Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.103)
- CLASSE 36. Viticulture (p.7)
- Considérations générales (p.7)
- I. Préparation des moûts (p.14)
- II. Fermentation (p.23)
- III. Opérations postérieures à la fermentation (p.30)
- IV. Conservation des vins (p.33)
- CLASSE 60. Vins et Eaux-de-vie de vin (p.45)
- Considérations générales (p.45)
- I. La viticulture avant 1900 (p.49)
- II. Le Midi (p.53)
- III. Le Bordelais et le Sud-Ouest (p.60)
- IV. La Bourgogne et l'Est (p.68)
- V. L'Anjou, la Touraine et l'Ouest (p.78)
- VI. La Champagne (p.84)
- VII. Les Charentes et l'Armagnac (p.90)
- VIII. Le Commerce de Paris (p.94)
- Conclusion (p.101)
- Dernière image
V
L’Anjou, la Touraine et l’Ouest
La région que parcourt la Loire, d’Orléans à son embouchure, est une des plus séduisantes et des plus agréables de la France. Ses vallées abondent en sites attrayants et gracieux. Son climat, tempéré par les brises de la mer, ne souffre ni des rigueurs des froids du Nord, ni des ardeurs du soleil du Midi. De tout temps y a vécu une société délicate qui y a laissé, avec de somptueuses résidences, des traditions d’urbanité et de distinction auxquelles la population reste fidèle. Ce pays, si connu et si justement apprécié, a été, de tout temps aussi, un pays où la vigne a tenu une large place. Ses habitants aiment le vin, pour eux tout d’abord, comme un objet de commerce ensuite. C’est, chez eux, un point d’honneur que d’avoir toujours sous la main une réserve de bouteilles de choix. On y puise pour égayer les réunions de famille ; on y puise pour faire honneur aux étrangers qui sont toujours sûrs d’être franchement accueillis. Le propriétaire de l’Ouest accepte avec plaisir les éloges qui lui viennent de consommateurs d’autres régions ; il tient, avant tout, à son appréciation personnelle. C’est toujours Rabelais célébrant « ce bon vin breton, lequel ne croît pas en Bretagne, mais en ce bon pays de Yerron », ou s’écriant encore : « O le gentil vin blanc! et par mon âme ce n’est que vin de taffetas », et demandant qu’on ne le laisse pas s’engager dans de longues dissertations sans « qu’on l’advise quand sera temps de boire ». Le goût inné du vin, pour le vin lui-même, indépendamment du jugement du grand public, est une garantie de recherche de qualité et de soin aux produits.
La culture de la vigne a pour elle, dans la région de la Loire, le climat, l’exposition favorable de ses coteaux, les variétés du sol qui entraînent la variété de ses vins, et jusqu’à la roche turonienne, sur laquelle ses plantations reposent en grande partie, qui lui fournit des caves où s’élèvent et se perfectionnent beaucoup de ses produits. Son extension allait croissante d’année en année avant l’invasion du phylloxéra; elle s’est réduite comme partout sous les ravages de l’insecte, mais pour se relever, mieux comprise et plus productive qu’autrefois, depuis les travaux de reconstitution qui ont été entrepris par les intéressés. Le département
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,52 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
L’Anjou, la Touraine et l’Ouest
La région que parcourt la Loire, d’Orléans à son embouchure, est une des plus séduisantes et des plus agréables de la France. Ses vallées abondent en sites attrayants et gracieux. Son climat, tempéré par les brises de la mer, ne souffre ni des rigueurs des froids du Nord, ni des ardeurs du soleil du Midi. De tout temps y a vécu une société délicate qui y a laissé, avec de somptueuses résidences, des traditions d’urbanité et de distinction auxquelles la population reste fidèle. Ce pays, si connu et si justement apprécié, a été, de tout temps aussi, un pays où la vigne a tenu une large place. Ses habitants aiment le vin, pour eux tout d’abord, comme un objet de commerce ensuite. C’est, chez eux, un point d’honneur que d’avoir toujours sous la main une réserve de bouteilles de choix. On y puise pour égayer les réunions de famille ; on y puise pour faire honneur aux étrangers qui sont toujours sûrs d’être franchement accueillis. Le propriétaire de l’Ouest accepte avec plaisir les éloges qui lui viennent de consommateurs d’autres régions ; il tient, avant tout, à son appréciation personnelle. C’est toujours Rabelais célébrant « ce bon vin breton, lequel ne croît pas en Bretagne, mais en ce bon pays de Yerron », ou s’écriant encore : « O le gentil vin blanc! et par mon âme ce n’est que vin de taffetas », et demandant qu’on ne le laisse pas s’engager dans de longues dissertations sans « qu’on l’advise quand sera temps de boire ». Le goût inné du vin, pour le vin lui-même, indépendamment du jugement du grand public, est une garantie de recherche de qualité et de soin aux produits.
La culture de la vigne a pour elle, dans la région de la Loire, le climat, l’exposition favorable de ses coteaux, les variétés du sol qui entraînent la variété de ses vins, et jusqu’à la roche turonienne, sur laquelle ses plantations reposent en grande partie, qui lui fournit des caves où s’élèvent et se perfectionnent beaucoup de ses produits. Son extension allait croissante d’année en année avant l’invasion du phylloxéra; elle s’est réduite comme partout sous les ravages de l’insecte, mais pour se relever, mieux comprise et plus productive qu’autrefois, depuis les travaux de reconstitution qui ont été entrepris par les intéressés. Le département
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,52 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



