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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Introduction (p.7)
- Catalogue des pièces composant les Musées rétrospectif et centennal de la classe 68 (p.11)
- Chronologie de l'industrie du papier peint (p.11)
- Collection appartenant à M. F. Follot (p.12)
- Exposition centennale (p.29)
- Collection de M. Hénault (p.37)
- Collection de M. F. Follot (p.37)
- Collection de M. Eug. Desfossé (p.38)
- Collection de M. F. Follot (p.39)
- Collection de M. Germanaz (p.39)
- Collection de M. F. Follot (p.40)
- Appartient à M. Eug. Vacquerel (p.49)
- Historique (p.51)
- Conclusion (p.73)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Blason de la corporation des peintres, sculpteurs, graveurs et enlumineurs. D'azur, à trois écus d'argent, 2 et 1, chargé en abyme d'une fleur de lys d'or (p.12)
- Domino imprimé chez Rabier-Boulart, Orléans, vers 1760 (p.12)
- Fragment de tenture imprimée vers 1730 chez Basset, graveur, fabricant de papiers peints (enlumineur) (p.12)
- Fragment de tenture imprimée chez Aubert vers 1730 (adresse en marge) (p.13)
- L'hiver. Partie des quatre saisons, panneaux pour écrans imprimés chez Aubert (au Papillon) vers 1750-1760 (p.14)
- Arrest du Conseil d'état du roi, qui ordonne que toutes estampes et images y désignées, ensemble tous paspiers gravés, dessinés ou imprimés, peints en façon de dames, d'indiennes, tapisseries et autres aussi désignés dans ledit arrêt, venant de l'étranger, acquitteront les droits à toutes les entrées du royaume (...). Du 27 février 1765 (p.15)
- Arrest du Conseil d'état du roi, qui ordonne qu'à l'avenir les Tontisses et papiers-toutisses qui viendront de l'étranger, payeront à toutes les entrées du royaum (...). Du 1er décembre 1766 (p.16)
- Arrest du Conseil d'état du roi, qui augmente les droits d'entrée sur tous les papiers peints ou imprimés, propres à faire des tapisseries, venant de l'étranger. Du 21 mars 1768 (p.17)
- Arrêt du Conseil d'état du roi, qui déclare que l'art de peindre et d'imprimer le papier fabriqué pour être employé en meubles,; forme une dépendance de la Maîtrise des Marchands Papetirs-Cartiers-Dominotiers-Feuilletiers, portée par les états et tarifs annexés aux édits des mois de février 1778, et d'avril 1779. Du 15 mars 1787 (p.18)
- De par le roi, Réglement, concernant la contrefaction des Papiers peints et tontisses, dans la Communauté des Maitres ¨Peintres, Sculpteurs, Doreurs et Marbriers ; homologué par Sentence de M. le Lieutenant de Police, sur les Conclusions de M. Procureur du Roi, en date du 11 septembre 1778 (p.19)
- Dessus de porte imprimé chez Arthur et Robert vers 1786 (p.20)
- Panneau d'après Cietti, imprimé à la manufacture royale de Réveillon vers 1786 (p.21)
- Panneau d'après J. B. Fay, imprimé à la manufacture royale de Réveillon vers 1788 (p.21)
- Couverture du cahier de la caisse de secours de la maison Réveillon (p.22)
- Fac-similé de la médaille donnée par l'Assemblée nationale à Réveillon en 1792 (p.22)
- Dernier lampas imprimé à la manufacture royale de Réveillon en 1789 (p.23)
- An 9. Manufacture de Papier peint, pour Tenture et Décoration, de Simon (...) (p.24)
- Décor peint par Huet et exécuté en 1794 par Jacquemart (pl.1)
- Motif imprimé, vers 1796, chez Jacquemart (p.26)
- Motif imprimé, vers 1796, chez Jacquemart (p.26)
- Dessus de portes imprimés chez Jacquemart vers 1796 (p.27)
- Manufacture de papiers peints pour tenture et décorations du citoyen Robert (...) (p.28)
- Les palmiers. Tenture imprimée en 1801 chez Jacquemart (p.30)
- Psyché. Grand décor dessiné par Lafitte et exécuté en 1814 par Joseph Dufour. Psyché revenant des Enfers (1 lé). Psyché au bain (4 lés) (Le décor complet se compose de 26 lés). Hymen de Psyché (1 lé) (pl.2)
- Corbeille fleurie, panneau peint par Malaine en 1804 et exécuté chez J. Zuber de Rixheim (p.31)
- Le mois de Mars. Dessiné par Fragonard fils et imprimé chez J. Dufour en 1808 (p.32)
- Psyché voulant poignarder l'amour endormi. Décor dessiné par Laffitte et imprimé chez J. Duffour en 1814 (1500 planches) (p.33)
- Fragment du décor Paul et Virginie, imprimé vers 1820 chez J. Dufour et A. Le Roy (p.34)
- Décor imprimé en 1820 chez Jacquemart (p.35)
- Tenture royale du Saint-Esprit imprimée en 1825 chez Jacquemart (p.35)
- Frise royale imprimée chez Jacquemart pour le sacre de Charles X en 1825 (p.36)
- Lambris imprimé chez Pignet, à Saint-Genis, en 1828 (p.36)
- Affiches imprimées chez Paulot et Carré en 1828 - 1830 (p.37)
- Tenture à la Joko, 1833 (p.38)
- La dime. Tableau imprimé chez Délicourt en 1845 (p.39)
- Rébecca et le templier. Tableau imprimé chez Délicourt en 1845 (p.40)
- La résurrection. Panneau peint par Galland, exécuté par Délicourt en 1851 (p.41)
- Les prodigues. Le Pierrot. Panneau peint par Th. Couture, imprimé chez Desfossé, en 1854 (pl.3)
- La jeunesse. Décor peint par Ch. Muller et exécuté par Délicourt en 1855 (p.43)
- Les quatre âges. Décor peint par Dumont et exécuté en 1860 chez Garat Canpmans et Cie (p.44)
- Grand décor Louis XVI, imprimé en 1867 chez Hoock frères (p.45)
- Montant du décor néo-grec imprimé chez Gillou et Thorailler en 1867. Montant renaissance, broderie d'or exécuté chez Paul Balin en 1875 (p.46)
- Reproduction d'une broderie Henri II exécutée par P. Ballin vers 1880 (p.47)
- Décor Louis XIV imprimé à la machine, en 1867, chez Is. Leroy (p.48)
- Fragment d'une tenture au pochoir vers 1750 (p.54)
- Domino imprimé vers 1780 (p.54)
- Fragment d'un Damas (planche et pochoir) (Imprimé vers 1700) Dans la marge : Defoucroy marchand papetier, cartier, dominotier, rue Jacob - St Germain, à Paris (pl.4)
- [Prospectus Réveillon] (p.57)
- Attroupement au faubourg St Antoine (pl.5)
- Reproduction du faux présenté à la caisse de Réveillon par l'abbé Roy (p.62)
- Tenture révolutionnaire. Imprimée chez Jacquemart en 1793 (pl.6)
- Apollon poursuivant Daphné. Panneau imprimé chez Arthur et Robert vers 1786 (pl.7)
- Le mois d'août. Dessiné par Fragonard fils, et imprimé chez J. Dufour en 1808 (p.68)
- Pygmalion et sa Statue. Panneau imprimé chez Arthur et Robert vers 1786 (pl.8)
- 4 lés du décor La chasse, peint par Dury, d'après Desporte. Grand décor exécuté en 1851 par Délicourt (4 000 planches) (pl.9)
- Panneau Louis XVI (largeur, 1 mètre, hauteur, 2 mètres), exécuté par Follot, 1889 (pl.10)
- Décor Pompéien. Dessiné par Lavallé-Poussin - Imprimé chez Réveillon vers 1788 (pl.11)
- Dernière image
- 8 —
répondre à l’honneur que me faisaient mes confrères, je me mis à la besogne dès mon retour à Paris.
Depuis plus de quarante ans j’avais commencé cette collection, et, si les débuts me parurent arides, plus tard ils m’intéressèrent vivement.
En effet, les quelques fragments de papiers anciens que je possédais déjà ne m’amusaient que parce qu’ils étaient naïfs de dessin et d’exécution. Mais, peu à peu, j’acquis des pièces plus complètes et je trouvai, soit dans l’ancien château de Bercy ou de Reuilly, soit dans des anciennes demeures ou des vieux meubles, des morceaux qui attirèrent définitivement mon attention.
*
Puis le hasard, cette providence des collectionneurs, me mit à même d’acquérir des pièces de la moitié du dix-huitième siècle, dont l’importance et la beauté confirmèrent définitivement tout le côté artistique de cette industrie.
Je compulsai des documents certains ; je m’occupai de leur classification, soit par le filigrane du papier, soit par le coloris mis à la main ou à la planche, suivant l’époque.
J’ai dit plus haut que le hasard m’avait aidé à collectionner d’importants vestiges du passé de notre industrie. Je dois dire aussi que j’ai trouvé, chez des personnes que j’intéressai par mon espoir d’arriver à reconstruire l’histoire de cette industrie si française, un concours vraiment utile.
Les difficultés du recrutement chez mes confrères, au contraire, provenaient surtout de ce que, toujours préoccupés de nouveau, ils laissaient souvent ou détruisaient ces matériaux qui coûtaient à entretenir ou à garder.
L’orfèvrerie, la céramique, la peinture, la sculpture, les tapis et les étoffes anciennes avaient trouvé des amateurs ; la matière, très souvent, ou la forme de l’objet lui assurait une place dans les collections ou dans les intérieurs ; mais un bout de papier, même enluminé, n’attirait aucunement les regards de ceux qui en avaient possédé.
C’est donc petit à petit et patiemment que, à Paris, en province ou même à l’étranger, j’ai trouvé des pièces très intéressantes, se faisant suite et dignes d’être collectionnées.
J’eus aussi la bonne fortune de pouvoir faire connaître au petit-fils de Jacquemart, successeur de Réveillon, les travaux que j’avais déjà faits sur le passé de de l’industrie du papier peint, et je fus assez heureux pour qu’il me fit don, avec le consentement de Mme Delamotte, sa sœur, de la superbe collection, composée des originaux, des références et panneaux manufacturés des maisons Réveillon, de 1765-1789, et de Jacquemart et Besnard, ses successeurs, 1791 à 1840.
Ce don était accompagné d’une lettre qui témoignait « du souvenir filial que
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répondre à l’honneur que me faisaient mes confrères, je me mis à la besogne dès mon retour à Paris.
Depuis plus de quarante ans j’avais commencé cette collection, et, si les débuts me parurent arides, plus tard ils m’intéressèrent vivement.
En effet, les quelques fragments de papiers anciens que je possédais déjà ne m’amusaient que parce qu’ils étaient naïfs de dessin et d’exécution. Mais, peu à peu, j’acquis des pièces plus complètes et je trouvai, soit dans l’ancien château de Bercy ou de Reuilly, soit dans des anciennes demeures ou des vieux meubles, des morceaux qui attirèrent définitivement mon attention.
*
Puis le hasard, cette providence des collectionneurs, me mit à même d’acquérir des pièces de la moitié du dix-huitième siècle, dont l’importance et la beauté confirmèrent définitivement tout le côté artistique de cette industrie.
Je compulsai des documents certains ; je m’occupai de leur classification, soit par le filigrane du papier, soit par le coloris mis à la main ou à la planche, suivant l’époque.
J’ai dit plus haut que le hasard m’avait aidé à collectionner d’importants vestiges du passé de notre industrie. Je dois dire aussi que j’ai trouvé, chez des personnes que j’intéressai par mon espoir d’arriver à reconstruire l’histoire de cette industrie si française, un concours vraiment utile.
Les difficultés du recrutement chez mes confrères, au contraire, provenaient surtout de ce que, toujours préoccupés de nouveau, ils laissaient souvent ou détruisaient ces matériaux qui coûtaient à entretenir ou à garder.
L’orfèvrerie, la céramique, la peinture, la sculpture, les tapis et les étoffes anciennes avaient trouvé des amateurs ; la matière, très souvent, ou la forme de l’objet lui assurait une place dans les collections ou dans les intérieurs ; mais un bout de papier, même enluminé, n’attirait aucunement les regards de ceux qui en avaient possédé.
C’est donc petit à petit et patiemment que, à Paris, en province ou même à l’étranger, j’ai trouvé des pièces très intéressantes, se faisant suite et dignes d’être collectionnées.
J’eus aussi la bonne fortune de pouvoir faire connaître au petit-fils de Jacquemart, successeur de Réveillon, les travaux que j’avais déjà faits sur le passé de de l’industrie du papier peint, et je fus assez heureux pour qu’il me fit don, avec le consentement de Mme Delamotte, sa sœur, de la superbe collection, composée des originaux, des références et panneaux manufacturés des maisons Réveillon, de 1765-1789, et de Jacquemart et Besnard, ses successeurs, 1791 à 1840.
Ce don était accompagné d’une lettre qui témoignait « du souvenir filial que
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