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    • TABLE DES MATIÈRES (p.103)
    • CLASSE 36. Viticulture (p.7)
    • Considérations générales (p.7)
    • I. Préparation des moûts (p.14)
    • II. Fermentation (p.23)
    • III. Opérations postérieures à la fermentation (p.30)
    • IV. Conservation des vins (p.33)
    • CLASSE 60. Vins et Eaux-de-vie de vin (p.45)
    • Considérations générales (p.45)
    • I. La viticulture avant 1900 (p.49)
    • II. Le Midi (p.53)
    • III. Le Bordelais et le Sud-Ouest (p.60)
    • IV. La Bourgogne et l'Est (p.68)
    • V. L'Anjou, la Touraine et l'Ouest (p.78)
    • VI. La Champagne (p.84)
    • VII. Les Charentes et l'Armagnac (p.90)
    • VIII. Le Commerce de Paris (p.94)
    • Conclusion (p.101)
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CLASSE 60

Vins et Eaux-de-vie de vin

Les vins et les eaux-de-vie de vin représentent, en France, une part considérable des produits de l’exploitation du sol. Sur un total de dix milliards de francs qu’atteint leur ensemble, ils interviennent annuellement, d’après les statistiques les mieux établies, pour plus d’un milliard. C’est moins, sans doute, que le blé dont le grain, déduction faite des semences, vaut en moyenne un milliard et demi, moins aussi que la viande de boucherie fournie par l’espèce bovine; c’est à peu près autant que le lait des animaux domestiques; près du double de la valeur en argent de la production de la pomme de terre; du quadruple de celle des produits de la betterave à sucre.

Ce milliard, qu’assure la culture de la vigne aux viticulteurs, va, pour la plus grande partie, aux ouvriers vignerons qui sont souvent de petits propriétaires. De toutes nos plantes usuelles, la vigne est celle qui demande le plus de main-d’œuvre et celle qui la rémunère le plus largement. Elle vient immédiatement, à ce point de vue, après la culture maraîchère, laissant de beaucoup en arrière nos systèmes de culture les plus intensifs. Quand les prairies et les herbages ne permettent guère de distribuer que 40 à 80 francs de salaires par hectare ; le blé, de 80 à 100 ou 120 francs ; la betterave à sucre, de 180 à 200 francs, la vigne ne laisse jamais moins que ce dernier chiffre aux classes ouvrières ; elle leur donne souvent 300 francs, 400 francs et plus. Grâce à elle, le petit cultivateur arrive à vivre indépendant, ou ne dépendant que de lui, avec sa famille, sur un tout petit domaine, et le grand propriétaire occupe de nombreux ouvriers. La viticulture exerce une influence marquée sur la densité de la population ; elle attire les travailleurs, elle les retient ; son action sociale est ainsi des plus favorables à la prospérité et à la force de notre nation.

Et ce n’est pas seulement aux populations agricoles que profite la vigne. L’excédent des recettes qu’elle laisse, après rémunération du travail qu elle exige




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