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- TABLE DES MATIÈRES
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- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.103)
- CLASSE 36. Viticulture (p.7)
- Considérations générales (p.7)
- I. Préparation des moûts (p.14)
- II. Fermentation (p.23)
- III. Opérations postérieures à la fermentation (p.30)
- IV. Conservation des vins (p.33)
- CLASSE 60. Vins et Eaux-de-vie de vin (p.45)
- Considérations générales (p.45)
- I. La viticulture avant 1900 (p.49)
- II. Le Midi (p.53)
- III. Le Bordelais et le Sud-Ouest (p.60)
- IV. La Bourgogne et l'Est (p.68)
- V. L'Anjou, la Touraine et l'Ouest (p.78)
- VI. La Champagne (p.84)
- VII. Les Charentes et l'Armagnac (p.90)
- VIII. Le Commerce de Paris (p.94)
- Conclusion (p.101)
- Dernière image
VII
Les Charentes et l’Armagnac
Le vin, obtenu chez le producteur, n’a généralement qu’à être soigné et conservé plus ou moins longtemps pour pouvoir être livré au consommateur. Sa préparation en mousseux, spéciale à quelques contrées, ne modifie pas sa nature. Dans quelques situations particulières, cependant, ce produit de la culture n’est qu’une matière première dont on extrait la quintessence par une distillation bien entendue pour le transformer en eau-de-vie. Les Charentes excellent dans ce genre d’opération ; leur supériorité est si grande sur tous les pays qui ont cherché à se livrer au même genre d’industrie, qu’elles ne redoutent aucune concurrence, ni en France ni à l’Étranger, et qu’elles ne craignent aucune comparaison. Comme nos vins de nos premiers crus, nos eaux-de-vie de grande origine sont inimitables ; elles ne seront jamais égalées nulle part.
Nos cépages donnent des produits qui se comportent de manières très différentes à la chaudière. Sous ce rapport, la Folle blanche se place au-dessus de tous les autres. C’est l’espèce qui forme la base de tous les vignobles de la Charente, celle dont le plus grand nombre sont exclusivement constitués. Son vin, parfois trop déprécié, n’est pas sans valeur; il a eu son moment de succès aux temps passés, il vaut mieux encore que sa réputation. Mais ce n’est jamais, malgré tout, qu’un vin commun qui ne peut avoir de meilleur mode d’utilisation que l’alainbic. Tout dans ses propriétés caractéristiques, jusqu’à cette acidité particulière qu’on lui reproche, contribue à en faire un vin exceptionnel pour la fabrication de l’eau-de-vie.
La Folle blanche a de grandes qualités par elle-même ; elle en acquiert de non moins remarquables par le sol sur lequel elle est cultivée. Sous ce rapport, les Charentes ont un véritable monopole. Leurs terrains sont d’autant plus favorables à la production des vins propres à leur destination, qu’ils sont plus ingrats à l’égard des cultures ordinaires. C’est principalement à leur richesse en carbonate de chaux qu’ils doivent leur valeur. La grande ou fine Champagne, comprise entre la rive gauche de la Charente et la rive droite du Né, constitue en même
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La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Les Charentes et l’Armagnac
Le vin, obtenu chez le producteur, n’a généralement qu’à être soigné et conservé plus ou moins longtemps pour pouvoir être livré au consommateur. Sa préparation en mousseux, spéciale à quelques contrées, ne modifie pas sa nature. Dans quelques situations particulières, cependant, ce produit de la culture n’est qu’une matière première dont on extrait la quintessence par une distillation bien entendue pour le transformer en eau-de-vie. Les Charentes excellent dans ce genre d’opération ; leur supériorité est si grande sur tous les pays qui ont cherché à se livrer au même genre d’industrie, qu’elles ne redoutent aucune concurrence, ni en France ni à l’Étranger, et qu’elles ne craignent aucune comparaison. Comme nos vins de nos premiers crus, nos eaux-de-vie de grande origine sont inimitables ; elles ne seront jamais égalées nulle part.
Nos cépages donnent des produits qui se comportent de manières très différentes à la chaudière. Sous ce rapport, la Folle blanche se place au-dessus de tous les autres. C’est l’espèce qui forme la base de tous les vignobles de la Charente, celle dont le plus grand nombre sont exclusivement constitués. Son vin, parfois trop déprécié, n’est pas sans valeur; il a eu son moment de succès aux temps passés, il vaut mieux encore que sa réputation. Mais ce n’est jamais, malgré tout, qu’un vin commun qui ne peut avoir de meilleur mode d’utilisation que l’alainbic. Tout dans ses propriétés caractéristiques, jusqu’à cette acidité particulière qu’on lui reproche, contribue à en faire un vin exceptionnel pour la fabrication de l’eau-de-vie.
La Folle blanche a de grandes qualités par elle-même ; elle en acquiert de non moins remarquables par le sol sur lequel elle est cultivée. Sous ce rapport, les Charentes ont un véritable monopole. Leurs terrains sont d’autant plus favorables à la production des vins propres à leur destination, qu’ils sont plus ingrats à l’égard des cultures ordinaires. C’est principalement à leur richesse en carbonate de chaux qu’ils doivent leur valeur. La grande ou fine Champagne, comprise entre la rive gauche de la Charente et la rive droite du Né, constitue en même
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