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    • TABLE DES MATIÈRES (p.103)
    • CLASSE 36. Viticulture (p.7)
    • Considérations générales (p.7)
    • I. Préparation des moûts (p.14)
    • II. Fermentation (p.23)
    • III. Opérations postérieures à la fermentation (p.30)
    • IV. Conservation des vins (p.33)
    • CLASSE 60. Vins et Eaux-de-vie de vin (p.45)
    • Considérations générales (p.45)
    • I. La viticulture avant 1900 (p.49)
    • II. Le Midi (p.53)
    • III. Le Bordelais et le Sud-Ouest (p.60)
    • IV. La Bourgogne et l'Est (p.68)
    • V. L'Anjou, la Touraine et l'Ouest (p.78)
    • VI. La Champagne (p.84)
    • VII. Les Charentes et l'Armagnac (p.90)
    • VIII. Le Commerce de Paris (p.94)
    • Conclusion (p.101)
  • Dernière image
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La viticulture avant 1900

Quand on recherche l’origine delà vigne, on est amené à remonter dans la série des époques géologiques jusqu’aux temps secondaires. La craie cénomanienne des régions septentrionales nous en a conservé de premiers types ; on y trouve des traces bien caractérisées de Cissas et dé Ampélopsis, reconnaissables à leurs feuilles digi-tées; ce sont comme des ancêtres de la vigne proprement dite. Dès les débuts de la période tertiaire, avec les terrains paléocènes, se montre une autre espèce que les empreintes qui en ont été conservées permettent d’identifier au Viiis rotundi-folia de Michaux. L’étage éocène, qui s’est formé plus tard, ne nous révèle rien de semblable. Mais la diversité des vignes s’accentue dans les dépôts miocène et pliocène; elles se rapprochent de plus en plus des types actuels du Vitis vinifera. Vers la fin de la période tertiaire, on trouve la vigne des rivages de la Méditerranée aux régions boréales, et ses variétés sont si nombreuses qu’on pourrait en dresser une petite ainpélographie. On a constaté enfin l’existence de la vigne dans les terrains quaternaires de Paris. Elle était connue des premiers hommes; le raisin figurait, avec les fruits du cornouiller, les pommes, les glands, les noix, dans le régime des habitants des cités lacustres.

L’histoire témoigne, à ses premières pages, de l’importance qu’avait la vigne à côté des céréales. Sa culture était pratiquée des peuples les plus anciens; toutes leurs légendes en font foi; partout le vin est célébré comme une boisson supérieure à toutes les autres.

Si nombreux que soient les documents que nous possédons, il est difficile de suivre les progrès de la vigne en Gaule. Les textes les plus anciens montrent cependant quelle y a toujours été l’objet de soins particuliers. L’empereur Justinien connaît les vins de la région de Paris. Au quatrième siècle, Ausone cite avec éloges ceux du Bordelais; il mentionne également les vins d’Auvergne et ceux de la Moselle. La Touraine se couvrait en même temps de plantations. Plus tard, vers le sixième siècle, Grégoire de Tours signale les vins des environs de Dijon; on parle également des vins d’Auxerre. Bien d’autres avaient évidemment

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