuis l’invasion phylloxerique, la supériorité que nous possédions sur nos concurrents a diminué, elle n’a pas disparu. On a créé à l’étranger de grands vignobles en s’inspirant de nos méthodes de culture et de vinification, et en utilisant nos meilleurs cépages. On n’y récoltera jamais des produits comparables à ceux que nous réalisons. Nous ne pouvons prétendre, chez nous, à produire des vins semblables aux grands vins du Rhin, au Tokay, au Zucco, au Madère, au Porto, et à d’autres analogues qui ont eu un grand et légitime succès à l’Exposition universelle ; nulle part, ailleurs que chez nous, on ne peut avoir ni nos
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